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Note pour la presse No. WHA/02 |
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LES LIENS ENTRE LA SANTE PUBLIQUE ET LE COMMERCE SONT EVOQUES LORS D'UNE REUNION D'INFORMATION DE L'OMS .Alors que les échanges internationaux de personnes, de biens, de denrées alimentaires, de techniques et de services continuent de croître, il est essentiel que l'OMS coopère avec d'autres organisations pour préserver la santé des individus, telle a été, en substance, la conclusion d'une réunion d'information technique sur les enjeux actuels de la santé publique et du commerce donnée conjointement par des représentants de l'OMS et de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) qui s'est tenue le 15 mai 2000 dans le cadre de la Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé convoquée cette semaine à Genève. Le développement humain et la lutte contre la pauvreté sont étroitement liés aux échanges internationaux de biens et de personnes. Le secteur de la santé et les réalisations dans ce domaine sont affectés par ces mouvements et nous avons besoin d'actions concertées, a dit Nick Drager, du Département de l'OMS Santé et Développement Durable. Gretchen Stanton, Conseiller principal à l'Organisation mondiale du Commerce, a déclaré: « Nous avons pour mandat de réglementer le commerce international, ce qui est un moyen d'aider les pays à atteindre leurs objectifs, au nombre desquels figurent la santé et le développement ». Elle a parlé du besoin aigu de coordination étroite au niveau national, ajoutant que l'OMS et l'OMC coopèrent régulièrement sur les questions de salubrité des aliments et de propriété intellectuelle, ainsi que dans bien d'autres domaines. Parlant du Règlement sanitaire international, adopté il y a 50 ans pour prévenir la propagation de six maladies meurtrières, le Dr Johan Giesecke, de l'OMS, a annoncé qu'une nouvelle série de dispositions était à l'étude et serait prête dans environ deux ans. Le règlement révisé a pour but de prévenir les urgences de santé publique et d'en atténuer l'impact ainsi que d'optimiser l'action des secteurs de la santé, du commerce, du tourisme, des transports et de l'agriculture dans les Etats Membres, a-t-il précisé. Contrairement au règlement actuel, qui requiert uniquement la déclaration du choléra, de la peste et de la fièvre jaune, « le nouveau règlement exigera la notification de tous les événements liés à la santé publique qui demandent d'urgence une attention à l'échelle internationale, et qui comportent, par exemple, un risque élevé de déborder du cadre de la communauté ou du pays touchés », a dit le Dr Giesecke. Les médicaments essentiels ont également été évoqués, des experts de l'OMS et de l'OMC reconnaissant l'importance et la complexité de la question. Bien que la disponibilité de ces produits dans le monde ait été améliorée, au moins un tiers de la population mondiale n'a toujours pas accès aux médicaments essentiels et ce taux est de plus de 50% dans les régions les plus pauvres d'Afrique et d'Asie. Les participants ont débattu de l'impact de l'accord conclu par l'Organisation mondiale du Commerce sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC - aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce). Ils ont notés que l'OMS collaborait étroitement avec ses Etats Membres ainsi qu'avec l'OMC, l'Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle (OMPI), la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), l'industrie, des ONG d'intérêt public et d'autres partenaires intéressés. Au sujet des aspects de la salubrité des aliments importants sur le plan international, les experts ont souligné que les maladies d'origine alimentaire augmentaient à mesure que croît le commerce international et que des évaluations des risques alimentaires s'imposaient pour protéger la santé des consommateurs. Douglas Bettcher, Coordonnateur de l'OMS pour la nouvelle convention cadre pour la lutte anti-tabac, a déclaré: « Le secteur de la santé a manifestement un rôle à jouer dans des domaines comme la lutte contre le tabac et d'autres produits dangereux, la salubrité des aliments, la libéralisation des services commerciaux et la protection des produits pharmaceutiques par des brevets. Le but de la convention pour la lutte anti-tabac, qui quand elle sera adoptée, sera le premier instrument de l'OMS ayant force de loi, est de réduire la charge de morbidité liée au tabac. Douglas Bettcher a fait remarquer que différents problèmes trans-frontières, tels que la contrebande et l'étendue de la publicité dans le monde, exigeaient une collaboration entre les pays. Cette réunion d'information technique, à laquelle a assisté un public nombreux, est l'une des cinq réunions qui auront lieu pendant la Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé avec la participation d'experts de l'OMS et d'autres organisations. Les autres réunions prévues cette semaine porteront sur l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination, la qualité des médicaments et les médicaments contrefaits, le projet « Faire reculer le paludisme » et la Convention cadre pour la lutte anti-tabac. Pour davantage de renseignements, prière de contacter Daniel Epstein, tél : 41 22 917 6874, epsteind@paho.org. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS, ainsi que d'autres informations sur le sujet, peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS : http://www.who.int |
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Communiqués
2000 | Note
à la presse 2000 |
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