Note à la presse 1999

Bureau de l'Information

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Note à la presse OMS/20
10 septembre 1999
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L'OMS DEFEND UNE POSITION EQUILIBREE AU SUJET DU DDT

Lors de la troisième réunion du Comité intergouvernemental chargé d'élaborer un instrument international juridiquement contraignant aux fins de l'applications de mesures internationales concernant certains polluants organiques persistants ( les POP), l'Organisation mondiale de la Santé a présenté un plan d'action en vue d'un moindre recours au DDT en santé publique.

"La finalité de ce plan d'action est de permettre à nos Etats Membres d'opter pour une position éclairée et équilibrée , avec à la participation de tous les acteurs, lors des négociations intergouvernementales en cours sur les polluants organiques persistants. Par position équilibrée, nous entendons une position qui prenne en compte les préoccupations qui se font jour au sujet des effets sanitaires souvent insidieux résultant de l'écotoxicité du DDT, mais aussi le rôle important et parfois même vital que le DDT continue à jouer dans la lutte contre le paludisme dans un certain nombre de pays", a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, lors de la réunion qui s'est tenue à Genève (Suisse). Cette session devrait s'achever le samedi 11 septembre.

Les buts et objectifs principaux de ce plan d'action recouvrent cinq secteurs :

  • Evaluation des besoins des pays
  • Elimination des stocks de DDT en toute sécurité
  • Réseau international de recherche
  • Suivi
  • Sensibilisation

Lors de la réunion, l'OMS a indiqué où elle en était de son travail en vue de la formulation d'un plan d'action pour un moindre recours au DDT en santé publique. Elle en avait été chargée en 1997 par l'Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA50.13.

"Ce qui est au coeur du plan d'action de l'OMS en vue d'un moindre recours au DDT en santé publique, c'est d'assurer la promotion et la protection de la santé humaine", a ajouté le Dr Brundtland.

L'OMS transpose actuellement les objectifs du plan d'action en plans de travail détaillés qui seront disponibles dès octobre 1999. Elle a également commencé à organiser le soutien aux mesures à prendre immédiatement, notamment par des consultations régionales à l'intention des Etats Membres qui continuent à recourir au DDT pour détruire les vecteurs du paludisme. Ces consultations ont pour objet d'informer, de sensibiliser et d'évaluer les besoins en vue du passage à d'autres produits que le DDT et de renforcer le dialogue au niveau national entre le secteur de la santé et celui de l'environnement. L'évaluation des besoins des pays devrait permettre de faire avancer les plans nationaux d'action relatifs à la mise en oeuvre ultérieure d'une convention sur les polluants organiques persistants.

"Il s'agit d'une occasion unique, d'une partie où il n'y a que des gagnants et qui devrait nous permettre de mobiliser le soutien technique et financier nécessaire à une amélioration plus rapide des programmes nationaux de lutte contre les vecteurs du paludisme", a précisé David Nabarro, Administrateur du programme OMS Faire reculer le paludisme. "Nous constatons que la stratégie vers laquelle s'orientent désormais de nombreux pays pour faire reculer le paludisme consiste à distribuer des moustiquaires imprégnées d'insecticide. Cette mesure associant une démoustication judicieuse à l'aide d'insectides sans danger au traitement rapide des malades, et qui s'appuie en outre sur la destruction des vecteurs par l'aménagement de l'environnement, constitue désormais la voie qui s'ouvre devant nous pour faire reculer partout dans le monde la mortalité palustre."

"Pour que cet effort soit couronné de succès, il faut que s'instaure une collaboration étroite entre les organisations des Nations Unies et les autres acteurs," a ajouté le Dr Brundtland.

La position de l'OMS rejoint celle du PNUE qui a été précisée au début de cette semaine par le Dr Klaus Töpfer, Directeur exécutif de cette Organisation. La mise en oeuvre du plan d'action de l'OMS résultera donc d'un effort de coopération étroite entre l'Organisation et le PNUE, avec la participation de la FAO sur des points particulier tels que l'inventaire des stocks de pesticides, l'élimination sans danger de ces stocks et les points de convergence entre la lutte intégrée contre les ravageurs en agriculture et la lutte intégrée contre les vecteurs dans le domaine de la santé publique.


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à l'OMS à Genève, à Gregory Hartl, Bureau de Presse et des Relations Publiques, Téléphone: (41 22) 791 4458. Télécopie : (41 22) 791 4858. E-Mail: hartlg@who.ch ; ou: Robert Bos, Département Protection de l'environnement humain, Organisation mondiale de la Santé, Genève. Téléphone : +41 22 791 3555, télécopie : +41 22 791 4159, Email : bosr@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.ch/

 

 

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