| Communiqué de presse
OMS/2 18 janvier 2000 |
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L’OMS ET DES ECONOMISTES DE RENOMMEE INTERNATIONALE
CREENT Treize ans après que la Commission Brundtland ait établi le lien irréfutable entre environnement et développement, une nouvelle Commission d’experts voit le jour pour préciser le lien entre santé et réduction de la pauvreté. La Commission Macroéconomie et Santé, créée aujourd’hui à Genève par le Directeur général de l’OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland, produira en deux ans une série d’études montrant comment des interventions sanitaires concrètes peuvent favoriser la croissance économique et réduire les inégalités dans les pays en développement. Elle recommandera un ensemble de mesures destinées à lutter au maximum contre la pauvreté et à accroître les retombées sur le développement économique des investissements dans le secteur sanitaire. La Commission, présidée par le Professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Harvard, rassemble 15 des plus prestigieux économistes et responsables économiques mondiaux. A leurs côtés, des représentants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, du Programme des Nations Unies pour le Développement, de la Commission économique pour l’Afrique et de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques, ainsi que des experts reconnus du développement économique tels que l’ancien Ministre indien des Finances, Manmohan Singh et le Vice-Premier Ministre de Thaïlande, Supachai Panitchpakdi. (Ci-joint la liste complète des membres.) « Le Rapport sur le Développement dans le Monde 1993 de la Banque mondiale nous a montré combien la santé était importante pour le développement », a déclaré le Dr Brundland à cette occasion. « Depuis, des questions telles que l’allégement de la dette, les négociations commerciales, la crise du SIDA, la mise à disponibilité des médicaments essentiels ou l’escalade des coûts de la santé ont montré de façon irréfutable que la santé jouait un rôle central dans l’économie mondiale. Or, peu de responsables des finances ou d’économistes du développement ont jusqu’ici étudié l’importance potentielle des investissements dans la santé comme instrument de lutte contre la pauvreté. Le but de cette Commission et des éminents penseurs qui la composent est de montrer une fois pour toutes que la santé doit être au coeur du développement », a déclaré le Dr Brundtland. La Commission analysera de façon critique les aspects suivants et produira de nouvelles données factuelles les concernant :
Les cinq sujets précités seront étudiés chacun par un groupe de travail composé de plusieurs membres de la Commission, de membres du personnel de l’OMS et d’autres spécialistes. Un nombre non négligeable de réunions des groupes de travail et de la Commission seront organisées dans des pays en développement. Les réunions qui se tiendront ailleurs qu’à Genève permettront à la fois une participation d’universitaires et de responsables gouvernementaux locaux et la diffusion des projets de rapports et une information en retour sur ceux-ci. La Commission rédigera un rapport final pour la fin de l’année prochaine (2001). Les travaux concernant le premier sujet – l’impact escompté des investissements sanitaires sur la réduction de la pauvreté et la croissance économique – ont déjà commencé et les résultats préliminaires seront disponibles pour l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2000. Les groupes de travail seront en mesure de présenter d’autres résultats intermédiaires dès septembre 2000. « L’existence de mesures de plus en plus
efficaces et peu coûteuses pour améliorer la santé rend d’autant plus
pertinentes sur le plan économique les mesures de santé publique, qui ne
sont plus considérées simplement comme un effort d’amélioration de la
santé, aussi important soit-il, mais également comme des mesures
susceptibles de favoriser la croissance économique et de réduire la
pauvreté, » a déclaré le Dr Sachs. « Cependant, d’importantes
divergences subsistent quant à savoir quels sont les meilleurs
investissements en matière de santé pour lutter contre la pauvreté et
favoriser le développement économique. La Commission s’attachera à
apporter des réponses utiles à nombre de ces questions. » LA COMMISSION SUR LA MACRO-ECONOMIE ET LA SANTE
Professeur Jeffrey Sachs (Président) Dr Isher Judge Ahluwalia M. K.Y. Amoako Dr Eduardo Aninat Daniel Cohen M. Zephirin Diabre M. Eduardo Doryan Professeur Robert W. Fogel Mme Nora Lustig Professeur Anne Mills M. Thorvald Moe Dr Supachai Panitchpakdi Professeur Eisuke Sakakibara Dr Manmohan Singh Professeur Laura Tyson Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec Gregory Hartl, Bureau de la presse et des relations publiques, OMS, Genève, tél : +41 22 791 4458. Télécopie : +41 22 791 4858 ; e-mail hartlg@who.int ou Jon Liden, WHO Geneva, tel +41 22 791 3982 ; fax +41 22 791 4881 ; e-mail lidenj@who.int. Courrier électronique :hartlg@who.int.Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS, ainsi que d’autres informations sur le sujet, peuvent être obtenus sur Internet à la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int
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Communiqués
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