|
|||
| Communiqué de presse OMS/39 15 juillet 1999 |
|||
|
L'OMS CONSTATE QUE LES MINES TERRESTRES ONT FAIT DE NOMBREUSES VICTIMES AU KOSOVO Une nouvelle étude de l'Organisation mondiale de la Santé fait état de quelque 150 Albanais du Kosovo mutilés ou tués par l'explosion de mines ou d'engins non éclatés depuis un mois alors qu'ils quittaient les camps de réfugiés pour retourner chez eux. Le taux d'incidence des traumatismes dus aux mines antipersonnel pour ce premier mois de retours est d'environ 10 pour 100 000 habitants, soit beaucoup plus que le taux relevé dans de nombreux autres pays affectés par les mines et les engins non éclatés. Les victimes, dans 71% des cas, ont moins de 24 ans. La grande majorité d'entre eux (95%) sont des garçons et des hommes. L'étude a également révélé que dans certains endroits, comme à Prizren et à Gjakova, jusqu'à 45% des lits d'hôpitaux dans les services de chirurgie et d'orthopédie sont occupés par des survivants aux explosions de mines et d'engins non éclatés. Il faut alerter la communauté internationale au sujet du taux extrêmement élevé de traumatismes et de décès dus aux mines antipersonnel et aux engins non éclatés. "Ce taux a toutes les chances de rester élevé. Avec la reprise du travail dans les champs et les pâturages et le ramassage du bois de chauffage pour l'hiver, il y a lieu d'attendre encore de nombreuses mutilations analogues et de nombreux décès," a déclaré le Dr Etienne Krug, médecin à l'unité Prévention de la violence et des traumatismes de l'OMS. L'OMS se félicite du travail de sensibilisation et des opérations de déminage déjà effectués. "Il est urgent, pour éviter le plus grand nombre possible de ces traumatismes et de ces décès, de renforcer le travail de sensibilisation et de déminage et d'améliorer les systèmes de collecte de données pour surveiller cette menace pour la santé, tout en augmentant l'aide matérielle et technique aux services de santé qui soignent les victimes au Kosovo," a ajouté le Dr Krug. Le 13 juin 1999, le Gouvernement de la République fédérale de Yougoslavie a signé un Accord technique militaire avec l'OTAN. Pendant les quatre semaines suivantes, plus de 600 000 réfugiés kosovars ont pris le chemin du retour. Face à cet afflux et aux dangers que font courir à cette population les mines terrestres et les engins non éclatés, l'OMS a fait une étude, du 7 au 14 juillet 1999, pour déterminer le nombre des victimes d'explosions de mines depuis le 13 juin et les circonstances des traumatismes dus aux mines et aux engins non éclatés. Cette étude n'est qu'un aspect de l'action humanitaire déployée par l'OMS au Kosovo. Elle s'emploie par ailleurs à coordonner l'aide apportée par divers organismes au secteur de la santé, à mettre en place un système complet de surveillance de toutes les maladies et de tous les traumatismes en collaboration avec l'Institut de santé publique, à surveiller la conformité des dons de médicaments avec les directives internationales, à élaborer un plan d'action pour la reconstruction et l'amélioration des services de santé et, enfin, à fournir une assistance technique dans le domaine de la gestion hospitalière et des personnels de santé. Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.int/
|
|||
|
Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
|