| Communiqué de presse
OMS/15 17 mars 2000 |
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DES EXEMPTIONS DE DUREE LIMITEE ET UNE AIDE FINANCIERE SONT INDISPENSABLES POUR REDUIRE DURABLEMENT L'UTILISATION DU DDT « Pour assurer partout l’interdiction du DDT, il faut désormais prévoir des exemptions de durée limitée portant sur sa production et son utilisation dans la lutte antipaludique. Sinon, nous risquons d’assister à une augmentation des taux de mortalité et des souffrances due au paludisme », déclare David Nabarro, Responsable à l’OMS du projet Faire reculer le paludisme. (1) Cette déclaration est faite juste avant la quatrième réunion du Comité de négociation intergouvernemental sur les polluants organiques persistants, organisée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), à Bonn du 20 au 25 mars. Les débats doivent aboutir à la conclusion d’un traité juridiquement contraignant visant à combattre la menace que font peser sur l’environnement et la santé publique 12 polluants organiques persistants, dont le DDT. (2) Le traité vise à réduire sensiblement l’utilisation du DDT, voire à éliminer quasiment ce produit. Le projet de traité actuel prévoit des exemptions qui permettront aux pays de continuer d’employer ce pesticide à des fins de santé publique, ainsi que des dispositions concernant un soutien technique et financier aux pays tributaires du DDT pour les aider à réduire leur dépendance à l’égard de ce polluant organique persistant. L’OMS estime que ces exemptions et dispositions sont indispensables pour atteindre l’objectif ultime. Nabarro ajoute : « Le recours prématuré à des produits moins efficaces ou plus coûteux que le DDT n’est pas une solution viable. Les pays ont besoin de temps et de ressources pour évaluer et choisir des produits de remplacement qui soient adaptés aux conditions locales et puissent être utilisés durablement. Entre-temps, ils doivent avoir l’assurance que le DDT peut être employé, si nécessaire, pour protéger des vies humaines. C’est une simple question de bonne planification et il faut pour cela du temps et de l’argent. » Les dispositions relatives à la réduction ou à l’élimination du DDT figurent parmi les principales questions qui seront discutées à Bonn cette semaine. L’utilisation massive du DDT à des fins agricoles a entraîné une grave détérioration de l’environnement mondial. Bien que l’emploi de ce pesticide en agriculture soit actuellement interdit, on continue à l’utiliser en quantité limitée à des fins de santé publique. Selon les projections de l’OMS, les quantités de DDT nécessaires à la lutte antipaludique ne représentent qu’une petite partie de ce qui a été utilisé à des fins agricoles. De nouvelles réductions sont possibles. Il existe des produits moins dangereux que le DDT pour l’environnement et bien d’autres sont à l’étude. Mais actuellement, ces produits sont soit nettement plus coûteux que le DDT, soit utiles seulement dans un nombre de cas plus limité. Pour beaucoup de pays touchés par le paludisme, l’utilisation responsable du DDT est une stratégie vitale dans les cas où l’on ne dispose pas d’autres produits et où le risque de perte de vies humaines associé à la transmission instable du paludisme et aux épidémies est le plus élevé. « Actuellement, le débat sur l’utilisation continue du DDT est émotionnel et complexe », souligne Nabarro. « Les pays touchés par le paludisme demandent de l’aide pour prendre des décisions éclairées en vue de réduire l’emploi du DDT. Ils vont essayer de renoncer à son utilisation, mais, pour y parvenir, ils veulent de l’aide pour être sûrs que leurs décisions auront un minimum de conséquences sanitaires néfastes. » L’OMS souligne que les négociateurs présents à Bonn devront examiner l’information disponible sur l’utilisation actuelle du DDT à des fins de santé publique et sur les produits de remplacement existants ou potentiels, et elle a collaboré avec le PNUE pour veiller à ce que cette information soit disponible. (3) L’OMS a aussi travaillé en partenariat avec le PNUE pour garantir une vaste consultation et une large participation aux discussions sur les polluants organiques persistants aux niveaux national, régional et mondial. Nabarro conclut en ces termes : « Il ressort clairement de nos consultations avec les Etats Membres de l’OMS et des experts régionaux qu’on a besoin avant tout de solides informations scientifiques et programmatiques sur les coûts, l’efficacité et la sécurité de pesticides potentiels autres que le DDT. Pour cela, la communauté mondiale devra faire de nouveaux investissements importants dans la recherche et le renforcement des capacités. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles l’OMS est favorable à des exemptions de durée limitée concernant l’utilisation du DDT. Il faudra en effet plusieurs années pour obtenir ces informations capitales. » Notes destinées aux rédacteurs :
Pour plus d'informations, veuillez prendre contact avec M Kraig Klaudt, OMS, Geneve, tel : +41 22 791 4627. Telecopie : +41 22 791 4752 ; e-mail klaudtk@who.int. Tous les communiques de presse, aide-memoire OMS, ainsi que d'autres informations sur le sujet, peuvent etre obtenus sur Internet a la page d'accueil de l'OMS :http://www.who.int |
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Communiqués
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