Le 14 mai, dans son allocution à l'Assemblée
mondiale de la Santé, le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur
général de l'Organisation mondiale de la Santé, a accueilli avec
satisfaction l'annonce par le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique
d'une contribution de US$200 millions en faveur d'un fond mondial VIH/SIDA
et santé destiné à combattre le SIDA, la tuberculose et le
paludisme.
En annonçant cette contribution, "le
Président des Etats-Unis a souligné l'importance de la santé
mondiale et l'importance d'une collaboration avec les Nations Unies
comme partenaires", a déclaré le Dr Brundtland aux ministres de
la santé des 191 Etats Membres de l'OMS. "Les Etats-Unis ont un
rôle clé à jouer au sein des Nations Unies et dans l'amélioration
de la santé mondiale."
L'OMS estime qu'il ne faut pas moins de US$7
milliards par an, toutes sources confondues, pour combattre le SIDA
dans les pays au revenu faible ou moyen et mener des interventions
efficaces contre l'épidémie, et que US$3 milliards supplémentaires
seront nécessaires chaque année pour réduire radicalement l'impact
de la tuberculose et du paludisme.
L'OMS prévoit que cette annonce donnera une
réelle impulsion à la mise en place du fonds. L'annonce est
particulièrement opportune à l'approche de la session extraordinaire
des Nations Unies sur le VIH/SIDA qui se tiendra à New York du 25 au
27 juin, et du sommet des pays du G8, prévue pour juillet prochain à
Gêne, en Italie.
"Une part considérable de ressources
nouvelles est nécessaire pour renforcer les systèmes dans le secteur
de la santé et dans d'autres secteurs, si l'on veut obtenir des
résultats," a dit le Dr Brundtland dans son allocution. "Il
faut donc agir en faisant appel à différents dispensateurs -
publics, à but non lucratif et privés - en fixant des cibles claires
et en se donnant de meilleurs moyens d'évaluer les progrès. L'OMS
intensifiera son appui aux Etats Membres à mesure qu'ils renforcent
et rationalisent leurs systèmes de santé."
Le SIDA, la tuberculose et le paludisme continuent
de s'étendre dans le monde et il est urgent de prendre des mesures
pour endiguer l'épidémie.
A la fin de 2000, 36,1 millions de personnes
vivaient avec le VIH ou le SIDA, et on dénombrait 21,8 millions de
victimes depuis le début de l'épidémie. En 2000, 3 millions de
personnes sont mortes de causes liées au SIDA et 5,3 millions ont
contracté l'infection.
Plus de 500 millions de personnes sont affectées
par le paludisme et chaque année, la maladie fait un million de
victimes, principalement des enfants.
Chaque année, quelque 8 millions de personnes
contractent la tuberculose et environ 2 millions en meurent.