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| Communiqué de presse OMS/53 6 octobre 1999 |
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VERS L'ELIMINATION DE
L'ONCHOCERCOSE :
Le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Gro Harlem Brundtland, préconise de nouveaux partenariats pour vaincre d'autres grandes maladies
Il y a une génération à peine, l'onchocercose qu'on appelait aussi la cécité des rivières, rendait aveugles chaque année des centaines de milliers d'Africains de l'Ouest entraînant un appauvrissement et une réduction de l'indépendance et de l'activité économique du fait de l'abandon de quelque 25 millions d'hectares de terres fertiles le long des rivières où vivait et se reproduisait la simulie - vecteur de la maladie. Actuellement, grâce à un exemple de collaboration entre le secteur privé et le secteur public qui fait date, on est en passe d'éliminer la transmission de la maladie en Afrique de l'Ouest. Quelque 12 millions d'enfants qui auraient couru le risque de perdre la vue du fait de la maladie ont été libérés de cette menace et ont pu devenir des adultes indépendants et productifs. Sur les 25 millions d'hectares remis en culture, on produit assez pour nourrir 17 millions de personnes. Aujourd'hui, la statue d'un garçon guidant un homme aveugle, l'illustration reconnue dans le monde entier pour symboliser la lutte contre l'onchocercose comme problème socio-économique et de santé publique a été inaugurée au Siège de l'OMS à Genève pour marquer cette évolution. Parmi les hautes personnalités qui ont rejoint le Directeur général de l'OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland, à cette occasion, on peut mentionner l'ancien Président des Etats-Unis Jimmy Carter et son épouse Rosalynn, Mme Eveline Herfkens, le ministre néerlandais de la coopération au développement, le Président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, le Président Directeur général de la société Merck & Co Inc., Ray Gilmartin, ainsi que les Directeurs régionaux de l'OMS pour l'Afrique, le Dr Ebrahim Samba, et pour la Méditerranée orientale, le Dr Hussein A.-R. Gezairy. Non seulement l'événement vient couronner les succès enregistrés dans la lutte contre le fléau, mais il sert de symbole de la voie à suivre pour surmonter le problème des décès et des incapacités dus aux maladies transmissibles et pour améliorer la santé dans le monde entier. Comme l'a déclaré le Directeur général de l'OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland, lors de la cérémonie, « depuis que j'ai pris mes fonctions, l'OMS s'est adressée à de nouveaux partenaires pour vaincre les maladies. Nous avons renforcé nos liens avec les autres organismes des Nations Unies et engagé une collaboration fructueuse avec une poignée de sociétés du secteur privé. Mais il est possible d'aller encore beaucoup plus loin et cela dans l'intérêt de toutes les parties en cause. L'inauguration de cette statue aujourd'hui doit montrer ce que l'on peut réaliser grâce au partenariat entre le secteur public et le secteur privé et marquer le début d'une ère nouvelle dans ce domaine ». «En 1974 - a ajouté le Dr Brundtland - lorsque l'OMS a engagé son action en compagnie du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), de la Banque mondiale puis de Merck & Co qui a fourni gratuitement l'ivermectine, nous n'avions que la confiance en notre capacité de surmonter ensemble le problème. Il n'y avait pas encore de résultats tangibles. Il s'agissait en quelque sorte d'un saut dans l'inconnu et pourtant nous avons gagné. Maintenant nous devons nous prévaloir de l'expérience que nous avons ainsi acquise pour lutter contre d'autres problèmes de santé publique ». La statue elle-même que l'on retrouve au siège de Merck & Co, de la Banque mondiale, et du Centre Carter, commémore les succès enregistrés par les trois programmes de l'OMS et de l'Organisation panaméricaine de la Santé, à savoir le Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP) qui concerne 11 pays, le Programme africain de Lutte contre l'Onchocercose (APOC) qui couvre 19 pays en dehors de l'Afrique de l'Ouest et le Programme d'Elimination de l'Onchocercose dans les Amériques (OEPA) présent dans six pays. On trouve aussi une statue de fabrication locale au siège d'OCP/APOC à Ouagadougou (Burkina Faso). OCP, qui célèbre cette année son vingt-cinquième anniversaire, a ramené pratiquement à zéro la charge de la maladie en Afrique de l'Ouest et le Programme mettra un terme à ses activités en 2002. APOC est devenu opérationnel en 1996 et continuera d'appuyer les efforts de lutte nationaux jusqu'en 2007 alors qu'OEPA vise à éliminer la maladie dans les Amériques d'ici 2007. « OCP - comme l'a fait observer le Dr Brundtland - a été un pionnier. Depuis, d'autres partenariats de grande envergure de l'OMS avec le secteur public et le secteur privé se sont efforcés d'éliminer des maladies telles que la lèpre et la filariose lymphatique, d'éradiquer la poliomyélite et la dracunculose, de faire reculer le paludisme et de stopper la propagation de la tuberculose. Il est impossible de progresser dans la lutte contre de nombreux problèmes de santé publique sans une participation massive du secteur privé et des organisations non gouvernementales. Nous devons retrousser nos manches et nous adresser au secteur privé sur la base d'éléments concrets montrant pourquoi l'intérêt des entreprises est de pouvoir compter sur des travailleurs et des consommateurs en bonne santé. » « Lors de mon élection au poste de Directeur général l'an dernier, j'ai dit à l'Assemblée mondiale de la Santé que le secteur privé avait un rôle important à jouer aussi bien dans la mise au point de technologies que dans la fourniture de services. Il nous faut des relations ouvertes et constructives avec le secteur privé et avec l'industrie en sachant en quoi nos rôles sont différents et en quoi nous pouvons nous compléter. Au cours de l'année à venir, je rencontrerai de nombreux dirigeants du secteur privé et je leur demanderai de venir avec des suggestions sur la contribution qu'ils peuvent apporter à la réduction de la charge de morbidité mondiale qu'il s'agisse de maladies transmissibles ou non. Dans une telle entreprise, chacun trouve son compte: les gens parce qu'ils sont en meilleure santé et plus productifs ; les sociétés parce qu'elles peuvent compter sur une main-d'uvre en meilleure santé et qui travaille mieux ; le monde entier parce que les ressources limitées dont on dispose pour le développement peuvent être réaffectées à d'autres priorités » a déclaré le Dr Brundtland. Note : pour des précisions concernant la maladie, sa transmission, ses manifestations et les résultats de la lutte, se référer au site-web de l'OMS correspondant : http://www.who.int/ocp/. Pour plus de détails sur les partenariats de l'OMS pour combattre les maladies infectieuses, voir l'aide mémoire no 235: http://www.who.int/inf-fs/fr/am235.html Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.int/ |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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