Press Releases 1999

Bureau de l'information

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/99/27
7 mai 1999
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LES RESULTATS D'UNE ETUDE CARDIO-VASCULAIRE DE GRANDE ENVERGURE REVELENT DE GRANDES DIFFERENCES REGIONALES

Les hommes vivant en Carélie du Nord (Finlande), à Glasgow (Royaume-Uni), à Kuopio (Finlande) et à Belfast (Royaume-Uni) et les femmes à Glasgow (Royaume-Uni), Belfast (Royaume-Uni), Newcastle (Australie) et Varsovie (Pologne) présentent les taux les plus élevés de cardiopathie parmi les 170 000 sujets étudiés pendant une période de 10 ans du milieu des années 80 au milieu des années 90.

Les taux moyens les plus faibles de crise cardiaque chez les femmes pendant la période ont été enregistrés en Catalogne (Espagne), à Beijing (Chine), à Toulouse (France) et à Brianza (Italie). Les taux de crise cardiaque chez les femmes étaient 8 fois plus élevés à Glasgow qu'en Catalogne, par exemple. Chez les hommes, les taux moyens les plus faibles de crise cardiaque au cours de la même période ont été enregistrés à Beijing (Chine), en Catalogne (Espagne), dans les cantons de Vaud et Fribourg (Suisse) et à Toulouse (France); les taux enregistrés en Carélie du Nord étaient par exemple 10 fois supérieurs à ceux de Beijing.

Voilà quelques-unes des constatations du projet MONICA de surveillance des maladies cardio-vasculaires parrainé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a étudié 170 000 crises cardiaques dans le monde entier en dix ans pour se faire une idée précise des niveaux et des tendances concernant les maladies cardio-vasculaires.

Les premières constatations de l'étude, qui est la plus importante sur les cardiopathies jamais réalisée dans le monde, vont être publiées dans la revue médicale The Lancet au Royaume-Uni, le 8 mai 1999. Le projet MONICA a suivi les taux de crises cardiaques, les facteurs de risque et les soins coronariens dans des populations prédéterminées de 37 pays du milieu des années 80 au milieu des années 90.

La plus forte baisse des taux d'accidents coronariens chez les hommes a été relevée dans trois populations du nord de l'Europe, à savoir dans l'ordre en Carélie du Nord (Finlande) (où les taux étaient les plus élevés au début de l'étude), à Kuopio (également en Finlande) et au Nord de la Suède. Ces trois régions étaient suivies par Newcastle (Australie). A l'exception de celle de la Catalogne (Espagne), les populations dans lesquelles on a constaté une augmentation notable des taux chez les hommes étaient avant tout en Europe centrale et orientale et en Asie. Chez les femmes, la tendance était à peu près la même, sauf que les augmentations et les diminutions semblaient offrir un tableau moins net.

Les tendances concernant les taux de crise cardiaque étaient semblables à celles issues des statistiques de mortalité, même si celles-ci sous-estiment parfois le taux de mortalité par maladie coronarienne dans de nombreux pays. Le projet MONICA de l'OMS confirme donc l'utilité des statistiques de mortalité pour la surveillance des tendances à long terme des décès par cardiopathie.

Là où les taux de mortalité ont baissé, la modification totale était due en moyenne pour un tiers à la modification de la survie et pour deux tiers à la différence des taux de crise cardiaque, ce qui souligne bien l'importance que revêtent à la fois la prévention des cardiopathies et l'amélioration des soins en cas d'accidents aigus.

L'auteur principal du rapport est le Professeur Hugh Tunstall-Pedoe de l'Unité d'Epidémiologie cardio-vasculaire de l'Université de Dundee à Ninewells Hospital, en Ecosse. Il a collaboré avec le Dr Kari Kuulasmaa, chercheur principal du projet MONICA et trois de ses collègues du centre de données MONICA de l'Institut national de la Santé publique à Helsinki, ainsi qu'avec le Professeur Philippe Amouyel de l'Institut Pasteur de Lille.

Ainsi que l'a souligné le Professeur Amouyel, "l'étude MONICA de l'OMS a accordé une grande attention à la normalisation du diagnostic et des procédures et à la mesure et à la notification des résultats des différents centres. Par souci de transparence scientifique, nos procédures et tests de contrôle de la qualité, ainsi que les résultats individuels et d'ensemble sont publiés simultanément sur Internet" (http://www.ktl.fi/publications/monica).

Comme l'a fait observer le Professeur Tunstall-Pedoe, "il s'agit d'un des rapports dans une série majeure du projet MONICA de l'OMS. Les rapports ultérieurs en préparation portent sur des questions comme le rôle de la modification du traitement médical et des facteurs de risques coronariens dans les modifications enregistrées concernant les taux de survie et les taux d'accidents constatés".

Pour Ruth Bonita, Directeur de la Surveillance des maladies non transmissibles à l'OMS, "les maladies cardio-vasculaires et surtout les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux constituent la principale cause de décès aujourd'hui dans le monde et il en sera toujours ainsi en 2020. Le projet MONICA de l'OMS offre des raisons d'être optimistes : les taux de crise cardiaque diminuent dans la plupart des centres MONICA et il n'y a pas de raison que ces améliorations ne soient pas maintenues et étendues à d'autres pays. L'OMS a accordé la priorité aux efforts de prévention et de lutte concernant les maladies cardio-vasculaires, et plus généralement les maladies non transmissibles, pour bien montrer qu'elle a l'intention d'accélérer ces tendances favorables".


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int

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