Note à la presse

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Note pour la presse OMS/17
12 décembre 2001

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L'OMS COORDONNE LA RIPOSTE INTERNATIONALE A LA FLAMBEE EPIDEMIQUE DE FIEVRE A VIRUS EBOLA AU GABON

Une équipe scientifique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de ses partenaires du Réseau mondial d'alerte et d'action en cas d'épidémie est arrivée au Gabon pour aider à coordonner la riposte internationale à la flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola dans la province d’Ogooué-Ivindo, dans le Nord-Est du pays.

Les analyses de laboratoire effectuées au Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) au Gabon, montrent que le virus Ebola est bien à l’origine de la flambée de fièvre hémorragique. C’est la quatrième épidémie dans ce pays depuis 1994 et toutes se sont situées dans les régions du centre et du Nord-Est.

Au 12 décembre 2001, l’OMS a reçu la notification de dix décès par fièvre hémorragique, sur un total de 12 cas suspects.

Le Ministère de la Santé du Gabon a créé un groupe spécial national pour gérer la riposte à l’épidémie. L’OMS apporte son soutien au Ministère et à ce Groupe spécial par diverses actions :

  • Coordonner la riposte internationale à cette flambée épidémique,
  • Mettre en œuvre des mesures de lutte, comme les techniques de soins en isolement,
  • Dépister les cas, rechercher les sujets contacts et les surveiller,
  • Fournir du matériel de protection.

Le Docteur Arthur Ray, spécialiste en virologie, et une équipe de trois de ses collègues du Siège de l’OMS à Genève, le Dr Adamou Yada, du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et le Dr Hervé Zeller, de l’Institut Pasteur de Paris, sont arrivés au Gabon. D’autres partenaires du Réseau mondial d'alerte et d'action en cas d'épidémie devraient arriver prochainement dans ce pays.

« L’OMS et ses partenaires travailleront avec les autorités gabonaises pour maîtriser l’épidémie et éviter la propagation dans les collectivités locales. Il est très important de coordonner efficacement la riposte internationale », a déclaré le Dr Mike Ryan, Coordonnateur au Siège de l’OMS d’Alerte et action au niveau mondial.

La fièvre hémorragique à virus Ebola est l’une des maladies les plus virulentes que l’on connaisse : elle provoque la mort dans 50 à 90 % des cas. Le virus se transmet par contact direct avec du sang ou des liquides biologiques des personnes infectées. On l’a identifié pour la première fois en 1976 dans la province équatoriale occidentale du Soudan, ainsi que dans la proche région de Yambuku, dans le Nord de la République démocratique du Congo (alors le Zaïre).

La première flambée épidémique confirmée de fièvre à virus Ebola au Gabon a eu lieu en décembre 1994, dans des camps d’exploitation aurifère. On a rapporté aux enquêteurs étudiant l’épidémie la mort inexpliquée de grands singes, gorilles et chimpanzés, sans avoir pu trouver de cadavres. L’épidémie a pris fin six semaines plus tard.

Deux autres épidémies ont été confirmées au printemps et à l’automne 1996. Début février, à environ 40 km au sud de la flambée de 1994 (à environ sept heures de bateau), 13 personnes sont tombées malades après avoir dépecé un cadavre de chimpanzé qu’elles avaient trouvé. En octobre de la même année, une autre épidémie a été confirmée dans la même région.


Pour plus d'informations, les journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl, Porte-parole de l'OMS, Genève. Tél. (+41 22) 791 4458; télécopie: (+41 22) 791 4858; adresse électronique: hartlg@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int

 

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