Paludisme

Traitement préventif intermittent du paludisme (TPI) pour les femmes enceintes

Dernière mise à jour: 1 mai 2017

L'infection palustre pendant la grossesse représente un problème de santé publique majeur, comportant des risques importants pour la mère, le fœtus puis le nouveau-né. Un traitement préventif intermittent du paludisme (TPI) pour les femmes enceintes consiste en un protocole thérapeutique complet d'antipaludiques administrés lors de visites prénatales systématiques, indépendamment de la présence d'une telle infection chez la bénéficiaire. Les TPI pour les femmes enceintes réduisent les épisodes de paludisme chez la mère, l’anémie maternelle et fœtale, la parasitémie placentaire, le faible poids de naissance et la mortalité néonatale.

Recommendations

L'OMS recommande les TPI à base de sulfadoxine-pyriméthamine (SP) dans toutes les zones d'Afrique où la transmission du paludisme est d'une intensité modérée à sévère. Depuis octobre 2012, l'OMS recommande que ce traitement préventif soit administré à toutes les femmes enceintes lors des visites de soins prénatale dès le début du deuxième trimestre de grossesse (c'est-à-dire pas durant le premier trimestre). Chaque dose devrait être donnée à au moins 1 mois d'intervalle. L'OMS recommande au moins 3 doses de TPI à base de sulfadoxine-pyriméthamine durant chaque grossesse.

Selon les preuves actuellement disponibles, l'efficacité préventive de la sulfadoxine-pyriméthamine pour les TPI pour les femmes enceintes persiste même dans les zones où de quintuples mutations liées à la résistance à SP prévalent chez P. falciparum. On doit donc continuer à administrer les TPI à base de sulfadoxine-pyriméthamine aux femmes enceintes vivant dans ces zones.

Faible diffusion des TPI pour les femmes enceintes dans certains pays d'Afrique

Parmi les 840 millions de personnes environ à risque de paludisme dans les pays d'endémie palustre de l'Afrique sub-saharienne, il a été estimé que 35 millions de femmes enceintes pourraient tirer avantage des TPI chaque année. Toutefois, au cours de ces dernières années, l'OMS a observé une diminution des efforts pour intensifier les TPI pour les femmes enceintes dans un certain nombre de pays africains.

Ce phénomène ne semble pas dû à de faibles niveaux de fréquentation des établissements de soins prénatals. L'incertitude des agents de santé au sujet de l'administration de la SP dans le cadre des TPI pour les femmes enceintes peut aussi avoir joué un rôle. Il a été démontré que des messages simplifiés les concernant et la formation des agents de santé amélioraient la couverture par les TPI pour les femmes enceintes.

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