| Communiqué de presse
OMS/74 29 novembre 2000 |
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SAUVER DES VIES POUR MOINS DE US $2 PAR PERSONNE Trente-cinq millions de personnes luttent actuellement pour survivre aux conséquences de catastrophes naturelles ou dues à l’Homme. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un appel – au titre des appels humanitaires des Nations Unies pour 2001- afin de mobiliser US $60 millions pour protéger la santé de ces communautés et sauver de nombreuses vies. Lors de la plupart des crises humanitaires, ce sont les épidémies et autres problèmes de santé consécutifs aux conflits ou aux catastrophes auxquels est exposée la population qui font le plus grand nombre de morts. L’OMS détermine les mesures à prendre, organise et coordonne l’action et maintient une surveillance des flambées épidémiques. L’OMS remplit en cela un rôle vital en atténuant les conséquences humaines des catastrophes naturelles ou dues à l’Homme. « Nous savons ce qu’il faut faire pour sauver des vies et prévenir les souffrances en cas de crises humanitaires, même dans les zones en proie aux conflits les plus complexes, » a déclaré Ann Kern, Directeur exécutif pour les activités de l’OMS en matière de Secours d’urgence et d’action humanitaire. « Dans la plupart des cas, ce qui fait la différence, ce sont des interventions de santé publique dont l’efficacité n’est plus à démontrer comme la vaccination, la surveillance des épidémies, la lutte contre les maladies infectieuses, les mesures en faveur d’une maternité à moindre risque et l’approvisionnement en médicaments essentiels. Toutes ces mesures doivent être mises en place malgré l’état de délabrement des ressources matérielles et humaines, les problèmes logistiques et de communication, et parfois même une situation de violence qui perdure. Nous avons besoin de fonds pour mener cette action vitale qui fait la différence. » Si nous disposons des fonds nécessaires, des milliers de vies peuvent être sauvées. Ainsi, on n’a observé aucune épidémie de maladies infectieuses au Timor oriental malgré une situation à haut risque, et cela en grande partie parce que les Gouvernements américain, australien, espagnol et portugais ont investi dans l'action de surveillance OMS des maladies infectieuses, ce qui a permis de déceler et de maîtriser rapidement tout début d’épidémie. En Somalie, les fonds italiens et norvégiens destinés à financer l’effort mené par l’OMS pour diagnostiquer et combattre la tuberculose ont permis de faire passer les taux de guérison à pratiquement 90 %, tandis que d’autres fonds italiens ont permis à l’OMS de livrer rapidement des fournitures et du matériel médicaux et chirurgicaux nécessaires d’urgence à des camps de réfugiés en Erythrée en plein conflit. Au Kosovo, un projet village-santé de l’OMS, financé par le Gouvernement américain, avait pour but d’améliorer les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, ainsi que les comportements en matière d’hygiène du milieu au niveau communautaire. Les résultats font état d’une réduction significative du nombre de cas de diarrhée et d’hépatite A après ces interventions. Malheureusement, les déficits de financement dans le secteur de la santé ont, de la même façon, des conséquences tragiques. Au printemps, une épidémie de rougeole a tué en Afghanistan un millier d’enfants qui auraient pu être protégés si les projets de soins de santé primaires essentiels prévus dans le cadre des appels lancés l’année dernière avaient bénéficié d’un soutien financier plus important. Le manque de financement pour des projets en faveur d’une maternité à moindre risque se traduit également dans ce pays par un taux de mortalité maternelle qui reste très élevé puisque, chaque année, 15 000 femmes meurent de causes liées à la grossesse. Au Burundi, l’infection à VIH continue de se propager inexorablement, le nombre de cas ayant plus que quadruplé depuis 1994 pour plusieurs raisons, alors que les institutions des Nations Unies recevaient moins de la moitié des fonds demandés pour des projets dans ce domaine dans les appels pour l’an 2000. « Certains pensent que nous sommes impuissants face à ces situations. Ce n’est pas vrai, » a déclaré Mme Kern, « il existe des stratégies qui, si elles sont bien conçues et bien coordonnées, permettent de réduire les souffrances, la morbidité et la mortalité. Mais pour cela, nous-mêmes et nos partenaires chargés de l’exécution avons besoin de l’appui de la communauté internationale, et nous en avons besoin tout de suite. » Dans l’appel de cette année, l’OMS, les institutions des Nations Unies et les partenaires chargés de l’exécution demandent des fonds pour mettre en place des mesures dont on sait qu’elles permettent de sauver des vies : des systèmes d’alerte précoces, des compétences en matière de prise en charge des cas, des fournitures d’urgence, des moyens de laboratoire pour accélérer le diagnostic, la formation aux urgences obstétricales, des campagnes pour faire reculer le paludisme et le VIH, et un appui aux soins de santé primaires essentiels. Les intentions n’ont pas changé. L’Organisation
mondiale de la santé espère seulement que la réponse apportée par la
communauté internationale sera à la hauteur.
Pour plus d'informations, les journalistes peuvent
prendre contact avec le Bureau du porte-parole, OMS, Genève. Tél. (41
22) 791 2599 ; télécopie: (41 22) 791 4858 ; adresse électronique : |
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