Communiqué de presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/12
8 mars 2000
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SELON L'OMS, LE TABAC NUIT SURTOUT A LA SANTE, ET NON PAS AUX PETITS PRODUCTEURS

 

Face à l'inquiétude exprimée par les producteurs de tabac qui craignent que les politiques de lutte antitabac ne menacent la source de revenus des cultivateurs, il convient de rappeler que les effets négatifs de la lutte antitabac sur l'emploi ont été nettement exagérés. En fait, les déclarations selon lesquelles la lutte antitabac entraînera une perte considérable d'emplois sont généralement fondées sur des études financées par l'industrie du tabac.

Selon le rapport de la Banque mondiale intitulé « Curbing the Epidemic. Governments and the Economics of Tobacco Control », une baisse de la consommation de tabac ne se traduira pas nécessairement par une diminution du nombre d'emplois. Ce rapport souligne que la production de tabac ne représente qu'une petite partie de l'économie de la majorité des pays. Pour la plupart des pays, une chute de la consommation mondiale n'entraînera pas une perte nette d'emplois. Le rapport donne à penser qu'il pourrait même y avoir un gain net du fait que l'argent consacré au tabac serait alors dépensé pour acheter d'autres biens et services.

Même pour des pays fortement tributaires de la production de tabac, comme le Malawi ou le Zimbabwe, la demande mondiale ne diminuera pas au point de toucher la génération actuelle de cultivateurs. Etant donné que le nombre absolu de fumeurs augmente, le marché restera suffisamment grand pour maintenir cette génération en activité. La baisse éventuelle de la demande sera si progressive qu'elle permettra aux pays les plus directement touchés d'amorcer un processus d'ajustement tout aussi lent. Une réduction de l'offre est largement inefficace, et le rapport se prononce contre le soutien des prix et les subsides, car ces mesures n'ont guère de sens dans un contexte de politiques agricoles et commerciales rationnelles.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires reconnaissent qu'il est important de satisfaire les besoins des cultivateurs les plus pauvres. Des organismes internationaux ont déjà commencé à se pencher sur la question du soutien de ces cultivateurs. La Banque mondiale, la FAO, l'OMS et d'autres membres de la famille des Nations Unies, réunis au sein du deuxième groupe spécial des Nations Unies sur la lutte antitabac au Siège de la FAO à Rome, ont annoncé qu'un nouvel examen des conséquences à long terme pour les cultivateurs de stratégies réussies de la demande avait été entrepris sous la direction de la FAO. Ce groupe spécial achèvera ses travaux dans un délai d'un an. Il procédera à de larges consultations transparentes au sujet des méthodes et des incidences avant de publier son rapport final.

Selon le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS, le coût le plus élevé du tabac est son impact sur la santé. Actuellement, quatre millions de personnes meurent chaque année à cause du tabac. Ce chiffre devrait passer à 10 millions d'ici à 2030, la plupart des décès survenant dans les pays en développement. Alors que les riches sont de plus en plus nombreux à renoncer à fumer, c'est la santé des pauvres qui pâtit le plus du tabac. C'est la santé, et non pas des arguments économiques, qui doit motiver la lutte antitabac. Les arguments économiques sont généralement avancés par l'industrie du tabac pour faire obstacle aux politiques de lutte antitabac.

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Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl, porte-parole de l'OMS à Genève. Tél. : (+41 22) 791 4458 ; télécopie : (+41 22) 791 4858 ; adresse électronique : hartlg@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS http://www.who.int

 

 

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