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| Communiqué de presse
OMS/99/WHA5 18 mai 1999 |
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LA LÉGISLATION SUD-AFRICAINE ANTITABAC DOIT ÊTRE RESPECTÉE Le Dr Nkozasana Zuma, Ministre sud-africain de la Santé, a réaffirmé la détermination de son pays de ne pas céder aux pressions du puissant lobby sud-africain du tabac, touché de plein fouet par les nouvelles lois antitabac. La nouvelle législation, récemment signée par le Président Nelson Mandela, interdit la publicité pour les produits du tabac. Elle interdit également le parrainage d'événements sportifs et artistiques par l'industrie du tabac, l'utilisation de marques de tabac pour d'autres produits, et stipule l'interdiction de fumer dans les lieux publics, y compris les lieux de travail. "L'industrie du tabac exerce des pressions considérables par le biais des médias, parfois en m'attaquant personnellement, et essaie de soulever les associations professionnelles contre nous ... mais nous maintenons que les lois antitabac doivent être respectées par tous" a déclaré le Dr Zuma aux journalistes ce lundi à Genève. Répondant aux arguments du lobby du tabac selon lesquels les nouvelles lois violent le principe constitutionnel de la liberté d'expression, elle a déclaré : "La liberté d'expression n'est pas un droit absolu; tout droit a ses limites et nous sommes fermement convaincus qu'il s'agit ici d'un domaine dans lequel des limites doivent être appliquées." Le Dr Zuma a également évoqué les conséquences économiques de la législation pour l'Afrique du Sud, où l'industrie du tabac, multimillardaire en rands sud-africains, emploie quelque 200 000 personnes. "Nous avons réalisé une étude sur les répercussions économiques d'une intervention ou d'une non-intervention sur l'usage du tabac dans notre pays et sommes parvenus à la conclusion que ne rien faire aurait des conséquences économiques bien plus graves" a-t-elle déclaré. Le Ministre, qui ce lundi a été distinguée par l'Organisation mondiale de la Santé pour ses efforts pour freiner l'industrie du tabac et endiguer l'épidémie de tabagisme en Afrique du Sud, a déclaré que le gouvernement rencontrerait les acteurs de l'industrie du tabac pour les aider à diversifier leurs activités dans des domaines tout aussi profitables sur le plan économique. En adoptant l'interdiction de la publicité pour le tabac , l'Afrique du Sud rejoint plus de 22 autres pays pratiquant l'interdiction complète ou quasi-complète de la publicité pour le tabac, suivant en cela une résolution adoptée par l'OMS en mai 1990. Evoquant un autre sujet, le Dr Zuma a déclaré, en réponse à une question sur la décision prise par l'Afrique du Sud d'autoriser les pharmacies locales à substituer des médicaments génériques aux spécialités : "L'idée générale est d'abaisser le coût des médicaments et de les rendre plus accessibles en élargissant l'éventail des points de distribution." Selon la législation en vigueur, seuls les médicaments bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché en Afrique du Sud peuvent être importés et distribués, ce qui empêche de fait l'accès local à des équivalents génériques qui pourraient être meilleur marché tout en contenant les mêmes principes actifs, à la même concentration et selon les mêmes doses que les médicaments homologués de marque déposée. L'"importation parallèle" de médicaments permettrait à des sociétés locales - autres que celles qui vendent les médicaments homologués en Afrique du Sud - d'introduire sur le marché des médicaments de qualité comparable provenant de sources étrangères différentes et à un prix plus avantageux, a expliqué le Dr Zuma. Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Samuel T. Ajibola, Relations publiques, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 917 6873. Télécopie : (41 22) 791 4858. Email : ajibolas@whoafr.org. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.ch
Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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