Note à la presse 2000

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Note pour la presse N°15
28 novembre 2000
white_10x1p.jpg (1617 bytes)

L'UTILISATION DU DDT DANS LA LUTTE ANTIPALUDIQUE

Le DDT a encore un rôle important à jouer lutter contre le paludisme et sauver des vies dans certains des pays les plus pauvres du monde, fait observer l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), alors que la communauté internationale envisage d’en interdire progressivement l’usage.

Plus de 120 organisations gouvernementales, intergouvernementales et non gouvernementales se réunissent cette semaine (4-9 décembre) à Johannesburg (Afrique du Sud) pour mettre la dernière main à un traité international visant à limiter la production et l’utilisation des polluants organiques persistants, dont le DDT fait partie.

L’OMS collabore avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) pour fournir aux négociateurs les informations sur les questions de santé et d’environnement en rapport avec le DDT, ainsi que sur l’utilisation actuelle de ce produit dans la lutte contre le paludisme.

Bien que l’utilisation du DDT à des fins agricoles ait été interdite dans la plupart des pays depuis la fin des années 70 à cause de ses effets nocifs sur l’environnement, il continue d’être employé en quantités limitées dans le cadre de la santé publique. Pour beaucoup de pays où sévit le paludisme, l’utilisation responsable du DDT représente une stratégie vitale pour prévenir la transmission et lutter contre les épidémies. Les pays continuent avant tout de se servir de cet insecticide parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers ou techniques de mettre au point ou d’utiliser des produits fiables de remplacement.

Pour veiller à ce que les limitations fixées par le traité à l’utilisation du DDT n’entraînent pas un accroissement du nombre des décès imputables au paludisme, l’OMS et l’initiative Faire reculer le paludisme (RBM) encouragent les négociateurs à soutenir des dérogations limitées dans le temps, afin de permettre l’utilisation du DDT en santé publique. De plus, l’OMS appelle à trouver de nouvelles ressources financières pour faciliter le passage à des substituts offrant un bon rapport coût-efficacité pour combattre les vecteurs du paludisme.

De l’avis du Dr David Heymann, le directeur exécutif des maladies transmissibles à l'OMS, « Les dérogations limitées dans le temps sont cruciales pour le succès du traité. Les pays qui utilisent encore le DDT pour combattre les vecteurs du paludisme ont besoin de temps et de ressources pour trouver et mettre en œuvre des solutions de rechange qui leur conviennent. »

L’OMS souligne l’importance de veiller à ce que le DDT ne soit utilisé que pour la lutte antivectorielle dans le cadre de la santé publique et conformément aux directives de l’Organisation.

« Le DDT ne doit être pulvérisé qu’à l’intérieur des maisons et il faut prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher qu’il soit détourné vers l’agriculture », déclare le Dr Heymann. "Selon les projections, les quantités de DDT nécessaires pour lutter contre le paludisme ne représentent qu’une très petite fraction de celles employées par l’agriculture dans le passé."

L’OMS travaille avec les pays où sévit le paludisme et les partenaires de Faire reculer le paludisme pour mettre au point une méthode systématique permettant de diminuer l’utilisation du DDT tout en continuant d’assurer la protection des populations contre le paludisme.

L’OMS affirme que la diminution de l’utilisation du DDT doit faire partie d’une stratégie générale pour renforcer la lutte antipaludique. Il est nécessaire d’établir des moyens solides de lutte au niveau national permettant de développer et de mettre en œuvre toute une gamme de méthodes qui préviennent la transmission du paludisme, qui soient durables, qui présentent un bon rapport coût-efficacité et qui font moins appel aux produits chimiques en général.

Outre la question des dérogations, les négociateurs discuteront également à Johannesburg des ressources financières et techniques nécessaires pour appliquer le traité. Selon le Dr Heymann, « Les pays qui font appel au DDT comptent parmi les plus pauvres du monde. Sans ressources supplémentaires, ils ne pourront pas progresser beaucoup dans ce domaine. Nous espérons que le traité permettra de dégager au cours des prochaines années des fonds importants et, en attendant, nous devons chercher toutes les sources disponibles. »

Avec l’aide du partenariat RBM, Belize, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Nicaragua, le Panama et le Salvador ont d’ores et déjà mobilisé US $750 000 pour diminuer l’utilisation du DDT, dans le cadre d’un projet régional soutenu par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le partenariat s’emploie également à réunir les ressources nécessaires pour mener des actions semblables en Afrique et en Asie.


Pour plus d’informations : RBM médias et communications Andy Seale, tél (+41 22) 791 3670 ou portable (+41 79) 217 3476, Gregory Hartl, porte-parole, OMS, Genève, Portable (+41 79) 203 6715; Tél (+41 22) 791 4458 ; télécopie: (+41 22) 791 4858; adresse électronique : hartlg@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS : http://www.who.int 

 

Communiqués 2000  |  Note à la presse 2000
 Communiqués 1999    |   Note à la presse 1999   
 Communiqués 1998  |  Aide-mémoire
Bureau de l'Information   | In English

Droits d'auteurs © WHO/OMS | Contact INF | Contact OMS


Organisation mondiale de la Santé