| Communiqué
OMS/26 23 mai 2001 |
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L'OMS ET NOVARTIS CONJUGUENT LEURS EFFORTS CONTRE LE PALUDISME PHARMACORESISTANT S'efforçant d'assurer la disponibilité de médicaments essentiels à des prix abordables, l'Organisation mondiale de la Santé et le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis ont décidé d'un commun accord de fournir aux pays en développement un nouveau traitement contre le paludisme pharmacorésistant. Ce médicament, mis au point conjointement par Novartis, sera un outil puissant contre une maladie qui frappe plus de 300 millions de personnes et fait plus d'un million de victimes chaque année. Au cours de ces 10 dernières années, le parasite du paludisme a développé une résistance croissante au traitement le plus courant, la chloroquine. Cependant, l'utilisation d'une association d'artemether, dérivé d'une plante chinoise, et de lumefantrine a donné des taux de guérison de plus de 95%, même dans des zones de polypharmacorésistance. Aux fins de son utilisation dans les pays en développement, Novartis fournira le nouveau traitement appelé Coartem à l'OMS à prix coûtant - environ 10 cents le comprimé, soit moins de US$2,50 le traitement complet pour les adultes et sensiblement moins pour les enfants. "Ces partenariats secteur privé-secteur public jouent un rôle déterminant dans la lutte contre les maladies de la pauvreté," a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS. "Les ressources, le savoir-faire et les technologies existent, nous devons simplement les mettre à la disposition des plus démunis." Conformément à l'accord, l'OMS désignera un groupe d'experts qui examinera les demandes et distribuera le médicament par le biais des gouvernements des pays d'endémie et des ONG. L'OMS et Novartis prévoient également de collaborer aux recherches visant à améliorer les schémas thérapeutiques dans les pays d'Afrique. Des emballages de Coartem spécialement conçus pour faciliter une utilisation appropriée par les enfants et les personnes qui ne savent pas lire ont étés mis au point. Le paludisme est réapparu comme une grave menace pour la santé publique à la fin du XXe siècle. En 30 ans, le taux de mortalité en Afrique a augmenté de près de 50%. En dépit des efforts déployés pour le combattre, le paludisme demeure responsable d'au moins 20% de la mortalité des moins de cinq ans en Afrique et il représente 10% de la charge de morbidité totale sur le continent. Le paludisme est la cause de 30-50% des admissions hospitalières, il absorbe 40% des dépenses de santé publique totales et jusqu'à 50% des consultations externes lui sont imputables dans les zones d'endémie. "Le fait est que le paludisme tue davantage de jeunes enfants en Afrique que le VIH/SIDA," a dit David Alnwick, Administrateur du projet Faire reculer le paludisme, partenariat international entre le secteur public et le secteur privé. "Avec le SIDA et la tuberculose, le paludisme constitue un obstacle majeur au développement économique et social." Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Mme Daniela Bagozzi, Porte-parole de l'OMS, Genève. Tél. (+41 22) 791 45 44; télécopie: (+41 22) 791 4858; adresse électronique: bagozzid@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS : http://www.who.int
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