Communiqué de presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/GAVI/2
2 mars 2000
white_10x1p.jpg (1617 bytes)

LA NOUVELLE ALLIANCE MONDIALE POUR LES VACCINS SUSCITE UN INTERET CONSIDERABLE DANS LE MONDE EN DEVELOPPEMENT

Des représentants du GAVI (Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination) vont rencontrer le Président des Etats-Unis et des responsables de l'industrie pharmaceutique afin d'examiner de nouvelles stratégies pour la mise au point et la distribution de vaccins salvateurs

La première phase de la nouvelle Alliance mondiale destinée à accroître la couverture vaccinale chez les enfants les plus pauvres de la planète suscite un intérêt considérable parmi les responsables sanitaires des pays en développement. L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), qui a annoncé la création d'un fonds mondial de plusieurs millions de dollars pour les vaccins de l'enfant lors du Forum économique mondial qui s'est tenu à Davos le mois dernier, a d'ores et déjà obtenu de près de 50 pays en développement des précisions sur leurs activités et leurs besoins en matière de vaccination.

« Nous avons lancé un appel pour que chacun exprime son intérêt et les résultats que nous avons enregistrés sont plus encourageants que nous aurions pu le penser » a déclaré Carol Bellamy, membre du Conseil du GAVI et Directeur exécutif de l'UNICEF. « L'intérêt et l'enthousiasme qui se sont manifestés très tôt et de toutes parts traduisent le travail d'équipe et l'engagement qui sont essentiels pour parvenir à vaccination de tous les enfants. »

Le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Président du Conseil du GAVI, s'est exprimée dans les mêmes termes. « Ce qu'il faut comprendre c'est que si la communauté internationale est capable de trouver le moyen de fabriquer des vaccins qui soient plus à la portée des pays à faible revenu, ces pays assumeront leur part de cet effort en investissant les ressources nécessaires pour se doter du personnel et des systèmes qui permettront d'assurer la vaccination des enfants. L'élan croissant donné à cette action internationale dans le domaine de la vaccination est incontestablement perçu au niveau des pays. »

Le 2 mars, M. Bill Clinton, Président des Etats-Unis, accueillera une réunion des responsables de l'industrie pharmaceutique et des représentants du GAVI afin d'étudier les moyens d'accélérer la mise au point et la distribution des vaccins actuels et des nouveaux vaccins là où le besoin s'en fait le plus sentir. Le Gouvernement des Etats-Unis vient également d'annoncer qu'il s'engageait à réserver un montant de US $50 millions au profit du fonds pour les vaccins du GAVI, à accroître le financement des travaux de recherche qui sont déterminants pour la mise au point de vaccins contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA, et à travailler avec la Banque mondiale et les pays en développement à l'amélioration de l'infrastructure médico-sanitaire.

Chaque année, près de trois millions d'enfants succombent à des maladies qui pourraient être évitées grâce aux vaccins existants. Le GAVI, une alliance qui regroupe des organisations internationales avec pour mission de faire en sorte que chaque enfant puisse être protégé contre les maladies évitables par la vaccination, s'efforce de combler le fossé qui se creuse en matière de vaccination entre les enfants du monde industrialisé et ceux du monde en développement.

Fin mars, l'Alliance lancera un appel officiel en vue d'obtenir des propositions de la part des pays dont le PNB par habitant est inférieur à US $1000. Les ressources du fonds seront principalement utilisées pour acquérir des vaccins contre l'hépatite B, l'infection à Haemophilus influenzae type b (Hib) et la fièvre jaune , ainsi que du matériel permettant d'effectuer des injections sans risque. Il est prévu que les partenaires du GAVI qui travaillent au niveau des pays collaborent avec les autorités nationales afin de combler les lacunes qui subsistent encore dans les propositions des pays, indépendamment de la fourniture de vaccins.

On a coutume d'évaluer l'impact des efforts internationaux en matière de santé publique dans une poignée de pays dits «  pays pilotes » , qui bénéficient ensuite d'un important soutien international afin d'évaluer et de modifier les programmes si besoin est. En faisant savoir à tous les pays en cause que des financements nouveaux sont prévus et que des engagements sont pris, en les plaçant davantage devant leurs responsabilités en matière d'information et de participation, les partenaires du GAVI espèrent que ceux-ci trouveront en eux-mêmes de quoi nourrir leur effort , lui permettant ainsi de mieux s'inscrire dans la durée .« Dans mon pays, la réforme du système de santé à laquelle nous procédons permet de mettre en lumière un certain nombre de lacunes dans le système de distribution des vaccins » a déclaré le Dr Chrispus Kiyonga, Ministre de la Santé de l'Ouganda – l'un des pays qui ont répondu sans tarder à l'appel du GAVI. « Nous cherchons actuellement des solutions à ces problèmes afin de donner un élan nouveau à l'accession universelle aux vaccins qui fonctionne déjà chez nous, et de nous préparer à introduire des vaccins actuellement sous-utilisés mais néanmoins nécessaires comme le vaccin contre l'hépatite B .»

La vaste majorité des pays qui ont répondu à l'appel ont mis au point des plans pluri-annuels de vaccination ou sont en train de le faire. En outre, même dans les pays qui sont les plus démunis, ce sont les budgets nationaux qui supportent la totalité ou la presque totalité des coûts de fonctionnement du système de vaccination. Nombre de ces pays souhaitent intégrer le vaccin contre l'hépatite B dans leurs schémas de vaccination, le seul obstacle qui subsiste étant le coût de cette mesure. L'intérêt moindre qui se manifeste pour le vaccin anti-Haemophilus influenzae type B (Hib) est peut-être dû au fait que la nécessité de ce vaccin est moins bien perçue ; la charge morbide que représente cette maladie pourrait être mieux connue grâce aux nouveaux instruments d'évaluation tels que ceux mis au point par les US Centers for Disease Control (CDC) et les National Institutes of Health (NIH) et c'est là une démarche qui suscite un intérêt général.

« La Fondation Bill & Melinda Gates s'est engagée à faire en sorte que tous les enfants puissent avoir accès aux vaccins essentiels, quel que soit l'endroit où ils vivent » a déclaré Patty Stonesifer , Président de la Fondation . « Nous sommes heureux d'apporter notre soutien à la mission que s'est donnée le GAVI d'accélérer la mise au point et la distribution de vaccins capables de sauver chaque année plus de trois millions d'enfants. »

Tous les pays dont le PNB par habitant est inférieur à US $1000 ont été invités « à exprimer leur intérêt » à l'Alliance – il s'agit de 74 pays au total, dont la majorité de pays africains. Les réponses sont inégalement réparties avec 26 en provenance d'Afrique, 11 d'Europe orientale, 6 d'Asie, 3 d'Amérique latine et 1 du Moyen-Orient.

Quarante-sept pays ont d'ores et déjà exprimé leur désir de participer à ce processus : l'Albanie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, le Burkina Faso, le Cambodge, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, Cuba, l'Erythrée, l'Ethiopie, la Géorgie, le Ghana, le Guyana, Haïti, le Kenya, le Kirghizistan, , le Lesotho, le Libéria, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, la Mongolie, le Mozambique, la Namibie, le Népal, le Nigeria, l'Ouganda, l'Ouzbékistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée , la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République populaire démocratique de Corée , la République démocratique populaire lao, la République de Moldova, la République-Unie de Tanzanie ,le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tadjikistan, le Togo, le Turkménistan, , l'Ukraine,, le Viet Nam, le Yémen et la Zambie.

* * *

L'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) est un groupement d'organisations formé en 1999 avec pour mission de faire en sorte que chaque enfant soit protégé contre les maladies évitables par la vaccination. Ce partenariat comporte des gouvernements, le Programme Bill & Melinda Gates pour la vaccination des enfants, la Fédération internationale de l'Industrie du Médicament (FIIM), des instituts de recherche scientifique et technique dans le domaine sanitaire, la Fondation Rockefeller, le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), le Groupe de la Banque mondiale et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).


Pour plus de renseignements, veuillez contacter: Gregory Hartl, OMS, Genève,Tel (+41 22) 791 4458, Mobile: +41 79 203 6715, hartlg@who.int,  Lisa Jacobs, Sécretariat de GAVI, Genève,  Tel: (+41 22) 909 5042, ljacobs@unicef.ch

 

 

Communiqués 2000  |  Note à la presse 2000
 Communiqués 1999    |   Note à la presse 1999   
 Communiqués 1998  |  Aide-mémoire
Bureau de l'Information   | In English

Droits d'auteurs © WHO/OMS | Contact INF | Contact OMS


Organisation mondiale de la Santé