Macroéconomie et Santé

Lettre d'information macroéconomie et santé

No. 14, février 2006


Commission nationale sur la Macroéconomie et la Santé de l’Inde : Soutenir une stratégie efficace pour réformer le secteur de la santé

La Commission nationale indienne sur la Macroéconomie et la Santé a mis au point une liste d’affections de santé prioritaires et d’interventions basées sur des critères spécifiques, et a recommandé que les dépenses de santé publique passent de leur niveau actuel qui est d’environ 1,2 % à 3 % du PIB au cours des dix prochaines années. Celles-ci font partie du Report of the National Commission on Macroeconomics and Health, (Rapport de la Commission nationale sur la Macroéconomie et la Santé), qui a entrepris une évaluation critique du système de santé, et notamment des liens entre la santé, le développement et la pauvreté, la charge de la morbidité ainsi que le financement et la prestation des services de santé. Afin de réduire les dépenses des ménages des pauvres, qui sont censées élever la proportion des gens vivant en dessous du seuil de pauvreté en Inde de 3,3 % par an au moins, le rapport recommande qu’un module essentiel de services soit mis à la disposition de tous, à la charge du Gouvernement. Il décrit également les moyens de financer un module complet de services afin d’assurer l’accès aux pauvres, et notamment à l’assurance-maladie. La Commission a adapté une approche intersectorielle de la santé, en calculant le coût de la nutrition et de diverses contributions à la santé en plus des services de santé.

La Commission indienne s’est attachée aux disparités importantes en matière de santé et d’accès aux soins qui existent parmi les sous-groupes de population. Elle a également décrit les faiblesses du système de santé publique, telles que l’absence de capacité à prévoir et à mettre en oeuvre une stratégie efficace pour le secteur de la santé et elle a suggéré des moyens d’y remédier. Les recommandations du rapport comprennent une plus grande participation de la société civile et des communautés à la prise de décision et un renforcement de la fonction régulatrice du Gouvernement à la contribution du secteur privé.

Pour plus d’informations, voir le site http://www.who.int/macrohealth/action/Report%20of%20the%20National%20Commission.pdf.

Macroéconomie et santé au Mexique : Réduire les grands écarts en matière de santé

Les travaux de la Commission nationale du Mexique sur la Macroéconomie et la Santé ont porté sur l’analyse du financement de la santé et de la protection sociale, la création d’un inventaire de biens publics, l’adaptation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) au contexte national et la description du rapport entre la santé, le développement et la réduction de la pauvreté. La situation sanitaire du Mexique, pays à revenu moyen, est caractérisée par de grands écarts dans les indicateurs de santé parmi les régions et les groupes socio-économiques. Par conséquent, le rapport de la Commission intitulé Investing in health for economic development (Investir dans la santé pour développer l’économie) suggère d’avancer les délais pour certaines cibles des OMD, fixer des cibles au niveau infranational et inclure des objectifs supplémentaires, tels que ceux qui sont liés aux maladies chroniques. Le rapport cite le programme du Gouvernement sur le développement humain intitulé Oportunidades (Opportunités) comme exemple réussi de la manière dont les dépenses publiques en matière de santé peuvent mieux équilibrer le financement de la santé, offrir un accès plus équitable aux services de santé et rendre plus efficaces les allocations dans le secteur.

Ce rapport doit servir de document dynamique pour créer un consensus social en termes d’objectifs, de processus et de résultats en matière de santé et de développement. Le but consiste à encourager la participation sociale à ces questions et mettre en avant la responsabilité du Gouvernement en ce qui concerne l’équité de l’accès aux services de santé et d’éducation.

Pour plus d’informations, voir le résumé du rapport à l’adresse http://www.who.int/macrohealth/action/sintesis15novingles.pdf

Sri Lanka : Planifier la durabilité des réalisations et relever de nouveaux défis

Le rapport de la Commission nationale de Sri Lanka sur la Macroéconomie et la Santé, Economy and health: taking Sri Lanka towards the global best (Economie et santé : amener le Sri Lanka au meilleur niveau mondial), recommande que le secteur public investisse au moins 2,5 à 3 % du PIB dans la santé et prenne des mesures pour mettre au point un système d’assurance-maladie visant à diminuer les inégalités liées aux dépenses élevées des ménages. Cet investissement permettrait à Sri Lanka de préserver les réalisations de son système de santé, d’en tirer parti et de faire face aux prochains défis en matière de santé. Le rapport a identifié la surpopulation des hôpitaux tertiaires, l’incurie des installations de soins de santé primaires ainsi que la prévention comme étant des défis majeurs (73 % des dépenses actuelles de santé en 2004 étaient consacrées aux hôpitaux, tandis que les services de santé publique ne représentaient qu’environ 4 %). L’absence de coordination entre le niveau central et celui du district et l’insuffisance de la planification des ressources humaines sont deux questions supplémentaires abordées par le rapport.

Pour plus d’informations, voir http://www.who.int/entity/macrohealth/action/sri_lanka_report.pdf.

Cadre stratégique et plan d’investissement pour la Thaïlande

Le plan d’investissement de la Thaïlande en matière de santé préparé par le groupe de travail sur la macroéconomie et la santé estime qu’il faudra 1 854 405 millions de bahts (soit US $47,5 milliards) au secteur de la santé pour la période 2006-2015. Cette estimation est basée sur des projections du financement requis pour améliorer l’infrastructure et les ressources humaines en matière de santé ; soutenir et élargir la couverture par l’assurance-maladie ; et offrir des interventions d’un bon rapport coût/efficacité pour réduire les risques majeurs. Ce plan d’investissement fait partie du rapport Macroeconomics and health framework for investing in health - Thailand (Macroéconomie et cadre sanitaire pour investir dans la santé en Thaïlande). Ce rapport passe également en revue les situations et tendances actuelles en matière de résultats sanitaires, de financement des soins de santé et de couverture (notamment le plan de couverture universelle introduit en 2001), ainsi que les ressources consacrées à la santé. Il étudie ensuite diverses options au titre d’un cadre stratégique d’investissement dans le développement sanitaire qui pourrait éventuellement être intégré dans des plans à long terme pour le secteur de la santé.

Le groupe de travail de la Thaïlande sur la macroéconomie et la santé a été institué par le Ministère de la Santé publique de la Thaïlande en juillet 2002. Les participants à ce groupe de travail comprennent divers experts, des administrateurs de la santé de haut niveau, des planificateurs de la santé, des économistes et des représentants du Conseil national du Développement économique et social, le Ministère des Finances et le bureau de l’OMS en Thaïlande, ainsi que le Bureau des politiques et stratégies du Ministère de la Santé publique qui assume les fonctions de secrétariat.

Pour plus d’informations, voir http://www.who.int/macrohealth/action/thailand_report.pdf.

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