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Déclaration OMS/16
26 octobre 2001

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DEclaration du Directeur gEnEral de l'Organisation mondiale de la SantE, le Dr Gro Harlem Brundtland, a la presse

l'Organisation mondiale de la SantE annonce la révision des directives sur la vaccination antivariolique

GENÈVE, LE 26 OCTOBRE – A la suite de l’examen des directives sur la vaccination antivariolique que j’avais annoncé la semaine dernière, l’OMS, après avoir pris l’avis du conseil consultatif, a révisé sa position officielle.

Voici les conclusions de cet examen :

« L’efficacité des vaccins existants est prouvée mais on observe une forte incidence des effets indésirables. La probabilité de ces réactions est suffisamment élevée pour ne pas procéder à la vaccination de masse tant que le risque réel d’exposition est faible, voire inexistant. Les pays qui ont des raisons de croire qu’une exposition à la variole menace leur population du fait de l’usage délibéré du virus, envisagent de renforcer l’accès au vaccin. Celui-ci serait alors administré aux personnes risquant d’être exposées, comme les agents de santé ou de la fonction publique, ou utilisé dans le cadre d’une recherche et d’un confinement de la maladie en cas de survenue d’une flambée. »

En résumé, le principe est que la vaccination de populations entières n’est pas recommandée, en raison du risque de graves réactions indésirables, allant jusqu’à la mort, et du fait que la vaccination permet d’éviter la variole même après l’exposition au virus.

Jusqu’à présent, les directives précisaient également qu’il ne faut vacciner que les personnes pour lesquelles on soupçonne une exposition à la variole ou à un virus apparenté. Ce point n’a pas changé.

Ce qui a changé en revanche, c’est l’attention croissante portée à la quantité et à la qualité des stocks de vaccins et à la possibilité éventuelle de stimuler la production et d’augmenter les réserves dans l’optique d’une flambée épidémique.

L’OMS confirme que la meilleure méthode pour enrayer une épidémie de variole, si elle devait se produire, reste la même : recherche et confinement. Cela signifie de rechercher les personnes atteintes, d’identifier celles qui ont été en contact et de les vacciner.

Il est improbable que les personnes déjà vaccinées dans le passé développent les effets les plus graves de la variole.

Les gouvernements peuvent désormais consulter cet avis, ainsi que des informations générales sur la variole, sur le site Internet de l’OMS. Nous proposons également des réponses aux questions fréquemment posées, ainsi qu’un aide-mémoire et un diaporama électronique éducatif sur cette maladie. Sur demande, nous procurons également aux ministres de la santé une liste des fabricants ayant la capacité de produire le vaccin antivariolique et le nom des laboratoires pouvant effectuer le diagnostic. L’OMS a également rétabli une équipe de spécialistes de la variole à la disposition des pays pour les aider à enquêter et à réagir aux flambées éventuelles.

Enfin, j’aimerais insister sur le fait que, si jamais une flambée de variole était détectée dans quelque pays que ce soit, cela constituerait une urgence internationale. L’OMS aidera les pays à mettre en commun leurs ressources pour enrayer la maladie aussi rapidement et efficacement que possible.


Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec Dick Thompson, Responsable de l’information, Maladies transmissibles, OMS, Genève, téléphone : (+41 22) 791 2684 ; courrier électronique : thompsond@who.int, ou avec le Bureau du Porte-parole, OMS, Genève, tél. : (+41 22) 791 2599 ; télécopie (+41 22) 791 4858 ; courrier électronique : inf@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire, articles de fond OMS, ainsi que d’autres informations sur le sujet, sont disponibles sur Internet à partir de la page d’accueil de l’OMS http://www.who.int/.

 

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