Communiqué de presse 2000

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white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/39
   2 juin 2000
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LES FEMMES DES PAYS PAUVRES COURENT UN RISQUE 200 FOIS PLUS ELEVE DE MOURIR DE COMPLICATIONS DE LA GROSSESSE QUE CELLES DES PAYS RICHES

Selon les résultats de la recherche passés en revue dans le numéro du Bulletin de l'OMS du mois de mai, une femme vivant en Afrique court un risque 200 fois plus élevé de mourir de complications liées à la grossesse qu'une femme vivant dans un pays industrialisé riche.

Les données de l'OMS montrent que, sur les plus de 500 000 décès maternels qui se produisent chaque année, plus de 99 % ont lieu dans des pays en développement et moins de 1 % dans le monde industrialisé. Les principales causes de ces décès sont l'avortement non médicalisé, l'hémorragie, les infections, l'hypertension et la dystocie. Un quart à un tiers de tous les décès de femmes en âge de procréer résultent de complications de la grossesse ou de l'accouchement.

La mortalité maternelle « est le domaine où l'écart, au plan des résultats sanitaires, est le plus sensible entre les pays industrialisés et les pays en développement », a déclaré le Directeur général de l'OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland, aux délégués participant à l'Assemblée mondiale de la Santé réunie à Genève du 15 au 20 mai. « [Cet écart] est simplement inacceptable. »

Selon un article du Bulletin, « Les pauvres sont beaucoup plus mal lotis que le reste de la société en ce qui concerne tous les indicateurs de résultat de la santé génésique. Mais la pauvreté n'est pas un obstacle insurmontable à la santé dès lors que les responsables sont résolument engagés à investir dans la santé. La discrimination fondée sur le sexe est un important déterminant de la mauvaise santé génésique. Les femmes supportent la charge principale de morbidité due aux affections sexuelles et génésiques, parce qu'elles sont victimes de discrimination en ce qui concerne la satisfaction des besoins fondamentaux, l'accès aux services et l'exercice des droits de la personne humaine. »

Un autre article du Bulletin passe en revue des données qui tendent à montrer que la réduction des risques liés à l'avortement peut sauver la vie de milliers de femmes par an. A l'échelle mondiale, les décès dus à l'avortement représentent au moins 13 % de tous les décès survenant pendant la grossesse, l'accouchement et le post-partum. Chaque année, 20 millions de femmes subissent un avortement non médicalisé qui entraîne la mort d'environ 80 000 d'entre elles, disent les auteurs de l'article. Ils ajoutent que presque tous les décès se produisent dans les pays en développement et que les avortements non médicalisés en Afrique ont au moins 700 fois plus de chances d'être fatals que les avortements médicalisés pratiqués dans les pays développés.

La santé génésique, y compris la santé maternelle, est le thème spécial du numéro du Bulletin du mois de mai. D'autres articles de la revue portant sur le même sujet traitent de la qualité des soins obstétricaux hospitaliers, de la mortalité périnatale, de la planification familiale et de la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles.

Le numéro de mai du Bulletin de l'OMS peut être obtenu sur Internet à la page d'accueil de l'OMS:  http://www.who.int/bulletin


Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact Mme Carla Abou-Zahr, chargée du dossier thématique du numéro de mai 2000 du Bulletin de l'OMS, OMS, Genève. Tél. (41 22) 791 3367 Télécopie: (41 22) 791 4858; adresse électronique: abouzahrc@who.int

 

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