Plusieurs rapports récemment publiés dans la
presse au sujet du saumon d'élevage ont déformé la recommandation
de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), en indiquant que l'OMS
avait examiné de nouvelles données sur les taux de dioxines dans le
saumon et avait en conséquence abaissé sa "dose journalière
recommandée de saumon". Ces déclarations appellent une
explication.
L'OMS n'a jamais recommandé de dose
journalière pour le saumon. De plus, l'Organisation n'a ni reçu ni
examiné les données en question montrant des taux plus élevés de
produits chimiques, notamment de dioxines, dans le saumon d'élevage
par rapport aux variétés sauvages.
En 1998, l'OMS a abaissé sa dose journalière
tolérable (DJT) recommandée pour les dioxines et composés
apparentés, tels que dibenzofurannes et polychlorobiphényles
(PCB) de type dioxine, à 1–4 picogrammes par kilogramme de poids
corporel, au lieu de 10 picogrammes par kilogramme de poids corporel.
Cette réduction de la DJT recommandée était essentiellement fondée
sur de nouvelles informations concernant la toxicité de ces composés,
plutôt que sur des considérations d'exposition.
L'OMS réexaminera la question de l'innocuité des
dioxines et des composés apparentés lors de la réunion du Comité
mixte Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et
l'Agriculture/OMS d'experts des additifs alimentaires (JECFA), en juin
2001. Le Comité recevra volontiers toutes données concernant les
dioxines présentes dans les denrées alimentaires, y compris dans le
saumon d'élevage et le saumon sauvage, en vue de leur évaluation par
ses experts.