| Communiqué de presse
OMS/31 4 mai 2000 |
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LES TROUBLES MENTAUX PEUVENT COMMENCER DES L’ADOLESCENCE ET RESTER SANS TRAITEMENT PENDANT LA VIE ENTIERE Les troubles mentaux deviennent plus fréquents. Ils commencent souvent pendant l’adolescence et durent pendant le reste de la vie selon une étude internationale de psychiatrie. La moitié environ des sujets ne cherchent pas à se faire soigner, la plupart ne reçoivent aucun traitement, ou un traitement inapproprié, alors même que des thérapies efficaces existent. Ces constatations sont publiées dans le dernier numéro du Bulletin of the World Health Organization daté d’avril 2000 qui est consacré à la santé mentale. Dans l’éditorial, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Gro Harlem Brundtland souligne que « la santé mentale apparaît soudain comme un problème d’une ampleur impressionnante. Toutes les prévisions montrent que l’on va assister à l’avenir à un accroissement spectaculaire des troubles mentaux. Il s’agit là d’une crise du vingt et unième siècle. » Le Consortium international de l’OMS pour l’Epidémiologie psychiatrique a examiné les données portant sur 30 000 personnes dans sept pays – Allemagne, Brésil, Canada, Etats-Unis d’Amérique, Mexique, Pays-Bas et Turquie. Les chercheurs ont constaté que 48 % des sujets des Etats-Unis étaient confrontés à au moins une affection mentale pendant l’existence contre 40 % aux Pays-Bas, 48 % en Allemagne, 37 % au Canada, 36 % au Brésil, 20 % au Mexique et 12 % en Turquie. Dans l’ensemble, l’âge médian de l’apparition de troubles anxieux est de 15 ans seulement, contre 21 ans pour les troubles dus aux toxicomanies et 26 ans pour les troubles de l’humeur. Concernant les demandes de traitement, les retards sont particulièrement fréquents lorsque les symptômes touchent des jeunes. Les plus touchés par les trois classes de maladies sont les groupes sociaux désavantagés, en particulier les personnes à faible revenu et niveau d’éducation ou les chômeurs et les célibataires. Les troubles anxieux sont ceux qui deviennent le plus souvent chroniques. Ils touchent plus souvent la femme que l’homme, de même que les troubles de l’humeur. En revanche les hommes sont davantage affectés que les femmes par les troubles liés à la toxicomanie. Les chercheurs indiquent que « la tranche de la vie affectée par un épisode est particulièrement longue ». « Cette charge considérable joue un rôle d’autant plus important lorsqu’on tient compte de l’effet souvent dévastateur des troubles mentaux sur le fonctionnement et la qualité de la vie. » « Les troubles mentaux ont également des effets bien néfastes sur les transitions critiques au cours de l’existence, affectant aussi bien le succès dans les études que des problèmes comme les grossesses d’adolescentes, l’instabilité des couples et la violence. » « Il est décourageant de constater que la grande majorité des cas récents, même lorsque les désavantages sont considérables, ne sont pas en traitement ».Bien qu’on ne sache pas encore si un traitement précoce peut éviter les effets néfastes des troubles mentaux précoces sur l’ensemble de l’existence, les chercheurs considèrent qu’il est « essentiel » d’affiner, de mettre en oeuvre et d’évaluer des efforts précoces de « traitement périphérique ». Dans son éditorial, le Dr Brundtland évoque plusieurs raisons pour expliquer pourquoi un traitement efficace n’est pas fourni dans le cas de troubles comme la dépression. « Les principales sont le niveau de priorité inférieur accordé à la santé mentale, le fait que les services de santé mentale sont traditionnellement centralisés dans des établissements psychiatriques grands et peu efficaces, voire préjudiciables à la santé des malades, et une application médiocre de stratégies de santé mentale présentant un bon rapport coût/efficacité. » « Il ne faut pas oublier la stigmatisation de la santé mentale qui incite les gens à ne pas se faire soigner et qui peut même limiter le désir d’intervention des dispensateurs de soins de santé mentale. » « La santé mentale dépend d’un certain niveau de justice sociale et les troubles mentaux, vu leur ampleur, doivent être traités de manière efficace au niveau primaire chaque fois que cela est possible. » Le Dr Brundtland considère la santé mentale comme l’une des priorités principales de l’OMS. Le Rapport sur la santé dans le monde, publié chaque année par l’Organisation, sera consacré aux problèmes de santé mentale en 2001. Pour davantage de renseignements contacter M. Thomson Prentice, OMS, Genève. Tél. (41 22) 791 4224. Fax (41 22) 791 4858. Mél. prenticet@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d’autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int/ |
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Communiqués
2000 | Note
à la presse 2000 |
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