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| Communiqué de presse OMS/45 3 septembre 1999 |
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A L'OCCASION DE LA PUBLICATION DE SES NOUVEAUX PRINCIPES DIRECTEURS L'OMS DEMANDE QUE LES DONS DE MEDICAMENTS DANS LES SITUATIONS D'URGENCE SOIENT CONFORMES AUX BONNES PRATIQUES Les dons de médicaments appropriés sauvent des vies et ils sont indispensables, spécialement dans les situations d'urgence. Ainsi, les médicaments essentiels envoyés en Albanie au début de la crise dans le sud des Balkans ont permis de répondre pendant trois mois aux besoins d'1,5 million de personnes. Cependant, une enquête récente de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) portant sur 108 listes de dons de médicaments soumises au Ministère albanais de la santé en mai 1999 a fait apparaître que 50% environ des listes n'indiquaient que les noms de marque, pour beaucoup inconnus des professionnels de santé locaux; que seulement 56% indiquaient la date de péremption, 41% environ des médicaments n'ayant plus qu'une durée de conservation inférieure à un an, et que 18% des dons étaient constitués de petits emballages d'échantillons gratuits ou de médicaments rendus aux pharmacies. Aucune de ces pratiques, estime l'OMS, n'est acceptable. Un schéma analogue a été observé ailleurs. Selon une étude faite en 1997 par Epicentre et Pharmaciens Sans Frontières, de 50 à 60% des dons de médicaments en Bosnie étaient inadaptés. Des problèmes liés aux dons de médicaments ont aussi été signalés au Rwanda, en Somalie et au Honduras et il pourrait en être de même après le tremblement de terre en Turquie si les principes de l'OMS relatifs aux dons de médicaments ne sont pas respectés, a averti aujourd'hui le Dr Jonathan Quick, Directeur du Département de l'OMS, Médicaments essentiels et autres. "Dès qu'une catastrophe est montrée sur nos écrans de télévision, de nombreux médicaments, envoyés pour la plupart avec les meilleures intentions, sont expédiés sur les lieux. Mais certains dons de médicaments ont posé, et continuent de poser, des problèmes. Ils ne répondent pas aux besoins de santé réels les plus urgents, ou ne correspondent à aucun besoin et, une fois dans le pays, ils engorgent des systèmes de distribution déjà surchargés et il devient difficile de s'en débarrasser," a dit le Dr Quick. L'OMS plaide en faveur du respect des directives "C'est la raison pour laquelle l'OMS, depuis des années, encourage le respect des bonnes pratiques relatives aux dons de médicaments. Nous fondant sur une enquête mondiale récente concernant l'utilisation des Principes directeurs interorganisations applicables aux dons de médicaments publiés par l'OMS en 1996, nous les avons révisés pour en faciliter l'application," a ajouté le Dr Quick. Cette enquête révélait que 6 pays donateurs et 13 pays bénéficiaires avaient élaboré leurs propres directives relatives aux dons de médicaments. Quarante pour cent des organisations ayant répondu à l'enquête avaient adapté leurs pratiques en matière de dons pour se conformer aux directives. Quarante-cinq pour cent des bénéficiaires ont fait état d'une amélioration de la qualité des dons de médicaments tandis que 52% préfèrent maintenant refuser les dons non désirés. Les principes directeurs révisés résultent d'un consensus entre 15 grandes organisations internationales et des Nations Unies jouant un rôle actif dans la fourniture des secours humanitaires d'urgence. Des améliorations dans les dons de médicaments ont effectivement été constatées mais un surcroît d'efforts reste nécessaire pour éviter que se reproduisent les situations observées dans tant de pays. "En fait", a rappelé le Dr Quick, "davantage de donateurs doivent changer leurs pratiques". L'OMS exhorte donc à nouveau les donateurs à veiller à ce que leurs dons:
L'OMS étend également son partenariat pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de dons au-delà du groupe interorganisations qui a élaboré les directives. Les autres organisations non gouvernementales, les laboratoires pharmaceutiques et les groupes de donateurs sont invités à observer les principes directeurs et l'OMS continuera de surveiller les pratiques liées aux dons dans les situations d'urgence. La publication des Principes directeurs révisés est particulièrement opportune alors qu'affluent les dons de médicaments en Turquie après le tremblement de terre, et que des quantités importantes de dons de fournitures médicales non sollicités entravent la reconstitution des stocks des structures médicales ordinaires ou d'urgence, selon un rapport de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant rouge. La nécessité d'éliminer les médicaments non désirés ne fait qu'aggraver la situation Les dons de médicaments non désirés sont déjà regrettables mais s'ils s'accumulent, ils peuvent créer un grave problème d'élimination de déchets chimiques. L'élimination doit avoir lieu dans des installations spécialement conçues pour prévenir au maximum le risque de contamination environnementale. Rares sont cependant les pays au revenu faible ou moyen qui disposent de telles installations. Pierre Chirac, pharmacien consultant auprès de Médecins Sans Frontières dit qu'il a fallu envoyer un incinérateur à Mostar en 1996 et en Arménie en 1998 pour éliminer les dons inadaptés. La seule autre solution est d'expédier ces médicaments dans un autre pays. Mais l'opération est coûteuse: l'envoi de mille tonnes de produits pharmaceutiques et de fournitures médicales inadaptés depuis la Croatie pour les éliminer dans les conditions appropriées coûtera US$ 2-4 millions. Face à cette situation, l'OMS a également publié aujourd'hui ses directives interorganisations pour l'élimination dans de bonnes conditions de sécurité des produits pharmaceutiques non désirés pendant et après les situations d'urgence. Fruit de la collaboration de 13 organisations, les directives s'adressent aux ministères, aux autorités sanitaires, aux autorités chargées de l'environnement et de la gestion des déchets, et aux experts aux niveaux ministériel, régional et local. Elles décrivent un certain nombre de méthodes d'élimination présentant un minimum de risques pour la santé publique et l'environnement. Ces méthodes, qui peuvent toutes être utilisées par des pays ne disposant que de peu de ressources et de matériel, comprennent la mise en décharge, l'enrobage, la neutralisation, le déversement dans un égout et l'incinération. "L'OMS, en revanche, ne souhaite pas longue vie à cette publication. En effet, si les donateurs observent les principes directeurs interorganisations applicables aux dons de médicaments, la question de l'élimination des dons de médicaments ne se posera plus," a dit le Dr Quick. Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.int/ |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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