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| Communiqué de presse OMS/63 26 octobre 1999 |
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| PARTENARIAT DE L'OMS AVEC LE GOUVERNEMENT ET L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE JAPONAIS POUR LA RECHERCHE DE NOUVEAUX ANTIPALUDEENS
L'impact du paludisme sur la santé mondiale est énorme : chaque année, la maladie provoque plus d'un million de morts - pour la plupart des jeunes enfants africains - et l'on compte plus de 300 millions de cas cliniques dont l'effet sur la morbidité et la qualité de la vie est supérieur à celui de toutes les autres parasitoses tropicales réunies. Le paludisme a donc des répercussions majeures sur la productivité et les revenus dans les zones d'endémie du monde entier. Pourtant, la mise au point de médicaments contre la maladie n'a pas suivi l'évolution d'un problème d'ampleur croissante et, consciente de la situation en lançant l'initiative Faire reculer le paludisme l'an dernier, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Gro Harlem Brundtland, a fixé comme l'un des objectifs prioritaires de l'initiative l'intensification des efforts de recherche et développement afin de disposer de nouveaux antipaludéens. La nouvelle alliance lancée aujourd'hui et qui réunit l'OMS, le Ministère de la Santé et du Bien-Etre du Japon et 12 sociétés pharmaceutiques japonaises (1) franchit une étape majeure pour répondre à ces besoins. Ainsi que l'a souligné le Dr Carlos Morel, Directeur du Programme de Recherche et de Formation concernant les Maladies tropicales (TDR) lors du lancement du partenariat à Tokyo, "l'industrie pharmaceutique japonaise a obtenu de très bons résultats dans la découverte de nouvelles molécules pouvant offrir des perspectives intéressantes en médecine humaine. D'importants nouveaux produits ont été mis au point à partir de ces molécules et sont maintenant utilisés pour combattre tout un éventail de maladies et d'affections. Pourtant, dans la plupart des cas, on n'a pas testé l'activité de ces molécules contre les plasmodies". Dans le cadre du nouveau partenariat baptisé JPMW, l'activité antipaludique que pourraient avoir les molécules figurant dans les banques des 12 sociétés pharmaceutiques japonaises concernées sera testée à l'Institut Kitasato (dirigé par le Professeur Satoshi Omura, qui a découvert l'action antiparasitaire des avermectines) dans le cadre d'un projet cofinancé par le Ministère japonais de la Santé et du Bien-Etre et TDR. L'Institut Kitasato analysera également certaines de ses propres molécules. Les résultats positifs révélés par le système de test utilisé seront approfondis par TDR et les antipaludéens potentiels seront mis au point dans le cadre de l'opération de mise au point de médicaments de TDR. Dix mille molécules de structure chimique différente seront testées au cours des cinq prochaines années. Ainsi que l'a souligné le Dr Win Gutteridge, Chef de la Recherche et développement des produits à TDR, "l'objectif prioritaire du projet Faire reculer le paludisme est de diminuer de moitié la charge de mortalité et de morbidité palustres au cours de la prochaine décennie. Une telle réduction devrait être possible avec les moyens existants, mais, pour réduire encore la charge restante de moitié au cours de la décennie suivante, il faudra impérativement disposer d'outils nouveaux, notamment de nouveaux antipaludéens mis au point pendant la décennie. L'expérience montre qu'une opération de cette envergure devrait conduire à la découverte et à la mise au point d'une nouvelle catégorie d'antipaludéens". L'OMS participe aussi à d'autres initiatives récemment lancées contre le paludisme, notamment l'initiative multilatérale sur le paludisme en Afrique (MIM) et l'opération Médicaments antipaludiques (MMV), qui toutes deux vont dans même le sens que les activités du partenariat JPMW.
1) Chugai, Daiichi, Dainippon, Eisai, Fujisawa, Sankyo, Shionogi, Sumitomo, Suntory, Takeda, Yamanouchi, Yoshitomi. Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.int/ |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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