Note à la presse 2000

Information Office

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Déclaration OMS/12
28 novembre 2000

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JOURNÉE MONDIALE DU SIDA: 1er DÉCEMBRE 2000

LES PRESERVATIFS DOIVENT ETRE UTILISES PLUS SOUVENT COMME MOYEN DE PLANIFICATION FAMILIALE, EN PARTICULIER LA OU SEVIT L'EPIDEMIE DU SIDA

On appelle « double protection » le fait de se protéger simultanément contre les grossesses involontaires et les infections sexuellement transmissibles. Les préservatifs, que l’on a longtemps considérés comme une méthode de prévention des maladies, étaient à l’origine un moyen de planification familiale. En fait, c’est le seul dispositif efficace pour prévenir à la fois les grossesses non désirées et les maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH/SIDA. Aussi évidents qu’ils puissent paraître, les préservatifs ne sont pourtant pas utilisés aussi souvent que d’autres moyens de contraception, notamment dans les régions où sévit l’épidémie du SIDA.

Il faut faire davantage connaître auprès de ceux qui ont recours à la planification familiale l’avantage supplémentaire des préservatifs — la protection efficace contre les infections — afin qu’ils puissent choisir librement et en connaissance de cause leur méthode de contraception, affirment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). Cela pourrait signifier, pour les millions de femmes qui utilisent déjà d’autres méthodes efficaces de planification familiale, de rajouter le préservatif à celle qu’elles ont choisies.

Ces organismes des Nations Unies exhortent les conseillers en santé génésique à être plus nombreux à dire à leurs clients que de nombreuses méthodes efficaces de contraception n’offrent en revanche aucune protection contre les infections sexuellement transmissibles. Tous les programmes de planification familiale devraient assurer la promotion des préservatifs à la fois pour le contrôle des naissances et la protection contre les infections.

« Les succès des programmes de planification familiale dans la diminution du nombre des grossesses non désirées ne se sont malheureusement pas accompagnés d’une régression des infections sexuellement transmissibles (IST), en augmentation partout dans le monde », constate le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur-général de l’OMS.

On compte actuellement plus de 340 millions de cas d’IST guérissables chaque année, auxquels on peut ajouter les nombreux millions de cas d’IST incurables, parmi lesquels plus de 5 millions d’infections à VIH par an.

Utilisés régulièrement et correctement, les préservatifs masculins ou féminins sont pour l’instant la seule méthode disponible de planification familiale assurant cette double protection.

Cette double protection peut s’avérer particulièrement importante pour certaines personnes :

  • les jeunes sexuellement actifs ;
  • les hommes et les femmes (ainsi que leurs partenaires) qui adoptent des comportements sexuels à risque ;
  • les personnes sexuellement actives dans des situations de forte prévalence du VIH et d’autres IST ;
  • les professionnels (elles) du sexe et leurs clients ;
  • ceux qui ont déjà le VIH ou une IST, ainsi que leurs partenaires.

L’OMS et ses partenaires recommandent un certain nombre de mesures correctrices en faveur des préservatifs. Parmi celles-ci, il convient de mieux intégrer les services de planification familiale et de prévention des IST et du VIH. Il faut faire mieux connaître la double protection aux personnes délivrant ces services et aux conseillers, de façon à ce qu’ils en informent leurs clients et les incitent à y avoir recours si nécessaire.

De nombreux conseillers en planification familiale, inquiets d’une utilisation irrégulière et incorrecte des préservatifs, favorisent et encouragent d’autres méthodes de contraception. Une étude a révélé que seuls 12 % des nouveaux consultants des services de planification familiale au Kenya et 7 % au Zimbabwe avaient entendu parler des préservatifs et de l’avantage unique qu’ils offrent contre les IST et le VIH.

Même les femmes informées peuvent arrêter d’utiliser des préservatifs. Une fois dépassé les premiers stades de la relation, certaines femmes qui, par exemple, ont recours à la fois à la contraception hormonale et au préservatif, finissent par laisser le partenaire abandonner le préservatif et s’exposent ainsi aux infections.

Pour promouvoir la double protection, il faut faire des efforts pour atteindre et éduquer en particulier :

  • les hommes, ce sont eux qui traditionnellement utilisent les préservatifs ;
  • les jeunes, notamment ceux entre 15 et 24 ans chez lesquels on recense la moitié des nouvelles infections à VIH.

Les hommes ne fréquentant pas habituellement les services de planification familiale, il faut trouver des moyens originaux, événements sportifs ou médias par exemple, de les atteindre pour leur faire comprendre l’importance des préservatifs.

Le préservatif féminin pourrait également s’avérer utile dans la prévention à la fois des grossesses non désirées et des infections mais son prix, près de 10 fois celui du préservatif masculin, et son manque de disponibilité en limitent l’usage. Afin de donner aux femmes la capacité de décider, il faudrait entreprendre des recherches pour rendre le préservatif féminin plus accessible et plus abordable et développer des antiseptiques à leur disposition.

Il est clair qu’il faudra disposer d’une gamme plus large de produits offrant la double protection mais, pour l’instant, nous exhortons les services de planification familiale à s’intéresser et à encourager bien davantage la seule méthode efficace dont nous disposions actuellement pour assurer cette double protection : le préservatif masculin.


Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl, Porte-parole de l’OMS, Genève. Portable (+41 79) 203 6715; Tél. (41 22) 791 4458 ; télécopie: (41 22) 791 4858 ; adresse électronique : inf@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS : http://www.who.int

 

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