Communiqué de presse 2001

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/11
13 mars 2001
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DE NOUVELLES ETUDES SUR LA THROMBOSE VEINEUSE SONT NECESSAIRES, ESTIMENT LES SCIENTIFIQUES ET L'INDUSTRIE DU TRANSPORT AERIEN

Lors de la consultation organisée les 12 et 13 mars 2001 par l'OMS, des scientifiques internationaux ont fait le point des informations relatives aux voyages aériens et à la thrombose veineuse, concluant que des recherches supplémentaires sur cette question s'imposent.

Les scientifiques avaient pour tâche d'étudier le lien éventuel entre les voyages aériens et la thrombose veineuse, de recenser les connaissances manquantes et d'établir les priorités pour les recherches à effectuer.

Sur la base des témoignages examinés, les scientifiques ont estimé, en résumé, qu'il existe probablement un lien entre les voyages aériens et la thrombose veineuse. Ce lien est vraisemblablement ténu et il concerne principalement les passagers qui présentent des facteurs de risque supplémentaires de thromboembolie veineuse. Ces facteurs de risque supplémentaires sont notamment des antécédents de thrombose veineuse, l'obésité, la prise de contraceptifs oraux et les traitements hormonaux de substitution, une opération chirurgicale ou un traumatisme récent, un cancer et des anomalies génétiques de la coagulation.

Dans leurs exposés, certains scientifiques se sont demandé s'il pouvait exister un lien entre les voyages aériens et la thromboembolie veineuse (ou thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire). Les exposés faisaient tous appel à des méthodes différentes. Les résultats allaient de l'absence d'association claire à une relation étroite entre les voyages aériens et la thrombose veineuse. Les études, compte tenu de leur grande diversité de conception, n'étaient pas rigoureusement comparables dans la mesure où elles portaient sur des vols de durée inégale et des groupes de passagers divers.

Les scientifiques qui sont intervenus sont le Dr Paul Giangrande, Radcliffe Hospital, Oxford, Royaume-Uni; le Dr Emile Ferrari, Hôpital Pasteur, France; le Dr Roderik A. Kraaijenhagen, Université d'Amsterdam, Pays-Bas; et M. John Scurr, Middlesex & University College Hospital, Royaume-Uni.

Une étude minutieuse de la littérature publiée depuis plus de 20 ans a révélé que les données existantes se limitaient essentiellement à des compte rendus de cas et à deux études cliniques cas-témoins. Le Dr Patrick Kesteven, Freeman Hospital, Royaume-Uni a estimé que le problème n'était pas de recenser les connaissances manquantes mais de parvenir à un consensus sur quelque point que ce soit que.

Les représentants de l'industrie du transport aérien ont aussi été invités à donner leur opinion. Ils ont déclaré qu'il existait probablement un lien entre la thrombose veineuse et les voyages en général mais qu'on ne disposait pas de suffisamment de données pour formuler des recommandations. En conséquence, les compagnies aériennes et l'Association du Transport aérien international (IATA) se sont engagées à soutenir de nouvelles études sur cette question.

Des associations analogues peuvent exister pour d'autres formes de voyages. Les données disponibles, selon les experts, ne permettent pas d'évaluer les risques réels. On ne dispose pas de données scientifiques suffisantes pour formuler des recommandations spécifiques, ont-ils déclaré, hormis celle de se dégourdir les jambes pendant le voyage. Les scientifiques ont estimé en particulier que le recours systématique à des agents pharmacologiques, compte tenu des effets secondaires reconnus, ne pouvait être recommandé.

Se fondant sur leurs discussions, les scientifiques ont donné la priorité, parmi les recherches à effectuer, aux travaux suivants:

  1. Un ensemble d'études épidémiologiques internationales multicentriques, y compris une vaste étude de cohorte prospective portant sur des critères cliniques fiables pour répondre aux questions suivantes: Y a-t-il un lien et, dans l'affirmative, quel est le risque absolu? Quelle est l'ampleur du problème? Cette étude de cohorte fournira aussi des indices sur d'autres facteurs étiologiques.
  2. Des études spéciales à la recherche de critères intermédiaires dans des groupes de volontaires, portant sur des facteurs de risque environnementaux indépendants et isolés tels que la pression cabine, la température de cabine et les facteurs de risque comportementaux tels qu'une consommation excessive d'alcool et le manque d'exercice.
  3. Une étude d'intervention prospective sur des passagers, utilisant des méthodes diagnostiques objectives et portant sur divers modes d'intervention.

Le groupe a estimé à l'unanimité que ces études devaient être entreprises dès que possible sous les auspices de l'OMS et de l'Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), avec l'appui d'un comité scientifique indépendant et en collaboration avec l'IATA et les compagnies aériennes.

Enfin, la question des mesures élémentaires destinées à améliorer le confort des passagers sur les avions a été soulevée. Ces mesures consistent notamment à consommer moins d'alcool, à boire suffisamment d'eau, à porter des vêtements amples ou à faire des exercices tout en restant assis. De nombreuses compagnies aériennes appliquent ces mesures et les scientifiques ont conclu que, malgré leur faible fondement scientifique actuel, ils appuient ces mesures élémentaires qui ne peuvent qu'améliorer le confort des passagers.

 

 

Les opinions exprimées pendant la consultation sont celles d'un groupe international d'experts; elles ne reflètent pas nécessairement les décisions ni la politique officielle de l'Organisation mondiale de la Santé.

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Pour plus d’informations, les journalistes peuvent s’adresser à M. Gregory Hartl, Porte-parole de l’OMS, Genève, Suisse. Téléphone: (+41 22) 791 4458. Télécopie: (+41 22) 791 4858. Courriel: hartlg@who.int ou bien à Mme Aisling Campbell. Téléphone : (+41 22) 791 4216. Courriel : campbellab@who.int. Tous les communiqués de presse, Aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus par Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int

 

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