L'OMS COORDONNE LA RIPOSTE INTERNATIONALE A LA
FLAMBEE EPIDEMIQUE DE FIEVRE A VIRUS EBOLA AU GABON
Une équipe scientifique de l’Organisation mondiale de la Santé
(OMS) et de ses partenaires du Réseau mondial d'alerte et d'action en
cas d'épidémie est arrivée au Gabon pour aider à coordonner la
riposte internationale à la flambée de fièvre hémorragique à
virus Ebola dans la province d’Ogooué-Ivindo, dans le Nord-Est du
pays.
Les analyses de laboratoire effectuées au Centre International de
Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) au Gabon, montrent que le
virus Ebola est bien à l’origine de la flambée de fièvre
hémorragique. C’est la quatrième épidémie dans ce pays depuis
1994 et toutes se sont situées dans les régions du centre et du
Nord-Est.
Au 12 décembre 2001, l’OMS a reçu la notification de dix
décès par fièvre hémorragique, sur un total de 12 cas suspects.
Le Ministère de la Santé du Gabon a créé un groupe spécial
national pour gérer la riposte à l’épidémie. L’OMS apporte son
soutien au Ministère et à ce Groupe spécial par diverses
actions :
- Coordonner la riposte internationale à cette flambée
épidémique,
- Mettre en œuvre des mesures de lutte, comme les techniques de
soins en isolement,
- Dépister les cas, rechercher les sujets contacts et les
surveiller,
- Fournir du matériel de protection.
Le Docteur Arthur Ray, spécialiste en virologie, et une équipe de
trois de ses collègues du Siège de l’OMS à Genève, le Dr Adamou
Yada, du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et le Dr Hervé
Zeller, de l’Institut Pasteur de Paris, sont arrivés au Gabon. D’autres
partenaires du Réseau mondial d'alerte et d'action en cas
d'épidémie devraient arriver prochainement dans ce pays.
« L’OMS et ses partenaires travailleront avec les
autorités gabonaises pour maîtriser l’épidémie et éviter la
propagation dans les collectivités locales. Il est très important de
coordonner efficacement la riposte internationale », a déclaré
le Dr Mike Ryan, Coordonnateur au Siège de l’OMS d’Alerte et
action au niveau mondial.
La fièvre hémorragique à virus Ebola est l’une des maladies
les plus virulentes que l’on connaisse : elle provoque la mort
dans 50 à 90 % des cas. Le virus se transmet par contact direct
avec du sang ou des liquides biologiques des personnes infectées. On
l’a identifié pour la première fois en 1976 dans la province
équatoriale occidentale du Soudan, ainsi que dans la proche région
de Yambuku, dans le Nord de la République démocratique du Congo (alors
le Zaïre).
La première flambée épidémique confirmée de fièvre à virus
Ebola au Gabon a eu lieu en décembre 1994, dans des camps d’exploitation
aurifère. On a rapporté aux enquêteurs étudiant l’épidémie la
mort inexpliquée de grands singes, gorilles et chimpanzés, sans
avoir pu trouver de cadavres. L’épidémie a pris fin six semaines
plus tard.
Deux autres épidémies ont été confirmées au printemps et à l’automne
1996. Début février, à environ 40 km au sud de la flambée de 1994
(à environ sept heures de bateau), 13 personnes sont tombées malades
après avoir dépecé un cadavre de chimpanzé qu’elles avaient
trouvé. En octobre de la même année, une autre épidémie a été
confirmée dans la même région.
Pour plus d'informations, les
journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl,
Porte-parole de l'OMS, Genève. Tél. (+41 22) 791 4458; télécopie:
(+41 22) 791 4858; adresse électronique: hartlg@who.int
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