Press Releases 1999

Bureau de l'Information

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/99/WHA18
25 mai1999
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L'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE APPUIE RESOLUMENT LES PROGRAMMES TECHNIQUES DE L'OMS

L'Assemblée mondiale de la Santé, organe directeur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a achevé ses travaux, apportant un appui résolu aux activités techniques de l'OMS, notamment la convention-cadre pour la lutte antitabac, qui fait oeuvre novatrice dans ce domaine, le programme faire reculer le paludisme, la dernière étape des efforts d'éradication de la poliomyélite et la stratégie pharmaceutique révisée.

En outre, les 191 Etats Membres de l'Assemblée mondiale de la Santé ont décidé d'injecter un montant de US $15 millions, prélevé sur les "recettes occasionnelles" dans le budget ordinaire de l'OMS pour l'exercice 2000-2001, et a pris une décision importante concernant la destruction des stocks existants connus de virus variolique. L'Assemblée de la Santé a renvoyé l'examen d'un projet de résolution sur l'utilisation des langues au Secrétariat et dans les publications de l'OMS au Conseil exécutif.

Convention-cadre pour la lutte antitabac

L'Assemblée a décidé à l'unanimité d'ouvrir le processus de négociation concernant la convention-cadre de lutte antitabac, un nouvel instrument juridique, qui portera sur des questions aussi diverses que la promotion et la publicité en faveur du tabac, la diversification des cultures, la contrebande, les taxes et subventions. Lors de son examen en commission le 22 mai, 50 pays ont pris la parole pour annoncer un soutien politique et financier en faveur de la convention-cadre, y compris les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, certains parmi les principaux pays producteurs et exportateurs de tabac, ainsi que plusieurs pays développés et en développement qui subissent l'assaut des campagnes promotionnelles de l'industrie du tabac.

C'est la première fois, en 50 ans d'existence, que l'OMS exerce son mandat constitutionnel de négociation d'une convention. Une fois prête, la convention-cadre pour la lutte antitabac constituera le premier traité de portée mondiale dans ce domaine. "Il était grand temps que nous nous occupions du tabac, au terme d'un siècle qui a vu autant de réalisations scientifiques et médicales mais qui a gravement négligé le problème du tabagisme", a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS.

Un groupe de travail sur la convention-cadre commencera très bientôt à travailler sur les éléments qu'il est proposé d'inclure dans la convention, ouvrant ainsi la voie aux négociations officielles, qui devraient commencer dans environ un an. L'OMS et ses Etats Membres comptent avoir achevé le processus d'ici 2003, après quoi la ratification de la convention pourra commencer.

Faire reculer le paludisme

Face à l'énorme fardeau économique, sanitaire et social que représente le paludisme, surtout en Afrique, l'une des premières mesures prises par le Dr Brundtland en tant que Directeur général a été de créer le programme faire reculer le paludisme. Ce partenariat mondial a pour but de réduire de moitié d'ici 2010 la mortalité liée au paludisme dans le monde. Il comporte six éléments principaux : 1) le dépistage précoce, 2) le traitement rapide, 3) des moyens multiples de prévention, 4) des mesures concertées, 5) un mouvement mondial puissant, et 6) une recherche ciblée et déterminée afin de mettre au point de nouveaux produits. Cet ensemble de mesures repose sur les meilleures pratiques mises au point dans le domaine du paludisme depuis dix ans. Il peut s'appliquer à toutes les situations, même si les interventions spécifiques utilisées dans chaque contexte sont susceptibles de varier considérablement.

L'Assemblée de la Santé a approuvé à l'unanimité cette nouvelle approche de la lutte antipaludique, déclarant dans sa résolution qu'elle "notait avec satisfaction les principaux axes de la nouvelle approche, à savoir l'attention accrue portée aux besoins des populations à risque, une meilleure prise en compte de ces besoins par une action s'appuyant sur des bases factuelles, l'utilisation plus systématique des outils existants et la pleine intégration de ceux-ci au secteur de la santé sous forme de programmes horizontaux, et enfin la mise en place de partenariats novateurs entre le secteur public et le secteur privé pour la mise au point de produits et d'outils de lutte d'un bon rapport coût/efficacité face au développement d'une résistance aux médicaments et aux insecticides".

Eradication de la poliomyélite

La résolution visant à accélérer l'éradication de la poliomyélite s'est attaquée au problème du manque de ressources financières en invitant le Directeur général de l'OMS à créer un fonds d'urgence pour répondre aux besoins des pays touchés par des conflits, des pays classés comme étant des réservoirs majeurs de poliovirus sauvages et d'autres pays se trouvant dans des situations particulièrement difficiles.

La date cible pour l'éradication de la poliomyélite approchant, les délégués à l'Assemblée mondiale de la Santé se sont montrés résolus dans leur volonté de débarrasser le monde de cette maladie dans les délais qu'ils se sont impartis. Tous les orateurs ont convenu que les conflits civils et le manque de fonds représentent aujourd'hui les deux principaux obstacles à l'éradication de la poliomyélite.

"La première et la dernière étapes de cette initiative sont les plus difficiles. Mais nous ne pouvons permettre que des obstacles financiers ou des conflits entravent nos progrès dans cette phase finale décisive", a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS. Quarante-six orateurs ont pris la parole pour appuyer la résolution de l'Assemblée de la Santé visant à accélérer les efforts d'éradication.

Stratégie pharmaceutique révisée

Malgré une amélioration de l'accès aux médicaments essentiels dans le monde, au moins un tiers de la population mondiale en est encore privée. Dans les parties les plus pauvres d'Afrique et d'Asie, c'est plus de la moitié de la population qui est privée d'accès aux médicaments essentiels. Dans les pays développés, un traitement antibiotique représente deux ou trois heures de salaire.

Un an de traitement contre l'infection à VIH coûte l'équivalent de quatre à six mois de salaire. La majorité des dépenses en médicaments sont remboursées. Dans les pays en développement, une cure complète d'antibiotiques pour soigner une pneumonie banale peut coûter jusqu'à un mois de salaire. Dans nombre de ces pays, une année de traitement contre l'infection à VIH, si l'on devait acheter ce traitement, équivaudrait à 30 années de revenus. Or la majorité des ménages doivent payer les médicaments de leur poche.

Lorsqu'elle a été proposée à l'Assemblée de la Santé l'année dernière, la résolution sur la stratégie pharmaceutique révisée, qui vise à faciliter l'accès des pays en développement aux médicaments essentiels, a suscité un long débat et a été renvoyée devant le Conseil exécutif de l'OMS. Le texte définitif adopté cette année à l'unanimité par l'Assemblée de la Santé reflète le vaste consensus auquel est parvenu un groupe de travail du Conseil exécutif composé de 59 pays.

Cette résolution donne le feu vert à l'OMS pour élargir ses travaux sur une série de questions dont dépendent l'accès aux médicaments, leur qualité et l'usage qui en est fait.

Destruction des stocks de virus variolique

L'Assemblée mondiale de la Santé a décidé par consensus le 24 mai "d'autoriser le maintien temporaire, jusqu'en 2002 au plus tard, des stocks existants de virus variolitique". L'Assemblée a déclaré que les deux stocks connus de virus variolique ne devaient pas être détruits le 30 juin 1999 comme il avait été prévu, "aux fins de la poursuite des travaux de recherches internationaux sur les agents antiviraux et des vaccins améliorés, et pour permettre des recherches hautement prioritaires sur la structure génétique et la pathogénèse de la variole".

En 1996, l'Assemblée mondiale de la Santé avait consenti à la destruction des deux stocks connus de virus variolique - conservés aux Centres de Lutte contre la Maladie aux Etats-Unis d'Amérique et au Centre de Recherche de l'Etat russe sur la Virologie et la Biotechnologie en Fédération de Russie - sous réserve de confirmation par l'Assemblée mondiale de la Santé cette année. Bien que la destruction ait été remise à plus tard, la résolution de l'Assemblée affirme que "l'élimination ultime de tous les stocks de virus variolique demeure l'objectif de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de tous les Etats Membres".

En 2002 au plus tard, l'OMS fera une recommandation à l'Assemblée mondiale de la Santé et au Conseil exécutif sur la destruction définitive des derniers stocks de virus variolique.

Budget pour l'exercice 2000-2001

L'Assemblée de la Santé s'est félicitée des remarquables progrès accomplis dans la présentation du budget de l'OMS et a reconnu qu'il était important de "maintenir les niveaux de dépenses des programmes pour compenser les ajustements de coûts éventuels".

L'Assemblée de la Santé a décidé de fixer le budget effectif à US $842 640 000. Elle a également décidé de créditer le montant restant des recettes occasionnelles disponible au 31 décembre 1998 comme suit : US $15 millions à des programmes hautement prioritaires, notamment aux programmes Eradication de la poliomyélite, Faire reculer le paludisme, Tuberculose, VIH/SIDA et à l'initiative Pour un monde sans tabac. Le solde excédant US $15 millions sera restitué aux Etats Membres.

L'Assemblée a également prié le Secrétariat de l'OMS de trouver le moyen de faire des économies supplémentaires de l'ordre de 2 à 3% par gains de productivité en vue d'opérer des réaffectations en faveur des programmes hautement prioritaires, en particulier au niveau des pays.

Utilisation des langues officielles au Secrétariat de l'OMS

Une des commissions de l'Assemblée a également examiné un projet de résolution sur l'utilisation des langues officielles au Secrétariat et dans les publications de l'OMS. Cependant, après de longs débats, elle n'est pas parvenue à un consensus et la question a été renvoyée à la cent cinquième session du Conseil exécutif de l'OMS, qui aura lieu en janvier 2000.


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int

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