Press Releases 1999

Bureau de l'Information

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/52
1 octobre 1999
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PAS DE MENACE POUR LA SANTE PUBLIQUE EN DEHORS DU JAPON A LA SUITE DE L'ACCIDENT NUCLEAIRE

 

L'accident survenu le 30 septembre dans une usine de traitement de l'uranium à Tokaimura, Japon, ne menace pas la santé publique hors du territoire japonais et n'aura vraisemblablement aucun impact sur la santé publique au-delà de la population locale, a déclaré aujourd'hui l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L'accident, dit en termes techniques de "criticité", a été provoqué par la fission imprévue d'uranium 235 qui a généré à l'extérieur un puissant rayonnement comprenant des neutrons et des rayons gamma et l'émission de matériels radioactifs sous forme de produits de fission décelés hors du site.

Toutefois, "ces incidents de criticité s'arrêtent d'eux-mêmes et, si la réaction nucléaire a duré plusieurs heures, les émissions de produits de fission ne sont probablement pas d'une ampleur telle qu'elles menacent la santé publique en dehors du territoire japonais et il est improbable qu'elles aient un impact sur la santé publique au-delà de la population locale," a souligné le Dr Mike Repacholi.

Dans le cas de l'accident de Tokaimura, deux personnes ont reçu des doses voisines de 8 Gy, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui mettent leur vie en danger. L'estimation des doses auxquelles les autres personnes ont été exposées n'est pas encore disponible.

La population locale a été priée de rester chez elle et de ne pas consommer d'eau de pluie. Les produits fermiers locaux ont été placés sous surveillance. Ces mesures de protection de la santé publique locale font partie des procédures normales en pareille situation.

Selon l'AIEA, trois employés du site ont été sévèrement irradiés et 36 autres moins gravement. Dix autres personnes, dont trois pompiers, ont aussi été irradiées, mais moins gravement. Les autorités japonaises ont pris des mesures de précaution telles que l'évacuation des résidents de plusieurs zones et le conseil de ne pas sortir, pour protéger la population locale. Les autorités japonaises ont indiqué que la situation de criticité avait pris fin. Il n'y a apparemment plus de danger pour la population locale.

D'autres incidents de criticité se sont produits par le passé, le plus remarquable étant celui de l'usine de séparation de l'uranium Y12 d'Oak Ridge, il y a environ 40 ans, aux Etats-Unis d'Amérique. Un fût contenant une solution d'uranium se trouvant par erreur dans une partie de l'usine où des travaux d'entretien étaient en cours, plusieurs ouvriers qui s'en étaient approchés avaient été irradiés mais aucun n'était décédé.

L'OMS, en liaison avec l'AIEA, continue d'observer la situation et toute information nouvelle sera publiée, le cas échéant.


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int

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