Press Releases 1999

Bureau de l'Information

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/WHA12
24 mai1999
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LE PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE VA DEVENIR UN CENTRE DE SURVEILLANCE MULTIMALADIES

Le Programme de lutte contre l'onchocercose (OCP) basé à Ouagadougou, Burkina Faso, qui prendra fin en 2002, deviendra un Centre de surveillance multimaladies, a annoncé le Dr K. Yankum Dadzie, Directeur de l'OCP, aux délégués à l'Assemblée mondiale de la Santé lors d'une séance d'information spéciale à Genève aujourd'hui.

L'onchocercose, également appelée "cécité des rivières", est responsable d'affections graves telles que perte de vision et cécité, et autres maladies.

Le Dr Dadzie a indiqué que l'OCP interrompait ses activités car, au terme de 25 années d'opérations couronnées de succès, il est sur le point d'éliminer l'onchocercose en tant que problème de santé publique et comme obstacle au développement social et économique dans 11 pays où l'onchocercose était précédemment endémique: Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

Il a déclaré que le Centre de surveillance multimaladies, qui assurerait la surveillance intégrée des maladies dans la sous-région de l'Afrique de l'ouest, hériterait des installations, de l'infrastructure et d'une partie de l'effectif de l'OCP.

Lors du lancement de l'OCP en 1974, plus d'un million d'habitants étaient touchés par l'onchocercose en Afrique de l'ouest, dont 100 000 présentaient de graves problèmes oculaires, y compris 35 000 aveugles. Aujourd'hui, il ne subsiste guère de cas d'infestation dans l'aire d'opérations originelle et les activités de lutte antivectorielle ont presque cessé.

Les quelque 1,5 million de personnes qui étaient infestées par l'onchocercose ne présentent plus aucune trace de la maladie et, à la fin de ce siècle, on estime que l'OCP aura évité près de 300 000 cas de cécité dans les 11 pays associés au programme. Les activités de lutte antivectorielle ont rendu possible la réinstallation des populations sur environ 25 millions d'hectares de terres du bassin fluvial, qui vont pouvoir être mises en culture. Ces terres peuvent nourrir 17 millions d'habitants supplémentaires.


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Samuel T. Ajibola (AFRO), Relations publiques, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 917 6873. Télécopie : (41 22) 791 4858. Email : ajibolas@whoafr.org.

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