| Communiqué
OMS/52 27 novembre 2001 |
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Appels globaux 2002 : Atteindre les vulnérables le dr Gro Harlem Brundtland, directeur general de l’OMS, demande 2,5 milliards de dollars pour venir en aide aux victimes des crises humanitaires Genève – Le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l’OMS, appellera aujourd’hui pour une somme de 2,5 milliards de dollars des Etats-Unis, afin de venir en aide à plus de 33 millions de personnes victimes des crises humanitaires dans le monde. Sur le thème « Atteindre les vulnérables », les Appels globaux 2002 ont été lancés à New York le 26 novembre par M. Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies et aujourd’hui dans plusieurs centres européens par les dirigeants de divers organismes humanitaires des Nations Unies et leurs partenaires. Les appels couvrent l’Afghanistan, l’Angola, le Burundi, la République populaire démocratique de Corée (RPD de Corée), la République démocratique du Congo, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Région des Grands lacs et l’Afrique centrale, l’Indonésie, le Caucase du Nord (Fédération de Russie), la Somalie, l’Europe du Sud-Est, le Soudan, le Tadjikistan, l’Ouganda et l’Afrique de l’Ouest (avec la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone). L’exemple de l’Afghanistan illustre les affres des populations délaissées et vulnérables. Il y a trois mois, le sort de la population « oubliée » de ce pays, exposée à une énorme catastrophe humanitaire du fait de la guerre civile, de la sécheresse persistante et de la famine, serait largement passé inaperçu. S’il n’y avait pas eu les événements du 11 septembre avec toutes leurs conséquences, le peuple afghan aurait simplement continué de souffrir en silence tout au long de l’hiver, dissimulé du reste du monde. « Ce n’est pas un cas unique. Plusieurs pays en situation d’urgence, comme le Soudan ou la République démocratique du Congo, sont actuellement dans la même situation que l’Afghanistan avant le 11 septembre. Au moins 30 millions de personnes dans le monde vivent dans des zones de conflits, souvent dans des conditions épouvantables. De l’Angola au Timor oriental, des populations entières sont soumises aux brutalités de la guerre et de l’extrême pauvreté. Il faut une aide substantielle pour leur fournir de l’eau, de la nourriture, des médicaments et d’autres commodités essentielles pour leur survie. La résolution de ces problèmes aujourd’hui permettra d’éviter des crises encore plus graves demain », a expliqué M. Paul Grossrieder, Directeur général du Comité international de la Croix-Rouge, qui a lancé les Appels globaux à Genève avec le Dr Brundtland. Dans toute crise, la santé est l’un des premiers secteurs sacrifiés. Les groupes vulnérables, comme les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, les handicapés et les malades chroniques, sont particulièrement exposés. En situation de crise humanitaire, de nombreux enfants sont mal nourris, ce qui accroît le risque pour eux de mourir de maladies infectieuses. Les femmes enceintes se retrouvent face à la perspective d’accoucher dans de mauvaises conditions, notamment d’hygiène, ce qui multiplie alors le risque de décès. Pourtant, en matière de secours d’urgence, la santé publique reste l’un des secteurs les moins bien financés. La réponse aux Appels globaux interinstitutions ne s’améliore pas : uniquement 50 % des besoins ont été couverts cette année (contre 55 % en 2000 et 67 % en 1999). On se désolera par ailleurs de constater que l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) n’a pas reçu plus de 12,5 % des sommes requises pour 2001. « Nous savons par expérience qu’en situation d’urgence, les interventions efficaces en santé permettent de sauver de nombreuses vies. Des actions de santé publique de faible coût, comme la vaccination antirougeoleuse, les moustiquaires ou les médicaments antituberculeux, de même que de simples mesures pour lutter contre la malnutrition des enfants ou améliorer la santé maternelle, sont extrêmement efficaces, a rappelé le Dr Gro Harlem Brundtland. C’est particulièrement le cas en situation d’urgence complexe ou à la suite des guerres et des conflits. Il ne faut pas moins de 79 millions de dollars US pour couvrir les besoins de santé des populations touchées et l’on aura du mal à trouver un moyen plus utile de dépenser cet argent. J’en appelle donc à tous les gouvernements : s’il vous plaît, faites preuve de générosité et donnez pour nous permettre de répondre à toutes les urgences. » Malgré l’insuffisance des fonds, les actions sanitaires d’urgence continuent d’apporter un réel changement. L’OMS est l’un des organismes internationaux qui a poursuivi son travail en Sierra Leone, en proie à une situation d’urgence complexe. Un programme d’urgence Pour une grossesse à moindre risque a été établi pour améliorer la survie des femmes et de leurs enfants. Dans le sud du Soudan, les systèmes de surveillance de l’OMS ont permis de lancer des alertes précoces aux épidémies. Tous ces efforts paient : les ripostes ciblées en situation de crise permettent de sauver des vies. En situation d’urgence complexe, 75 % des décès sont imputables aux maladies transmissibles. L’OMS s’efforce de réduire la mortalité et la morbidité dans les populations vulnérables : diagnostic et traitement de la tuberculose en Somalie, au Soudan, au Libéria, en République démocratique du Congo, en Ouganda et en RPD de Corée ; création de partenariats pour Faire reculer le paludisme en République démocratique du Congo, au Soudan, au Libéria et en Angola ; formation d’épidémiologistes locaux pour la lutte contre les maladies transmissibles au Kosovo. L’OMS contribue à la mise au point d’un groupe d’interventions de base dans le domaine du VIH/SIDA pour accompagner les actions de secours destinées aux réfugiés et aux personnes déplacées. Une fois les crises résorbées, l’aide au suivi sanitaire est crucial. L’OMS travaille à une transition harmonieuse vers des systèmes de santé au fonctionnement satisfaisant, indispensables pour veiller à l’approvisionnement en médicaments essentiels, aux services de vaccination ainsi qu’à la formation et à l’aide à donner au personnel médical local. Au Timor oriental, l’expertise de l’OMS a permis la reconstruction des services de santé dans la période précédant l’indépendance. Les documents des Appels globaux, disponibles dans leur intégralité sur www.reliefweb.int, décrivent les principaux centres d’intérêt, les priorités et les buts de l’action humanitaire multilatérale dans chaque pays ou région touchée, et donnent des détails sur la manière d’y parvenir. Ils exposent également les besoins de chaque organisme lançant les appels pour mettre en œuvre ces actions et atteindre les buts recherchés. Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Gregory Hartl, Porte-parole de l’OMS à Genève ; tél. : (+41 22) 791 2599 ; télécopie : (+41 22) 791 4858 ; adresse électronique : hartlg@who.int ou Rebecca Harding, Bureau du Porte-parole de l’OMS à Genève ; tél. : (+41 22) 791 1207 ; télécopie : (+41 22) 791 4858 ; adresse électronique : hardingr@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire, articles de fond OMS, ainsi que d’autres informations sur le sujet, sont accessibles sur Internet, à partir de la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int |
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