GENÈVE, LE 26 OCTOBRE – A la suite de l’examen
des directives sur la vaccination antivariolique que j’avais
annoncé la semaine dernière, l’OMS, après avoir pris l’avis du
conseil consultatif, a révisé sa position officielle.
Voici les conclusions de cet examen :
« L’efficacité des vaccins existants est
prouvée mais on observe une forte incidence des effets indésirables.
La probabilité de ces réactions est suffisamment élevée pour ne
pas procéder à la vaccination de masse tant que le risque réel d’exposition
est faible, voire inexistant. Les pays qui ont des raisons de croire
qu’une exposition à la variole menace leur population du fait de l’usage
délibéré du virus, envisagent de renforcer l’accès au vaccin.
Celui-ci serait alors administré aux personnes risquant d’être
exposées, comme les agents de santé ou de la fonction publique, ou
utilisé dans le cadre d’une recherche et d’un confinement de la
maladie en cas de survenue d’une flambée. »
En résumé, le principe est que la vaccination de
populations entières n’est pas recommandée, en raison du risque de
graves réactions indésirables, allant jusqu’à la mort, et du fait
que la vaccination permet d’éviter la variole même après l’exposition
au virus.
Jusqu’à présent, les directives précisaient
également qu’il ne faut vacciner que les personnes pour lesquelles
on soupçonne une exposition à la variole ou à un virus apparenté.
Ce point n’a pas changé.
Ce qui a changé en revanche, c’est l’attention
croissante portée à la quantité et à la qualité des stocks de
vaccins et à la possibilité éventuelle de stimuler la production et
d’augmenter les réserves dans l’optique d’une flambée
épidémique.
L’OMS confirme que la meilleure méthode pour
enrayer une épidémie de variole, si elle devait se produire, reste
la même : recherche et confinement. Cela signifie de rechercher
les personnes atteintes, d’identifier celles qui ont été en
contact et de les vacciner.
Il est improbable que les personnes déjà
vaccinées dans le passé développent les effets les plus graves de
la variole.
Les gouvernements peuvent désormais consulter cet
avis, ainsi que des informations générales sur la variole, sur le
site Internet de l’OMS. Nous proposons également des réponses aux
questions fréquemment posées, ainsi qu’un aide-mémoire et un
diaporama électronique éducatif sur cette maladie. Sur demande, nous
procurons également aux ministres de la santé une liste des
fabricants ayant la capacité de produire le vaccin antivariolique et
le nom des laboratoires pouvant effectuer le diagnostic. L’OMS a
également rétabli une équipe de spécialistes de la variole à la
disposition des pays pour les aider à enquêter et à réagir aux
flambées éventuelles.
Enfin, j’aimerais insister sur le fait que, si
jamais une flambée de variole était détectée dans quelque pays que
ce soit, cela constituerait une urgence internationale. L’OMS aidera
les pays à mettre en commun leurs ressources pour enrayer la maladie
aussi rapidement et efficacement que possible.
Pour plus d’informations, veuillez prendre
contact avec Dick Thompson, Responsable de l’information, Maladies
transmissibles, OMS, Genève, téléphone : (+41 22) 791
2684 ; courrier électronique : thompsond@who.int,
ou avec le Bureau du Porte-parole, OMS, Genève, tél. : (+41 22)
791 2599 ; télécopie (+41 22) 791 4858 ; courrier
électronique : inf@who.int.
Tous les communiqués de presse, aide-mémoire, articles de fond OMS,
ainsi que d’autres informations sur le sujet, sont disponibles sur
Internet à partir de la page d’accueil de l’OMS http://www.who.int/.