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| Communiqué de presse OMS/76 9 décembre 1999 |
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COMBATTRE LES EPIDEMIES DE MENINGITE ET PREVENIR LA MORTALITE EXIGE DE LA PREPARATION UNE EPIDEMIE EST A CRAINDRE DANS UN PROCHE AVENIRPour atténuer les conséquences d'une épidémie de méningite, il est crucial d'y être bien préparé : telle est la conclusion d'une réunion qui s'est tenue aujourd'hui à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette préparation implique la mise en place d'une surveillance rigoureuse de la maladie dans les pays exposés au risque ainsi que la constitution de réserves suffisantes de vaccin antiméningococcique , de seringues stériles jetables et de chloramphénicol en solution huileuse pour l'administrer par le canal d'un réseau de distribution efficace. Si ces conditions sont remplies, on pourra éviter de nombreux cas de méningite et réduire également le nombre des issues fatales. On ne peut certes pas encore prévoir avec précision le lieu ni l'ampleur des futures épidémies , mais le Groupe international de coordination (IGC) pour la fourniture de vaccin en vue de la lutte contre la méningite épidémique a néanmoins prévenu, lors de sa réunion, que des épidémies se produiraient probablement dans des pays n'ayant pas encore connu de flambées de méningite au cours du cycle pandémique actuel. Cette projection se fonde sur une étude de l'évolution épidémiologique antérieure de la maladie. L'IGC invite instamment les autorités sanitaires de ces pays à s'assurer qu'elles sont bien préparées à cette éventualité. Cette réunion, qui s'est tenue les 8 et 9 décembre 1999, est la cinquième de l'ICG. Parmi les membres de ce groupe , on compte l'OMS, l'UNICEF, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (IFCR), Médecins sans Frontières (MSF), l'Association pour la médecine préventive (AMP) et d'autres organisations non gouvernementales , un certain nombre de Centres collaborateurs de l'OMS et des producteurs de vaccins antiméningococciques, de seringues jetables et d'antibiotiques. Les membres de l'ICG ont débattu de la façon dont on pouvait le mieux se préparer à affronter l'épidémie , ils ont analysé l'expérience acquise lors des épidémies précédentes, effectué des projections épidémiologiques et passé en revue les recherches en cours. « L'OMS et ses partenaires prêtent leur concours aux autorités nationales pour la mise au point de Plans de préparation aux épidémies afin que si une flambée éclate, les divers rôles et responsabilités soient déjà clairement définis et que la lutte puisse commencer sans délai » a déclaré le Dr Lindsay Martinez , directeur du Département Maladies transmissibles : surveillance et action. Ces Plans de préparation aux épidémies prévoient les actions suivantes : renforcer la surveillance épidémiologique , la communication et les moyens de laboratoire, intensifier l'action préventive et planifier la vaccination de masse des groupes les plus vulnérables, mieux préparer la constitution des réserves, ouvrir à l'avance des lignes de crédit pour l'achat d'urgence de vaccins et renforcer la coopération entre les pays. Chargé de coordonner la gestion d'une réserve internationale d'urgence de vaccin antiméningococcique, l'ICG fournit et distribue également chaque année plusieurs millions de doses de ce vaccin dans les pays touchés. La réserve d'urgence de l'ICG se monte actuellement à 6,5 millions de doses. Elle est à la disposition des pays qui ont à faire face à des épidémies et dont les propres réserves seraient insuffisantes pour faire obstacle à la propagation de la maladie. Cette réserve devrait suffire pour répondre aux demandes urgentes formulées au cours de la saison méningitidique1999-2000, qui en Afrique, s'étend de décembre à avril. Sont également tenues en réserve des seringues autobloquantes qui ne peuvent servir qu'une fois ainsi que des doses de chloramphénicol en solution huileuse, qui est d'un grand secours pour le traitement de la méningite à méningocoques dans les zones reculées. L'année dernière, le Soudan a connu une énorme épidémie de méningite qui a fait près de 32 000 cas , dont plus de 2 200 mortels. Cette flambée a cependant été fortement réduite par rapport à ce qu'elle aurait pu être, grâce à l'action rapide et coordonnée des autorités sanitaires soudanaises et de leurs partenaires internationaux. En 1996, le chiffre record de 180 000 cas a été enregistré en Afrique. C'est le caractère alarmant de cette épidémie qui a stimulé la création de l'ICG début 1997. Cette année, l'ICG a distribué des vaccins et autres fournitures d'urgence au Soudan et à la Guinée-Bissau. Dix-huit pays d'Afrique subsaharienne, s'étendant de l'Ethiopie à l'est, au Sénégal à l'ouest, sont particulièrement exposés à d'importantes épidémies de méningite, notamment pendant la saison sèche. La méningite à méningocoques est la seule forme de méningite bactérienne qui donne lieu à des épidémies. Les enfants en bas âge sont généralement les plus menacés mais les enfants plus âgés, les adolescents et les jeunes adultes peuvent également contracter la maladie lors de ces épidémies. Dès que l'on a connaissance d'un départ d'épidémie , il faut procéder sans délai à une vaccination de masse pour éviter que cette maladie transmissible et potentiellement mortelle ne continue à se propager. Pour de plus amples renseignements les journalistes peuvent s'adresser à Melinda Henry, Bureau de la presse et des relations publiques, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 2535. Télécopie : (41 22) 791 4858. E-mai l: henrym@who.intTous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information, ainsi que d'autres renseignements sur le sujet, peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.ch/
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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