Communiqué de presse 2001

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué OMS/46
23 octobre 2001
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nouveau plan mondial contre la propagation de la tuberculose

L’Afghanistan et le Pakistan sont parmi les pays les plus touchés

WASHINGTON, le 23 octobre 2001 — Avertissant la communauté internationale que la tuberculose se propage à une vitesse alarmante dans le monde entier, la vaste coalition connue sous le nom de partenariat Halte à la tuberculose, dont font partie l’Organisation mondiale de la Santé et la Banque mondiale, a lancé aujourd’hui un plan pour renverser la tendance et a appelé les gouvernements des pays développés comme en développement à augmenter considérablement leur appui financier. Compte tenu des deux millions de morts pour la seule année 2000, de l’association mortelle de la tuberculose et de la pandémie de VIH/SIDA ainsi que du problème croissant des résistances, le partenariat Halte à la tuberculose a déclaré que cette maladie était en passe de devenir une urgence de santé publique.

Dans le monde, ce sont les populations vulnérables et démunies qui sont les plus exposées au risque de contracter cette maladie qui se propage par l’air, attaque les poumons et entraîne une mort lente et douloureuse. L’Afghanistan et le Pakistan, par exemple, sont déjà confrontés à de forts taux d’infection. Des centaines de milliers de réfugiés vivent entassés le long de la frontière entre les deux pays. Dans cette situation, il y a un risque réel qu’un nombre encore plus grand de personnes soient victimes de cette maladie.

Le Plan mondial contre la tuberculose, lancé aujourd’hui, propose de développer l’accès national à DOTS, la stratégie internationalement reconnue par laquelle les agents de santé et les bénévoles des collectivités traitent les malades avec une association puissante de médicaments d’une manière qui garantit le succès de ce traitement de longue durée. Le prix des médicaments ne dépasse pas US $10 pour l’ensemble du traitement. Le plan mondial prévoit également la prévention de la tuberculose à bacilles multirésistants (TB-MR), la recherche et le développement de nouveaux antituberculeux permettant un traitement plus court et des stratégies pour mieux soigner les malades séropositifs pour le VIH. Les derniers chiffres confirment qu’en Afrique subsaharienne, la tuberculose a progressé de 10 % par an. Ceux qui sont atteints par le VIH ont un risque beaucoup plus grand d’être malade et, en l’absence de traitement, de transmettre la tuberculose à d’autres.

« Il est utile d’investir dans les problèmes sanitaires mondiaux, comme la tuberculose, parce que l’amélioration de la santé est un moyen concret et mesurable de diminuer la pauvreté et les inégalités, au niveau national et mondial. Investir dans la santé, c’est investir dans le potentiel humain qui est, comme nous avons pu le constater, le moteur principal du développement, a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland. Les investissements dans le développement de la stratégie DOTS auront de grandes répercussions : d’ici 2005, 22 millions de personnes auront été guéries de la tuberculose et 16 millions de vies auront pu être sauvées. L’OMS est fière d’avoir travaillé avec d’aussi nombreux partenaires et d’avoir pu ainsi en arriver là. »

Le partenariat Halte à la tuberculose a été fondé en 1998. Il se compose de plus de 120 groupes, dont le George Soros’ Open Society Institute qui a financé le développement initial du plan. Le partenariat voit le plan comme une stratégie globale qui accélérera la lutte contre la tuberculose au cours des cinq prochaines années et permettra finalement de passer à l’élimination.

Le partenariat estime qu’il faudra approximativement US $9,3 milliards pour mettre en œuvre le plan et qu’il manque pour l’instant US $4,5 milliards.

Le plan comporte des indicateurs pour évaluer les progrès, ce qui permettra aux partenaires et aux donateurs de réorienter les efforts suivant les besoins. La stratégie DOTS en est la pierre angulaire. Appliquée correctement, elle permet d’obtenir un taux de réussite thérapeutique de 90 %. Pourtant, une personne sur quatre seulement reçoit actuellement ce traitement après un diagnostic de tuberculose. Il faut mettre en œuvre et développer énergiquement les stratégies de lutte actuelles si l’on veut renverser les tendances, faute de quoi les objectifs mondiaux fixés pour 2005 ne pourront pas être atteints avant 2013.

« La Banque mondiale considère que le Plan mondial contre la tuberculose est le point de départ pour arriver à terme à débarrasser le monde de cette maladie. Les raisons de lutter contre cette épidémie sont pressantes : deux millions de décès par an environ et l’engrenage de la pauvreté et du désespoir », a déclaré le Président de la Banque mondiale, James D. Wolfensohn, qui a ouvert la première réunion du partenariat, organisé conjointement par l’OMS et la Banque mondiale.

Les délégués présents à la réunion d’aujourd’hui ont réaffirmé l’engagement pris en 1998 par le Groupe des Sept, le partenariat mondial Halte à la tuberculose et les ministres de 20 pays de forte endémicité, à savoir atteindre les objectifs de la lutte fixés pour 2005 : détection de 70 % des cas de tuberculose infectieuse et taux de guérison de 85 % pour ces nouveaux cas.

A Washington, les représentants des pays qui comptent pour 80 % de l’incidence mondiale de la maladie et plus de 200 partenaires engagés à lutter contre la tuberculose, se sont promis d’atteindre les buts fixés pour 2005 et cette promesse trouve son expression symbolique dans l’approbation sans réserve du document intitulé « l’engagement de Washington ». La mobilisation des fonds pour un développement rapide et la mise en œuvre de la stratégie DOTS aura des répercussions profondes sur la réalisation de ces objectifs.


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