La Cinquante-Quatrième Assemblée mondiale de la
Santé a décerné aujourd’hui plusieurs prix à des personnes qui
ont apporté une contribution notable au développement de la santé
publique dans différents pays et Régions. Les prix ont été remis
aux lauréats par le Dr Hong Sun Huot, Président de la
Cinquante-Quatrième Assemblée mondiale de la Santé.
Le Prix de la Fondation Léon Bernard est
attribué à une personne qui a apporté une contribution remarquable
au développement de la médecine sociale. Cette année, le Prix et la
Médaille vont au Dr Sastri Saowakontha de Thaïlande.
Pendant près de 40 ans, le Dr Saowakontha s’est consacré
à l’enseignement et à la recherche dans divers domaines, dont la
parasitologie, la nutrition, l’avitaminose et l’état nutritionnel
des enfants et des femmes en âge de procréer en Thaïlande.
La bourse de la Fondation Jacques Parisot
est attribuée cette année au Dr Laura Papantoniou de Chypre. Le
Dr Papantoniou est membre de l’équipe de santé publique du Département
des services médicaux et de santé publique. Son projet de recherche
est une étude des connaissances, des attitudes et des comportements
concernant le SIDA, les relations sexuelles et les maladies
sexuellement transmissibles dans la population adulte de la ville de
Limassol et des zones rurales de Chypre. Il vise à obtenir des données
quantifiables sur le profil des personnes qui adoptent des
comportements à risque en ce qui concerne la transmission sexuelle du
VIH et les infections sexuellement transmissibles, et à évaluer les
indicateurs de prévention du programme national de lutte contre le
SIDA.
Le Prix de la Fondation Ihsan Dogramaci
pour la Santé de la Famille, attribué tous les deux ans, récompense
des travaux remarquables dans le domaine de la santé de la famille.
Cette année, le Prix et la Médaille vont au Professeur Mahmoud Fathalla
d’Egypte. Le Professeur Fathalla est actuellement titulaire de la
chaire d’obstétrique et de gynécologie de l’Université
d’Assiout (Egypte). Il est très connu aux plans national et
international pour sa contribution à la santé de la famille et à la
santé génésique, et notamment pour ses travaux sur la mortalité
maternelle évitable.
Le Prix Sasakawa pour la Santé est attribué
à des personnes, des institutions ou des organisations non
gouvernementales qui ont réalisé des travaux novateurs remarquables
en matière de développement sanitaire, comme la promotion de
certains programmes de santé ou des réalisations dans le domaine des
soins de santé primaires. Le Prix pour 2001 va au Dr João Aprigio
Guerra de Almeida du Brésil. Le Dr Guerra de Almeida a
apporté une contribution essentielle à la mise en place de services
et de politiques d’allaitement au sein dans son pays. Au cours des
quatorze dernières années, il s’est investi personnellement dans
la création et le développement d’un réseau de banques de lait
humain sur l’ensemble du territoire brésilien. Ce programme s’est
traduit par une augmentation considérable de la pratique de
l’allaitement maternel au cours des dix dernières années,
inversant ainsi la dangereuse tendance à la baisse observée durant
les précédentes décennies.
Le Prix de la Fondation des Emirats arabes unis
pour la Santé est attribué à des personnes, des institutions ou
des organisations qui ont apporté une contribution remarquable au développement
sanitaire. Cette année, le Prix est décerné conjointement au Dr A. J.
Mohammad Suleiman (Oman) et à l’Union des Comités palestiniens de
Secours médical. Au cours des dix dernières années, le Dr Suleiman
s’est personnellement occupé de plusieurs projets portant sur l’éducation
sanitaire, la vaccination, l’éradication de la poliomyélite et la
surveillance et la prévention des maladies transmissibles et non
transmissibles. Il a participé très activement au programme élargi
de vaccination, qui a permis d’assurer une couverture de 99 %
des enfants de moins d’un an à Oman, pour les six maladies évitables
par la vaccination. En outre, aucun cas de poliomyélite n’a été
signalé à Oman depuis 1993.
L’Union des Comités palestiniens de Secours médical
a été fondée en 1979 par un groupe de médecins et de
professionnels de la santé palestiniens pour dispenser des soins aux
communautés privées de services essentiels. Au fil des ans, ce
groupe s’est élargi et comprend désormais quelque 1200 médecins,
infirmières, techniciens de laboratoire, pharmaciens et autres
professionnels de la santé, dont la plupart sont des bénévoles. Ces
personnels fournissent actuellement des services de santé primaires
complets et d’un coût abordable aux Palestiniens défavorisés
vivant en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem.
La Bourse Francesco Pocchiari est attribuée
tous les deux ans. Elle permet à de jeunes chercheurs de se rendre à
l’étranger pour acquérir une nouvelle expérience touchant les
priorités fixées dans leur propre pays en matière de recherche et
de santé publique. Cette année, la Bourse est octroyée au Dr Tay Sun Tee
de Malaisie. Le Dr Tay est actuellement chercheur à l’Institut
de Recherche médicale de Kuala Lumpur, où elle étudie l’épidémiologie
des rickettsioses et les moyens de lutte contre ces maladies. Elle
s’intéresse aux techniques d’utilisation des anticorps
monoclonaux recombinants et à la mise au point de nouveaux vaccins.
Grâce à cette Bourse, elle compte acquérir des connaissances, une
expérience technique et un savoir-faire nouveaux qu’elle pourra
utiliser dans ses activités de recherche, de formation et
d’enseignement en Malaisie.
Au cours de la même cérémonie, l’OMS a récompensé
les lauréats du Concours scolaire mondial de l’OMS, organisé
dans le cadre de la Journée mondiale de la Santé, le 7 avril,
sur le thème de la santé mentale. Les lauréats mondiaux sont :
Dhruv Suri, 7 ans, de New Delhi (Inde),
lauréat du concours de dessin dans le groupe d’âge 6-9 ans ;
Tang Shu-wei, 14 ans, de la province de
Guangdong (Chine), lauréate du concours de rédaction de 250 mots
dans le groupe d’âge 10-14 ans ;
Bibbie Kumangai, 17 ans, des Palaos, lauréate
du concours de rédaction de 500 mots dans le groupe d’âge
15-18 ans.
Des travaux ont été reçus de plus de 60 pays
du monde entier et environ 500 000 étudiants ont participé
au concours. Grâce à celui-ci, l’OMS visait à permettre aux
enfants de mieux appréhender la santé mentale et à encourager les
écoles à entreprendre des efforts ou à renforcer leur action pour
promouvoir l’éducation concernant la santé mentale dans les
programmes de santé scolaire. Dans le monde, environ un enfant sur
cinq de moins de 15 ans souffre de troubles mentaux bénins à graves.
Pourtant, la plupart des traitements sont axés sur les adultes, malgré
la nécessité d’intervenir précocement durant l’enfance.