| Communiqué
OMS/44 18 octobre 2001 |
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L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE SOULIGNE QU’IL EST IMPORTANT DE RESTER VIGILANT FACE A L’USAGE DELIBERE D’AGENTS INFECTIEUX L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reçu de nombreuses demandes d’information sur l’usage délibéré d’agents biologiques dans l’idée de nuire. Des cas inattendus de charbon nous ont été signalés, dans un premier temps aux Etats-Unis d’Amérique mais maintenant également dans d’autres pays. Le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l’OMS, a déclaré : « Les systèmes de santé publique locaux et nationaux sont en train de prendre des mesures pour faire face à des épidémies de maladies infectieuses, naturelles ou délibérément provoquées. Les événements récents nous amènent à tirer trois enseignements : premièrement, les systèmes de santé publique ont réagi rapidement dès que l’on a soupçonné une propagation délibérée de l’infection ; deuxièmement, ces systèmes doivent rester vigilants ; et troisièmement, une opinion publique informée et responsable est un élément critique de cette riposte. Nous publions aujourd’hui des principes directeurs révisés quant à la conduite à tenir en cas d’infection présumée par le bacille du charbon. » Le charbon n’est pas une maladie nouvelle et est entièrement curable s’il est correctement et rapidement diagnostiqué. Bien qu’il s’agisse d’une maladie extrêmement grave, la forme la plus dangereuse – le charbon pulmonaire – ne peut être contractée que par exposition directe à des spores en suspension dans l’air. Cette forme ne se transmet pas d’une personne à l’autre. Le Dr David Heymann, Directeur exécutif pour les maladies transmissibles au Siège de l’OMS à Genève a déclaré : « Nous aimerions que les citoyens de tous les pays comprennent quelle est la meilleure façon de réagir à l’utilisation délibérée de cet agent infectieux. Les personnes qui ressentiraient des symptômes doivent se rendre chez un médecin, comme elles le feraient pour toute autre pathologie . A moins d’avoir été directement exposées à des spores de charbon, il est impossible qu’elles aient contracté la maladie et ne doivent donc pas s’inquiéter. Toute personne qui reçoit ou voit une lettre ou un paquet suspect doit avertir la police ou les autorités locales. Dans de nombreux pays, la police et les autorités sanitaires sont équipées pour tester tout paquet suspect et son contenu. » Il est très important que les personnes ne recourent pas elles-mêmes à un traitement antibiotique pour se soigner ou tenter de se protéger sans avoir d’abord consulté un médecin. Les antibiotiques sont des outils puissants et efficaces, mais qui doivent être utilisés correctement et judicieusement. Si l’on utilise le mauvais antibiotique, il ne sera pas efficace et pourra même être nuisible. Un mauvais usage peut également entraîner une résistance aux médicaments, ce qui signifie que des antibiotiques plus puissants ne permettront plus de traiter la maladie. A ce stade, une vaccination généralisée contre le charbon n’est pas une option praticable. L’OMS s’emploie avec les gouvernements nationaux et les organismes internationaux à suivre de près la situation et à diffuser régulièrement des recommandations actualisées. Pour plus d’informations sur le charbon, vous pouvez consulter les recommandations publiées le 18 octobre 2001 par l’OMS. Les professionnels de santé trouveront des recommandations dans la monographie OMS intitulée « Santé publique et armes chimiques et biologiques ». Pour plus d'informations, peuvent prendre contact avec Iain Simpson, Attaché de presse, Maladies transmissibles, OMS, Genève. Tél. (+41 22) 791 3215 ou Daniela Bagozzi, Bureau du porte-parole de lOMS, Genève. Tél.: (+41 22) 791 4544; télécopie: (+41 22) 791 4858; adresse électronique: bagozzid@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int |
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