Communiqué de presse 2001

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué OMS/39
11 septembre 2001
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sans une action mondiale, les us $17 milliards consacres a la recherche de nouveaux medicaments au cours des cinq dernieres annees risquent d’avoir ete investis en pure perte

Par Son Action, l’OMS Vise a Sauvegarder Pour le Futur les Traitements Essentiels

L’Organisation mondiale de la Sante prend aujourd’hui des mesures pour veiller a ce que l’efficacite de certains medicaments essentiels soit preservee a la fois pour cette generation et le futur. Sans une action mondiale concertee, de nombreux progres spectaculaires enregistres en medecine au cours des cinquante dernieres annees pourraient s’evanouir a cause de la menace croissante des pharmacoresistances.

« Les antibiotiques representent l’une des decouvertes les plus importantes du 20e siecle. On a pu soudain traiter et guerir des maladies mortelles, comme la tuberculose, la meningite, la scarlatine et la pneumonie, explique le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur general de l ‘OMS. Si nous n’agissons pas pour preserver ces progres miraculeux de la medecine, nous allons entrer dans une ere ‘post-antibiotique’ qui verra de nombreuses avancees medicales et chirurgicales sapees par le risque des infections incurables.»

Au cours des cinq dernieres annees, les laboratoires pharmaceutiques ont investi plus de 17 milliards de dollars US dans la recherche et le developpement de medicaments pour traiter les maladies infectieuses (selon les informations donnees par cette industrie). A moins de venir rapidement a bout des pharmacoresistances, une grande partie de ces investissements pourrait etre perdue.

L’OMS lance aujourd’hui une strategie d’ensemble pour endiguer la propagation des resistances. Quiconque utilise ou gere les traitements medicaux, patients, medecins, administrateurs d’etablissements hospitaliers, ministres de la sante, pourra faire appel a ce cadre soigneusement structure qui est l’aboutissement des travaux effectues par des specialistes de l’OMS et des partenaires nationaux et internationaux pendant trois ans.

« Cette strategie est conçue pour favoriser un usage plus rationnel des medicaments, de façon a minimiser le phenomene de la resistance et a maintenir l’efficacite des traitements pour les generations futures », declare le Dr David Heymann, Directeur executif du programme OMS sur les maladies transmissibles.

En etant mieux informes, les patients soumettront les medecins a moins de pression pour obtenir d’eux des antibiotiques et les medecins pourront limiter leurs prescriptions aux seuls medicaments requis pour traiter leurs patients, plutot que de leur donner automatiquement les derniers nes ou les mieux connus.

Les administrateurs d’etablissements hospitaliers peuvent instaurer des procedures detaillees pour controler l’efficacite des medicaments utilises. Les ministres de la sante peuvent veiller a ce que les medicaments les plus indispensables soient a la disposition des populations et a eviter les utilisations a mauvais escient.

L’utilisation des antibiotiques dans le secteur agro-alimentaire contribue egalement a l’apparition des resistances. Actuellement, l’agriculture absorbe 50 % des quantites d’antibiotiques produites, certes pour traiter les animaux malades, mais aussi et surtout pour activer la croissance du cheptel et de la volaille. Or, les germes pharmacoresistants peuvent se transmettre de l’animal a l’homme.

Pour eviter cela, la strategie mondiale recommande une serie de mesures comme la delivrance sur prescription obligatoire de tous les antibiotiques servant a lutter contre les maladies chez l’animal et l’arret progressif de leur utilisation comme activateurs de croissance.

La pharmacoresistance est un phenomene biologique naturel mais qui peut s’averer mortel. Aujourd’hui, elle se propage rapidement dans le monde et un nombre croissant de medicaments de premier plan deviennent inefficaces. On a des preuves irrefutables de resistances a des medicaments contre la meningite, les infections sexuellement transmissibles comme la gonorrhee, les infections nosocomiales et le phenomene touche meme les nouvelles classes d’antiretroviraux utilises contre le VIH.

On observe par exemple que, dans plusieurs pays, les souches de bacilles tuberculeux sont devenues resistantes contre au moins deux des medicaments les plus efficaces. Ailleurs, ce sont les antipaludeens courants qui sont desormais pratiquement inutilisables a cause du meme phenomene.

« Ce probleme touche aussi bien les communautes riches que les pauvres, les pays industrialises comme ceux en developpement, affirme le Dr Heymann. Ses causes different suivant la societe - surconsommation des medicaments dans de nombreux pays developpes, utilisation insuffisante dans les pays plus pauvres - mais les consequences et le danger imminent restent les memes. »

C’est un probleme universel. Aucun pays ne peut se permettre de l’ignorer et de ne pas reagir. Parallelement, toute mesure prise par quelque pays que ce soit aura des resultats evidents et positifs pour l’ensemble du monde.


Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl, Porte-parole de l'OMS, Geneve. Tel. (+41 22) 791 4458; telecopie: (+41 22) 791 4858; adresse electronique: hartlg@who.int Tous les communiques de presse, aide-memoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent etre obtenus sur Internet a la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int

Aux Etats-Unis, prendre contact avec Jim Palmer au (202) 262 9823. L’UER transmettra mardi du materiel audiovisuel, notamment des extraits d’une interview avec David Heymann et des extraits d’emissions de radio auxquels on pourra acceder a partir du centre des medias que l’on peut atteindre par http://www.who.int/multimedia. Toute demande d’information sur les transmissions de l’UER ou les radiodiffusions doit etre adressee a Chris Powell au +41 22 791 2888.

 

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