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| Communiqué de presse
OMS/99/WHA10 21 mai 1999 |
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LES DELEGUES APPLAUDISSENT A L'ACTION DE SOLIDARITE EN SANTE PUBLIQUE DANS LE SUD DES BALKANS Les délégués réunis cette semaine à Genève pour la Cinquante-Deuxième Assemblée mondiale de la Santé ont applaudi aux efforts fournis par tous ceux qui, venus du monde entier, tentent de préserver la santé publique dans le sud des Balkans dans des circonstances particulièrement difficiles. "Jusqu'ici, nous n'avons pas eu à déplorer de désastre sanitaire, pas vu d'épidémies", a noté le Dr Jo E. Asvall, Directeur régional de l'OMS pour l'Europe, qui vient juste de rentrer d'une visite dans les camps de réfugiés en Albanie et dans l'Ex-République yougoslave de Macédoine. "On le doit d'abord et avant tout à la solidarité des populations locales de la République fédérale de Yougoslavie, de l'Albanie, de l'Ex-République yougoslave de Macédoine et de la Bosnie-Herzégovine qui ont accueilli les personnes déplacées et les réfugiés, leur offrant de partager ce qu'elles ont, le plus souvent très peu. Deuxièmement, c'est grâce à la bonne volonté et aux capacités dont ont fait preuve les gouvernements des pays de la région qui ont accepté les réfugiés et veillé à leurs besoins au sein de systèmes de santé déjà très sollicités et, enfin, à l'extraordinaire afflux de l'aide humanitaire de la communauté internationale." "Forte de ses sept années d'expérience dans les zones de combat, à l'arrière et au-delà dans le sud des Balkans, l'OMS a contribué à sauver des vies en appuyant et en coordonnant l'action humanitaire internationale de santé," a noté Mme Poonam Singh, Directeur exécutif de l'OMS chargée des secours d'urgence et de l'action humanitaire à Genève. L'OMS, qui agit par l'intermédiaire de ses bureaux à Belgrade, Sarajevo, Tirana, Skopje et Podgorica en collaboration avec les ministres nationaux de la santé, assume la responsabilité générale de toutes les activités sanitaires humanitaires. Elle assure la direction technique des activités sanitaires des organisations non gouvernementales (ONG), des institutions internationales, des gouvernements et des donateurs en Albanie et dans l'Ex-République yougoslave de Macédoine et, grâce à son réseau de communications, relie entre eux tous ceux qui participent à cet effort. Des équipes de l'OMS sont actuellement en Albanie et dans l'Ex-République yougoslave de Macédoine pour lancer un programme de santé mentale visant à former des volontaires parmi les réfugiés, les agents de santé et les personnels des ONG. "Actuellement, nous redoutons également que n'éclatent des épidémies à cause du surpeuplement des camps, du manque d'eau et de la chaleur" a continué le Dr Asvall. "Par ailleurs, des dons de médicaments non conformes aux directives internationales et nationales continuent d'arriver, ainsi que des préparations pour nourrissons, malgré toutes les mises en garde." Des experts de l'OMS ont déjà installé dans les camps de réfugiés des systèmes de surveillance des maladies transmissibles et non transmissibles avec l'aide des instituts nationaux de santé publique d'Albanie et de l'Ex-République yougoslave de Macédoine. Les systèmes d'information sont reliés entre eux à l'échelle mondiale. L'OMS a fourni pour plus de 389 tonnes de matériel médical sous forme de nécessaires qui contiennent tout ce qu'il faut pour soigner un nombre donné de personnes présentant une affection donnée pendant une période donnée. Par exemple, les nécessaires d'urgence, dont 30 ont été distribués, contiennent chacun suffisamment de fournitures pour traiter 10 000 personnes pendant trois mois. L'OMS aide également l'Albanie et l'Ex-République yougoslave de Macédoine à mettre en place des plans pour améliorer la santé génésique, rendre les accouchements plus sûrs, encourager l'allaitement maternel et gérer les conséquences des violences sexuelles. L'OMS s'est également associée au Groupe spécial des Nations Unies qui a été chargé de procéder à une évaluation détaillée de l'impact environnemental du conflit du Kosovo sur la santé. Cette évaluation sera conduite avec le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et le Centre des Nations Unies pour les Etablissements humains (Habitat). Les besoins en santé publique dans la République fédérale de Yougoslavie sont l'une des préoccupations principales du Groupe spécial interinstitutions des Nations Unies qui se trouve actuellement dans le pays. D'après des rapports reçus cette semaine, des coupures de courant auraient interrompu la chaîne du froid mise en place pour le stockage et le transport des vaccins. Alors que le pays manque déjà de vaccins, cela compromet encore plus les vaccinations de routine. "Cette crise nous offre le spectacle de ce que l'humanité a de mieux à côté de ce qu'elle a de pire", a déclaré le Dr Asvall. "Malgré les efforts considérables des ONG et de la communauté internationale, nous sommes très préoccupés par le risque d'épidémies majeures et d'autres menaces avec l'accroissement de la population des camps et l'arrivée de l'été. Pour que la santé publique soit préservée, il faudrait que la paix soit rétablie très vite, que les gens puissent rentrer chez eux en toute sécurité et que la communauté internationale poursuive et développe son action de solidarité pour la reconstruction et le relèvement." Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, Relations publiques, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 4458. Télécopie : (41 22) 791 4858. Email : hartlg@who.ch, ou Franklin Apfel, Conseiller régional en Communications, Bureau régional de l'Europe, téléphone (45) 39 17 1336, fax (45 39) 17 1880, e-mail : fap@who.dk. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.ch/
Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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