| Communiqué de presse
OMS/03 23 janvier 2001 |
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QUESTIONS DE SANTE MONDIALES : CENT SEPTIEME SESSION DU CONSEIL EXECUTIF DE L’OMS La cent septième session du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est achevée à Genève hier soir. Les 32 membres du Conseil, sous la présidence du Dr Jorge Jiménez de la Jara (Chili), ont couvert une vaste gamme de sujets au cours des sept jours qu’ont duré les débats. Parmi ces sujets figuraient l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, l’évaluation de la performance des systèmes de santé, le nouveau Règlement sanitaire international, les soins infirmiers et obstétricaux et la schistosomiase. La malnutrition du nourrisson et du jeune enfant demeure l’un des problèmes de santé publique les plus graves du monde – la malnutrition demeure responsable de près de la moitié des 10,5 millions de décès qui frappent chaque année les enfants d’âge préscolaire dans le monde. Le Conseil a adopté une résolution demandant la protection, la promotion et le soutien de l’allaitement au sein et des pratiques relatives à l’alimentation complémentaire, ainsi que l’amélioration de la nutrition chez la femme en âge de procréer, surtout pendant et après la grossesse. Il invite également les Etats Membres à appuyer l’initiative des hôpitaux « amis des bébés ». L’année 2001 marque le 20e anniversaire de l’adoption du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Dans sa résolution, le Conseil demande le renforcement des « mécanismes nationaux pour veiller au respect partout dans le monde des dispositions du Code ». Le Rapport sur la santé dans le monde, 2000 - Pour un système de santé plus performant de l’année passée a soulevé commentaires et débats dans les 191 Etats Membres de l’OMS. C’était la toute première fois que la performance de tous les systèmes de santé nationaux était évaluée. Le Conseil a adopté une résolution sur les mesures qui permettent d’aider les Etats Membres à contribuer aux évaluations conduites par l’OMS. Le prochain projet de rapport doit être achevé d’ici mai 2002 en vue de sa publication, après consultation, en octobre 2002. Le Conseil a adopté une résolution sur le renforcement des soins infirmiers et obstétricaux. La pénurie aiguë et croissante de personnel de soins infirmiers et obstétricaux suscite la préoccupation au niveau mondial. La situation est particulièrement grave dans les pays en développement, où le financement instable et insuffisant du secteur de la santé ainsi que les bas salaires et de mauvaises conditions de travail ont déjà conduit des membres de la profession soit à émigrer en masse vers des pays offrant de meilleures perspectives d’emploi, soit à cesser définitivement leur activité. Par exemple, les membres du Conseil ont appris que le nombre d’infirmières arrivant au Royaume-Uni a augmenté de 48 % au cours des 12 derniers mois, tandis qu’un hôpital de Zambie, qui a besoin de 1500 infirmières pour fonctionner efficacement, ne dispose actuellement que d’un effectif de 500 infirmières. La résolution du Conseil invite les Etats Membres de l’OMS à favoriser « le recrutement et le maintien d’un personnel de soins infirmiers et obstétricaux qualifié et motivé dans le cadre des services de santé ». Elle prie par ailleurs le Directeur général de mettre en place « des mécanismes permettant de rechercher les causes de la pénurie mondiale de personnel de soins infirmiers et obstétricaux, y compris l’impact des migrations ». La mondialisation des maladies infectieuses est telle qu’une flambée survenant dans un pays est une menace potentielle pour le monde entier. Le besoin d’une coopération technique en matière de vigilance et d’intervention contre les flambées épidémiques est aujourd’hui plus grand que jamais à cause de l’augmentation des mouvements de population, de la croissance du commerce international et des échanges de produits biologiques, de l’évolution des méthodes de traitement des aliments et des transformations sociales et environnementales. L’OMS vise à contrer la menace mondiale pour la santé publique que représentent les maladies infectieuses émergentes, les épidémies et les agents infectieux pharmacorésistants. En avril 2000, l’OMS a créé un réseau mondial de vigilance et d’intervention contre les flambées épidémiques. Les informations sur les flambées épidémiques en cours reçues par l’OMS et considérées comme revêtant une importance internationale potentielle sont communiquées dans le monde entier aux responsables de la santé publique et aux partenaires du système mondial de surveillance au moyen d’un service hebdomadaire de messagerie électronique (liste de vérification des flambées). Le Conseil a examiné le projet de révision du Règlement sanitaire international présenté par l’OMS. Les nouveaux éléments du Règlement sont notamment l’augmentation du nombre des maladies à notifier, en particulier les épidémies, et l’utilisation des informations provenant de toutes les sources fiables pour permettre aux pays de suivre l’évolution d’une flambée. En dehors de la formulation d’une stratégie mondiale pour juguler et, si possible, prévenir la résistance aux antimicrobiens, et de la révision permanente du Règlement sanitaire international, la résolution du Conseil demande à l’OMS « de fournir un appui aux pays afin de développer leur potentiel d’alerte et d’action en cas d’épidémie ». L’accent a été mis en particulier sur « l’acquisition des compétences nécessaires pour le diagnostic en laboratoire et par la formation à l’épidémiologie appliquée dans les pays les plus exposés. » Le nouveau Règlement sanitaire international doit être présenté à l’Assemblée mondiale de la Santé en 2004. Le Conseil a discuté du rapport de l’OMS traitant de la lutte contre la schistosomiase et les helminthiases d’origine telluriques qui continuent à être les parasitoses les plus répandues dans le monde. Environ 2 milliards de personnes sont touchées de par le monde, dont 300 millions gravement. La charge de morbidité est énorme (et représente actuellement 40 % de celle imputable à toutes les maladies tropicales, paludisme non compris), mais elle peut être réduite considérablement au moyen de l’administration régulière de doses uniques de médicaments ne coûtant pas plus de US $0,03 à US $0,30. Un certain nombre de pays, comme le Brésil, la Chine, l’Egypte et les Philippines, ont réussi à bien juguler ces infections. L’OMS a défini un programme simple et exhaustif pour réduire l’impact de la schistosomiase et des helminthiases d’origine tellurique, comprenant l’administration de la chimiothérapie à tous les groupes à haut risque. Elle estime que ces mesures de lutte peuvent diminuer la morbidité de 80 %. Toutefois, pour réduire la transmission de manière plus permanente, il convient d’assortir cette stratégie d’un accès amélioré à l’assainissement et à l’eau propre. Les autres sujets abordés par le Conseil comprennent le projet de budget programme pour 2002-2003, les progrès de la Convention-cadre pour la lutte antitabac, Faire reculer le paludisme et la Santé mentale qui, cette année, sera à la fois le thème du Rapport sur la santé dans le monde et de la Journée mondiale de la santé. Le Conseil a décidé d’inclure séparément la question de l’uranium appauvri dans un point technique à l’ordre du jour de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui se tiendra à Genève du 14 au 22 mai. Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact avec M.Valery Abramov, Bureau du porte-parole, OMS, Genève. Tél. (+41 22) 791 2543 ; télécopie: (+41 22) 791 4858 ; adresse électronique abramovv@who.int ou M. Gregory Hartl, porte-parole, OMS, Genève. Tél. (+41 22 791 4458; télécopie: (+41 22) 791 4858; adresse électronique : hartlg@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS : http://www.who.int |
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