| Communiqué de presse
OMS/WHA01 15 mai 2000 |
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LA SANTE S'INTERNATIONALISE
La 53ème Assemblée mondiale de la Santé s'est ouverte aujourd'hui à Genève. Les délégués des 191 Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé ont élu le Dr Libertina Amathila, Ministre de la Santé et des Services sociaux de Namibie, Présidente de l'Assemblée. Dans son allocution à l'Assemblée, le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS, a mentionné en particulier quatre domaines stratégiques pour l'OMS: réduction de la mortalité et des incapacités, réduction des risques pour la santé, développement des systèmes de santé, et place centrale de la santé dans les politiques économiques et de développement. Le fait est que la santé internationale ne relève plus exclusivement des professionnels de santé. "Lorsque les chefs d'Etat, y compris les dirigeants du G8, débattent des grands problèmes politiques du monde, les questions de santé occupent une place importante", a expliqué le Dr Brundtland. "La santé figure parmi les préoccupations des ministres des finances qui assistant aux réunions annuelles de la Banque mondiale et du FMI quand ils examinent l'allégement de la dette. Pour la première fois de son histoire, le Conseil de Sécurité de l'ONU s'est penché sur un problème de santé - le VIH/SIDA en Afrique. La santé est l'un des thèmes centraux du rapport du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies sur le millénaire". Evoquant la pandémie de VIH/SIDA comme une "une véritable tragédie", le Directeur général a déclaré: "Nous ne pouvons pas tolérer que des médicaments vitaux - qui ont été découverts, produits et distribués - ne soient mis à la disposition que de quelques privilégiés. Nous ne pouvons pas tolérer qu'ils soient hors de portée pour les millions de personnes qui en ont le plus besoin". Mais certains faits sont encourageants. "A ma demande, plusieurs sociétés pharmaceutiques se sont déjà penchées sur la question de savoir comment faciliter l'accès aux médicaments utiles," a dit le Dr Brundtland. "Elles souhaitent contribuer à mettre les soins et le traitement contre le VIH/SIDA à la portée d'un nombre bien plus grand de personnes dans les pays en développement." En même temps, le Dr Brundtland a mis en garde son auditoire contre le risque qui consiste à ignorer d'autres aspects tout aussi importants: systèmes d'approvisionnement fiables, financement suffisant, services de laboratoire, supervision des malades, et nécessité de fixer clairement des priorités acceptables du point de vue éthique et politique pour l'octroi de subventions publiques. En écho à la Présidente de l'Assemblée, le Dr Brundtland a parlé des nouvelles initiatives internationales en faveur de la santé des populations pauvres: Faire reculer le paludisme, le Partenariat international contre le SIDA en Afrique, l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination, l'initiative Halte à la tuberculose et l'initiative Pour une grossesse à moindre risque. Ces nouvelles initiatives ont pour objectif de transformer la vie des gens. "Nous savons que c'est effectivement ce qui commence à se passer," a dit le Directeur général. "Davantage de moustiquaires pour protéger les enfants dans leur sommeil, davantage de médicaments antituberculeux disponibles pour dispenser un traitement sous supervision, davantage d'accouchements pratiqués par un personnel qualifié." A propos des efforts de l'OMS pour éradiquer certaines maladies, le Directeur général a rappelé à son auditoire qu'il fallait "maintenir le cap jusqu'à ce que la tâche soit accomplie". Plus de 190 pays et territoires sont en passe d'être déclarés exempts de poliomyélite d'ici à la fin de l'année mais la transmission risque de ne pas être interrompue dans certaines partie de l'Afrique sub-saharienne et du sous-continent indien à cette date. Plusieurs raisons expliquent que la poliomyélite soit beaucoup plus difficile à éradiquer dans ces régions: conflits armés, pénurie de vaccins, surveillance épidémiologique laissant à désirer et difficultés logistiques quasi insurmontables. "Cela ne modifie en rien notre but ultime", a déclaré le Dr Brundtland. "La certification de l'éradication mondiale de la poliomyélite est fixée pour 2005 et nous sommes en bonne voie d'aboutir. J'en appelle aux responsables politiques, en particulier dans les pays à haut risque, pour qu'ils continuent jusqu'en 2005 de faire preuve d'une détermination accrue." "Pour ce qui est de la lèpre, la cible de l'élimination mondiale sera probablement atteinte d'ici à la fin de l'an 2000. Douze pays exactement se partagent maintenant environ 90% de la charge restante de morbidité lépreuse, a indiqué le Dr Brundtland. Les 2,8 millions de malades encore atteints pourraient être guéris. Se référant aux opérations de secours humainitaires de l'OMS, le Directeur général a cité en particulier le Kosovo, le Timor-Oriental, la Turquie et le Mozambique comme des exemples d'interventions rapides de l'OMS qui ont aidé à sauver "de très nombreuses vies". La reconstruction sociale est l'autre aspect indissociable des secours d'urgence. "Nous devons rester. Après le départ des équipes de télévision," a dit le Dr Brundtland. Le Dr Brundtland a déclaré que l'OMS s'engage à intensifier son action en faveur d'une grossesse à moindre risque, d'une réduction de la maladie et de la salubrité des aliments. Elle a également décrit le travail consacré à la rédaction du rapport sur la santé dans le monde 2000: trouver de nouvelles méthodes d'évaluation de la performance des systèmes de santé. Quatre tables rondes ministérielles ont traité de cette question. La Présidente de l'Assemblée a repris les thèmes évoqués par le Dr Brundtland dans son allocution - maladie et pauvreté, partenariats et nécessité d'une action focalisée dans les pays. Dans son discours, le Dr Amathila, "au nom du peuple et du Gouvernement namibiens, de la Communauté de développement de l'Afrique australe, de la Région de l'Afrique et des femmes du monde entier", a remercié l'Assemblée "de l'honneur que vous nous faites en m'élisant à la présidence de la première Assemblée mondiale de la Santé du XXIème siècle et du nouveau millénaire". Elle a appelé l'attention sur la situation difficile des pauvres dans le monde d'aujourd'hui. "La moitié environ des habitants de cette planète sont si pauvres qu'ils n'ont pas accès à un logement convenable, à des soins adéquats ni à l'éducation pour leurs enfants. Le paludisme, le SIDA et la tuberculose continuent de faire des ravages dans de nombreuses parties du monde, en particulier dans les pays en développement. Ces maladies sont aggravées par la pauvreté et elles engendrent également la pauvreté", a déclaré le Dr Amathila. "Nous savons que la tuberculose frappe surtout les pauvres: 98% des décès dus à la tuberculose et 95% des huit millions annuels de cas nouveaux surviennent dans les pays en développement, alourdissant encore le fardeau qui pèse sur les pauvres et affectant les économies locales". Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Valery Abramov, Bureau du porte-parole, OMS, Genève. Tél. (41 22) 791 2543 ; télécopie: (41 22) 791 4858 ; adresse électronique : abramovv@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int/ |
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Communiqués
2000 | Note
à la presse 2000 |
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