Knowledge management and health

Bibliothèques bleues


Expériences

Face à face avec la réalité en Afrique

Les sessions de formation dans les pays ont été une première occasion de voir comment le projet s'inscrivait dans la réalité des pays africains. Une première constatation rassurante a été de voir que le projet répondait à un réel besoin et qu'il était particulièrement bien accueilli par le personnel des centres de santé de district. En effet les manuels de l'OMS n'atteignent pas les centres de santé périphériques.

La présentation de la collection dans une malle transportable a semblé être un équipement adéquat car les malles arrivent dans les districts en bon état.

L'une d'elle a même résisté à un tour de la Guinée dans le coffre d'une voiture avec arrêt-démonstration dans chaque district. Dans certains pays, il y a eu parfois des questions sur notre choix d'une malle de "mariée". Les commentaires sur le choix des ouvrages concernaient souvent le souhait d'ajouter à la collection quelques ouvrages plus "cliniques". Dans tous les pays où la formation a eu lieu, les Responsables de la Bibliothèque bleue (RES-BIBs) étaient très motivés pour leur futur rôle et ils voyaient la Bibliothèque bleue comme un instrument important pour faire de la promotion de la santé au niveau de leur district. Les façons de créer et de faire passer des messages de prévention et de promotion de la santé au sein de la communauté, ont toujours provoqué des débats constructifs au cours desquels étaient évoqués aussi bien le recours à des exposés et discussions sur un ouvrage précis que l'appel à des griots pour instruire les populations.

Les contraintes sont elles aussi devenues apparentes et palpables. Ce sont les mêmes raisons qui sont déjà à l'origine du manque d'information chronique, encore amplifié loin des grandes villes. Les centres de santé fonctionnent avec peu de moyens, le personnel est peu nombreux et surchargé de travail, les moyens de communications qu'ils soient postaux, téléphoniques ou routiers restent toujours aléatoires et chers, les photocopieuses sont rares. Finalement, ils sont distribués lors de la formation.

De même , bien que les centres de santé soient demandeurs des Bibliothèques bleues, aucune rémunération supplémentaire n'est prévue pour les RES-BIBs, ne serait-ce que pour reconnaître leurs nouvelles qualifications. Les coordonnateurs nationaux, quoique nommés par les Ministères de la Santé des pays concernés, n'ont aucun moyen mis à leur disposition par leurs autorités et c'est grâce à la logistique fournie par le Bureau du Représentant de l'OMS qu'ils peuvent effectuer des tournées dans les sites des Bibliothèques bleues.

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