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LA NOUVELLE ALLIANCE MONDIALE POUR LES
VACCINS SUSCITE UN INTERET CONSIDERABLE DANS LE MONDE EN DEVELOPPEMENT
Des représentants du GAVI (Alliance
mondiale pour les vaccins et la vaccination) vont rencontrer le Président des Etats-Unis
et des responsables de l'industrie pharmaceutique afin d'examiner de nouvelles
stratégies pour la mise au point et la distribution de vaccins salvateurs
La première phase de la nouvelle Alliance mondiale destinée à
accroître la couverture vaccinale chez les enfants les plus pauvres de la planète
suscite un intérêt considérable parmi les responsables sanitaires des pays en
développement. L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), qui a
annoncé la création d'un fonds mondial de plusieurs millions de dollars pour les
vaccins de l'enfant lors du Forum économique mondial qui s'est tenu à Davos le
mois dernier, a d'ores et déjà obtenu de près de 50 pays en développement
des précisions sur leurs activités et leurs besoins en matière de vaccination.
« Nous avons lancé un appel pour que chacun exprime son
intérêt et les résultats que nous avons enregistrés sont plus encourageants que nous
aurions pu le penser » a déclaré Carol Bellamy, membre du Conseil du GAVI et
Directeur exécutif de l'UNICEF. « L'intérêt et l'enthousiasme qui
se sont manifestés très tôt et de toutes parts traduisent le travail d'équipe et
l'engagement qui sont essentiels pour parvenir à vaccination de tous les
enfants. »
Le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de
l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Président du Conseil du GAVI,
s'est exprimée dans les mêmes termes. « Ce qu'il faut comprendre
c'est que si la communauté internationale est capable de trouver le moyen de
fabriquer des vaccins qui soient plus à la portée des pays à faible revenu, ces pays
assumeront leur part de cet effort en investissant les ressources nécessaires pour se
doter du personnel et des systèmes qui permettront d'assurer la vaccination des
enfants. L'élan croissant donné à cette action internationale dans le domaine de
la vaccination est incontestablement perçu au niveau des pays. »
Le 2 mars, M. Bill Clinton, Président des Etats-Unis,
accueillera une réunion des responsables de l'industrie pharmaceutique et des
représentants du GAVI afin d'étudier les moyens d'accélérer la mise au point
et la distribution des vaccins actuels et des nouveaux vaccins là où le besoin s'en
fait le plus sentir. Le Gouvernement des Etats-Unis vient également d'annoncer
qu'il s'engageait à réserver un montant de US $50 millions au profit
du fonds pour les vaccins du GAVI, à accroître le financement des travaux de recherche
qui sont déterminants pour la mise au point de vaccins contre le paludisme, la
tuberculose et le VIH/SIDA, et à travailler avec la Banque mondiale et les pays en
développement à l'amélioration de l'infrastructure médico-sanitaire.
Chaque année, près de trois millions d'enfants succombent
à des maladies qui pourraient être évitées grâce aux vaccins existants. Le GAVI, une
alliance qui regroupe des organisations internationales avec pour mission de faire en
sorte que chaque enfant puisse être protégé contre les maladies évitables par la
vaccination, s'efforce de combler le fossé qui se creuse en matière de vaccination
entre les enfants du monde industrialisé et ceux du monde en développement.
Fin mars, l'Alliance lancera un appel officiel en vue
d'obtenir des propositions de la part des pays dont le PNB par habitant est
inférieur à US $1000. Les ressources du fonds seront principalement utilisées pour
acquérir des vaccins contre l'hépatite B, l'infection à Haemophilus
influenzae type b (Hib) et la fièvre jaune , ainsi que du matériel permettant
d'effectuer des injections sans risque. Il est prévu que les partenaires du GAVI qui
travaillent au niveau des pays collaborent avec les autorités nationales afin de combler
les lacunes qui subsistent encore dans les propositions des pays, indépendamment de la
fourniture de vaccins.
On a coutume d'évaluer l'impact des efforts internationaux
en matière de santé publique dans une poignée de pays dits « pays
pilotes » , qui bénéficient ensuite d'un important soutien international afin
d'évaluer et de modifier les programmes si besoin est. En faisant savoir à tous les
pays en cause que des financements nouveaux sont prévus et que des engagements sont pris,
en les plaçant davantage devant leurs responsabilités en matière d'information et
de participation, les partenaires du GAVI espèrent que ceux-ci trouveront en eux-mêmes
de quoi nourrir leur effort , lui permettant ainsi de mieux s'inscrire dans la durée
.« Dans mon pays, la réforme du système de santé à laquelle nous procédons
permet de mettre en lumière un certain nombre de lacunes dans le système de distribution
des vaccins » a déclaré le Dr Chrispus Kiyonga, Ministre de la Santé de
l'Ouganda l'un des pays qui ont répondu sans tarder à l'appel
du GAVI. « Nous cherchons actuellement des solutions à ces problèmes afin de
donner un élan nouveau à l'accession universelle aux vaccins qui fonctionne déjà
chez nous, et de nous préparer à introduire des vaccins actuellement sous-utilisés mais
néanmoins nécessaires comme le vaccin contre l'hépatite B .»
La vaste majorité des pays qui ont répondu à l'appel ont mis au
point des plans pluri-annuels de vaccination ou sont en train de le faire. En outre, même
dans les pays qui sont les plus démunis, ce sont les budgets nationaux qui supportent la
totalité ou la presque totalité des coûts de fonctionnement du système de vaccination.
Nombre de ces pays souhaitent intégrer le vaccin contre l'hépatite B dans
leurs schémas de vaccination, le seul obstacle qui subsiste étant le coût de cette
mesure. L'intérêt moindre qui se manifeste pour le vaccin anti-Haemophilus
influenzae type B (Hib) est peut-être dû au fait que la nécessité de ce
vaccin est moins bien perçue ; la charge morbide que représente cette maladie
pourrait être mieux connue grâce aux nouveaux instruments d'évaluation tels que
ceux mis au point par les US Centers for Disease Control (CDC) et les National
Institutes of Health (NIH) et c'est là une démarche qui suscite un intérêt
général.
« La Fondation Bill & Melinda Gates s'est engagée
à faire en sorte que tous les enfants puissent avoir accès aux vaccins essentiels, quel
que soit l'endroit où ils vivent » a déclaré Patty Stonesifer ,
Président de la Fondation . « Nous sommes heureux d'apporter notre
soutien à la mission que s'est donnée le GAVI d'accélérer la mise au point
et la distribution de vaccins capables de sauver chaque année plus de trois millions
d'enfants. »
Tous les pays dont le PNB par habitant est inférieur à US $1000
ont été invités « à exprimer leur intérêt » à l'Alliance
il s'agit de 74 pays au total, dont la majorité de pays africains.
Les réponses sont inégalement réparties avec 26 en provenance d'Afrique,
11 d'Europe orientale, 6 d'Asie, 3 d'Amérique latine et
1 du Moyen-Orient.
Quarante-sept pays ont d'ores et déjà exprimé leur désir
de participer à ce processus : l'Albanie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan,
la Bosnie-Herzégovine, le Burkina Faso, le Cambodge, le Cameroun, la Côte
d'Ivoire, Cuba, l'Erythrée, l'Ethiopie, la Géorgie, le Ghana, le Guyana,
Haïti, le Kenya, le Kirghizistan, , le Lesotho, le Libéria, Madagascar, le Malawi, le
Mali, la Mauritanie, la Mongolie, le Mozambique, la Namibie, le Népal, le Nigeria,
l'Ouganda, l'Ouzbékistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée , la République
centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République populaire
démocratique de Corée , la République démocratique populaire lao, la République de
Moldova, la République-Unie de Tanzanie ,le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone,
le Tadjikistan, le Togo, le Turkménistan, , l'Ukraine,, le Viet Nam, le Yémen
et la Zambie.
* * *
L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) est
un groupement d'organisations formé en 1999 avec pour mission de faire en sorte que
chaque enfant soit protégé contre les maladies évitables par la vaccination. Ce
partenariat comporte des gouvernements, le Programme Bill & Melinda Gates
pour la vaccination des enfants, la Fédération internationale de l'Industrie du
Médicament (FIIM), des instituts de recherche scientifique et technique dans le domaine
sanitaire, la Fondation Rockefeller, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance
(UNICEF), le Groupe de la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la Santé
(OMS).
Pour plus de renseignements, veuillez contacter: Gregory Hartl, OMS, Genève,Tel (+41 22) 791 4458, Mobile: +41 79
203 6715, hartlg@who.int, Lisa Jacobs,
Sécretariat de GAVI, Genève, Tel: (+41 22) 909 5042, ljacobs@unicef.ch
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