Communiqué de presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/70
  25 octobre 2000
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Prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant – Des experts techniques recommandent l’utilisation des traitements antirétroviraux au-delà des projets pilotes

- Les experts affirment que les avantages l’emportent sur d’éventuels effets indésirables -

Genève, 25 octobre 2000 – Des experts sont arrivés à la conclusion que la sécurité et l’efficacité des traitements antirétroviraux pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant justifiaient l’utilisation de ces traitements au-delà des projets pilotes et des programmes de recherche.

Selon une consultation technique qui s’est tenue à Genève du 11 au 13 octobre 2000, la prévention de la transmission du VIH – le virus responsable du SIDA – de la mère à l’enfant devrait être comprise dans l’ensemble minimum de soins de routine aux femmes séropositives et à leurs enfants. La consultation a aussi recommandé « qu’il n’était pas justifié de restreindre l’utilisation d’aucun de ces traitements à des projets pilotes ou des programmes de recherche ».

« Nous saluons ces nouvelles recommandations, en particulier celles qui ont trait à l’utilisation de la névirapine », a déclaré le Dr Awa-Marie Coll-Seck, Directrice des Politiques, Stratégies et Recherche à l’ONUSIDA. « Je souhaite sincèrement que davantage de femmes aient désormais accès aux programmes de prévention de la transmission de la mère à l’enfant dans les pays en développement ».

« On sait que plusieurs traitements disponibles sont sûrs et efficaces, » a affirmé le Dr Winnie Mpanju-Shumbusho, Directrice de l’Initiative VIH/SIDA/IST à l’OMS. « Le choix doit être déterminé en fonction des conditions locales sur la base des coûts et du point de vue pratique, notamment en ce qui concerne la disponibilité et la qualité des soins prénatals. »

La sécurité des traitements préventifs, notamment par la zidovudine seule, la zidovudine et la lamivudine, et la névirapine, a été largement étudiée dans le monde entier, tant parmi des populations de femmes pratiquant l’allaitement maternel que parmi celles qui ne le pratiquent pas. Les informations dont on dispose actuellement ne montrent pas d’effets indésirables sur la santé de la mère, sur la croissance et le développement des nourrissons, ni sur la santé et la mortalité des nourrissons infectés en dépit d’une prophylaxie.

Le schéma le plus complexe comprend notamment l’administration de zidovudine avant et pendant l’accouchement pour la mère, et des doses après la naissance pour le nourrisson. Le schéma le plus simple exige une dose unique de névirapine au début du travail pour la mère et une dose unique pour le nouveau-né. Ces traitements agissent en diminuant la charge virale chez la mère et en prophylaxie chez le nourrisson pendant et après l’exposition au virus.

Des recommandations antérieures datant de mars 2000 avaient indiqué qu’étant donné la possibilité de problèmes liés au développement rapide de virus résistants à la névirapine chez les femmes à qui on l’avait administrée, la névirapine ne devrait être utilisée que dans le cadre de projets pilotes et de programmes de recherche.

Des virus résistants peuvent se développer rapidement lors de traitements par des médicaments antirétroviraux qui ne suppriment pas complètement la réplication virale, tels que ceux qui comprennent notamment de la lamivudine et de la névirapine, mais il est prouvé que les virus contenant des mutations résistantes aux médicaments diminuent dès que cesse l’administration des médicaments antirétroviraux. Des virus mutants peuvent rester présents chez un individu à de très faibles niveaux, ce qui pourrait réduire l’efficacité d’un futur traitement antirétroviral chez la mère. Toutefois, la réunion est arrivée à la conclusion que l’avantage d’une réduction de la transmission du VIH de la mère à l’enfant grâce à la prophylaxie antirétrovirale l’emportait largement sur les préoccupations théoriques liées au développement d’une résistance aux médicaments.

La prévention de la transmission de la mère à l’enfant comporte davantage que la simple fourniture de médicaments antirétroviraux. Elle exige également des services appropriés de conseil et de test, ainsi qu’un appui aux mères et aux nourrissons, notamment un conseil sur les options en matière d’alimentation du nourrisson.

On se préoccupe continuellement du fait que jusqu’à 20% des nourrissons nés de mères séropositives pourraient contracter le VIH par le biais de l’allaitement. La réunion est arrivée à la conclusion que les directives publiées en 1998 restaient d’actualité. Une femme infectée par le VIH devrait bénéficier de conseil, comportant notamment des informations sur les risques et les avantages de diverses options en matière d’alimentation du nourrisson, ainsi qu’un soutien lui permettant de choisir l’option la mieux adaptée à sa situation. La décision finale appartiendrait à la femme, qui devrait être soutenue dans ses choix. Pour les femmes séropositives au VIH qui choisissent d’allaiter, l’allaitement maternel exclusif est recommandé pour les premiers mois de la vie, et devrait être abandonné lorsqu’un autre mode d’alimentation devient possible.

Chaque année, plus de 600 000 nourrissons sont infectés par le VIH/SIDA, principalement dans les pays en développement. Depuis le début de l’épidémie de VIH, on estime que 5,1 millions d’enfants ont été infectés par le VIH dans le monde entier. La transmission de la mère à l’enfant est responsable de plus de 90% de ces infections. On pense que les deux tiers se produisent pendant la grossesse et l’accouchement, et environ un tiers par l’allaitement. A mesure que s’accroît le nombre de femmes en âge de procréer qui sont infectées par le VIH, le nombre d’enfants infectés augmente également.

La Consultation technique OMS s’est tenue au nom de l’Equipe spéciale interinstitutions ONUSIDA/UNICEF/FNUAP/OMS sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Les participants comprenaient des scientifiques, des responsables de programmes nationaux de lutte contre le SIDA, des mères séropositives, des organisations non gouvernementales, et des organismes des Nations Unies. Les participants venaient d’Afrique, d’Asie, d’Europe, des Caraïbes et des Amériques.

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Pour plus de renseignements, veuillez contacter Gregory Hartl, OMS, Genève (+41 22) 791.4458 ou Tim Farley, Département Santé et Recherche génésiques, (+41 22) 791.3310). Pour plus d’informations sur le programme, vous pouvez également visiter la page d’accueil de l’ONUSIDA sur Internet (http://www.unaids.org).

 

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