L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de
concert avec ses partenaires du Réseau mondial de vigilance et d’intervention
contre les flambées épidémiques, coordonne l’action
internationale contre une flambée de fièvre hémorragique dans le
district de Gulu, dans le nord de l’Ouganda.
Les analyses au laboratoire effectuées en Afrique
du Sud, à l’Institut national de virologie, indiquent que la
flambée est due au virus Ebola. C’est la première fois qu’on
signale des cas de fièvre à virus Ebola en Ouganda.
Au 16 octobre 2000, 71 cas suspects, dont 35
mortels, avaient été notifiés. Les premiers cas ont été signalés
dans un hôpital local de la ville de Gulu, mais la maladie s'étend
désormais à la communauté.
Face à l’épidémie, le Ministère de la Santé
ougandais a mis sur pied un groupe spécial de lutte contre les
fièvres hémorragiques virales. L’OMS aide le Ministère de la
Santé et le groupe spécial à endiguer la maladie :
- en coordonnant la riposte internationale à l'épidemie ;
- en prenant des mesures de lutte contre la maladie, par exemple
des soins en isolement ;
- en recherchant les cas et les contacts et en surveillant ces
derniers ;
- en fournissant du matériel de protection.
Les épidémiologistes du Bureau régional de l’OMS
pour l’Afrique et du Bureau de l’OMS à Kampala (Ouganda)
apportent déjà leur concours aux analyses et à la mise en oeuvre
des mesures de lutte. Le Dr Mike Ryan et Dr Simon Mardel,
épidémiologistes au Siège de l’OMS, à Genève, partiront pour l’Ouganda
aujourd’hui afin d’apporter une aide spécialisée supplémentaire
à la prise en charge clinique des cas et à l’étude de la flambée
sur le terrain.
« L’OMS et ses partenaires coopéreront
avec les autorités ougandaises pour endiguer la maladie dans la zone
où elle s’est déclarée et limiter sa propagation dans les
communautés locales. Il est très important que la riposte
internationale face à cette flambée soit bien coordonnée », a
déclaré le Dr Ryan.
Les premiers fonds destinés au financement de la
riposte ont été fournis par les Gouvernements allemand, irlandais,
italien et japonais.
La fièvre hémorragique à virus Ebola est l’une
des maladies virales humaines les plus virulentes que l’on connaisse,
entraînant la mort dans 50% à 90% des cas. Elle se transmet par
contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou le
sperme de sujets infectés. La maladie a été identifiée pour la
première fois en 1976 dans la province ouest-équatoriale du Soudan
ainsi que dans la région voisine de Yambuku, dans le nord de la
République démocratique du Congo (anciennement Zaïre).
1 Le Réseau mondial de
vigilance et d’intervention contre les flambées épidémiques est
un partenariat technique regroupant des organismes nationaux et
internationaux et d’autres réseaux qui mobilisent et mettent en
commun leurs ressources pour que la communauté internationale prenne
des mesures efficaces de dépistage, de vérification et de riposte en
cas de flambée susceptible d’avoir une portée internationale.