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| Communiqué de presse OMS/47 17 septembre 1999 |
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| TIMOR-ORIENTAL: LA RECONSTRUCTION DU SYSTEME DE SANTE DEVRA COMMENCER DES QUE LES ARMES AURONT ETE DEPOSEES "Dès que les armes auront été déposées, la reconstruction du système de santé et des autres infrastructures devra débuter. Et il nous faudra agir vite si nous voulons faire face à la malnutrition et prévenir les flambées de maladies diarrhéiques, de rougeole, d'infections respiratoires aiguës et d'autres maladies qui accompagnent généralement les déplacements massifs de population," a dit aujourd'hui le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), principale organisation internationale dans le domaine de la santé. "Notre expérience des situations d'urgence, qu'il s'agisse des conflits dans la région des Grands Lacs en Afrique ou dans les Balkans, ou encore de catastrophes naturelles comme le tremblement de terre en Turquie ou l'ouragan Mitch, nous a appris que toutes ces activités, de même que les envois de médicaments, de fournitures et de personnels médicaux, demandent à être parfaitement orchestrés pour être le plus utiles aux populations touchées" a ajouté le Dr Brundtland. Avant la crise récente, la couverture vaccinale des enfants au Timor-Oriental était semble-t-il (en 1996) assez élevée (85-90%). En 1995 toutefois, plus de 500 cas de diphtérie ont été notifiés, de même que quelques poussées de rougeole et de tétanos néonatal. Et d'après d'autres indicateurs sanitaires (1995), la situation sanitaire au Timor-Oriental n'était pas aussi bonne que dans le reste de l'Indonésie:
Les mouvements de population sont maintenant les principaux déterminants de la situation sanitaire, au Timor-Oriental comme au Timor-Occidental. Avec quelque 500 000 personnes déplacées dans tout le Timor, le départ du Timor-Oriental de nombreux médecins et autres agents de santé et l'évacuation du personnel des organisations non gouvernementales, l'assistance sanitaire aux personnes déplacées et à ceux qui sont restés sur place a été pratiquement stoppée. Par ailleurs, à cause de l'insécurité, certains groupes de population ne peuvent accéder aux services de santé qui fonctionnent encore. Dès l'arrivée de la force internationale de maintien de la paix, les priorités dans le domaine de la santé seront dans l'immédiat les suivantes: veiller à ce que les 800 000 habitants de la province aient suffisamment de nourriture et d'eau potable; reprendre les programmes de vaccination et de traitement contre les maladies infectieuses potentiellement mortelles, en particulier chez les enfants; assurer des soins obstétricaux; et réinstaller des systèmes de surveillance pour la détection de toute augmentation de la prévalence des maladies. A moyen terme, il faudra également faire face aux conséquences de la violence et veiller à ce que tous aient accès à la gamme complète des prestations de santé, santé génésique comprise, ainsi qu'à de l'eau saine et à des installations d'assainissement. Avec l'appui du Siège de l'OMS et du Bureau régional de l'OMS pour l'Asie du Sud Est, des personnels sont déjà à l'uvre au Timor-Occidental, où ils s'occupent des personnes déplacées. Des équipes de l'OMS sont déjà à Djakarta et à Darwin, prêtes à partir avec les troupes chargées du maintien de la paix. A Dili, on s'occupera d'abord de mettre en place un dispositif de coordination de la gestion de l'action de santé de sorte que les autres organisations qui assurent des prestations de santé aient un point de référence technique, et d'évaluer les besoins afin de déterminer ce qui est le plus urgent. En collaboration avec le Bureau de la Coordination des Affaires humanitaires et d'autres institutions de l'ONU, l'OMS déploie son système de gestion coordonnée du matériel et des fournitures de secours mis au point par le Bureau régional de l'OMS pour les Amériques et utilisé avec succès lors de l'ouragan Mitch. "Une bonne coordination dès le début nous permettra d'aider mieux et plus vite ceux qui ont besoin de nous. Elle garantira également que des personnels et des moyens précieux ne sont pas affectés à tort à des secteurs déjà couverts ou non essentiels dans les premiers jours d'une opération de secours d'urgence," a dit le Dr Brundtland. Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.int/ |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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