Paludisme

Méthodes de lutte antivectorielle complémentaires

Dernière mise à jour: 11 décembre 2015

La lutte antivectorielle est un élément essentiel de la prévention du paludisme. Lorsque la couverture est suffisamment large, la lutte antivectorielle permet de réduire ou d’interrompre efficacement la transmission du paludisme. Les deux mesures de base, largement applicables, pour protéger l’homme contre les piqûres de moustiques vecteurs du paludisme sont les moustiquaires à imprégnation durable (MID) et la pulvérisation intradomiciliaire (PID). Dans des endroits donnés et dans des circonstances particulières, ces interventions de base contre les vecteurs (les MID et la PID) peuvent être complétées par d’autres méthodes telles que :

  • la gestion des gîtes larvaires (modification ou manipulation de l’habitat, traitements larvicides et lutte biologique, notamment) ; et
  • le renforcement des mesures de protection individuelle.

Gestion des gîtes larvaires

Les gîtes larvaires varient beaucoup selon les espèces d’anophèles. Les mesures de lutte contre les larves sont donc très spécifiques du lieu et de l’écologie. Les traitements larvicides ne sont donc recommandés que dans les zones où les gîtes larvaires de moustiques vecteurs du paludisme sont peu nombreux, fixes et identifiables, et où les sites sont faciles à localiser, à cartographier et à traiter. La gestion des gîtes larvaires peut être particulièrement utile dans les zones urbaines et périurbaines d’Afrique subsaharienne ou dans les zones rurales d’Asie ou des Amériques, mais elle risque de manquer d’efficacité dans les zones rurales d’Afrique, où les gîtes larvaires sont nombreux, changeants et très dispersés.

D’après les informations communiquées en 2014 par les programmes nationaux de lutte contre le paludisme, 48 pays d’endémie palustre dans le monde mènent des opérations larvicides dans certains foyers de transmission de la maladie. Trente-deux pays ont déclaré modifier ou manipuler l’habitat des vecteurs et 45 pays ont déclaré recourir à la lutte biologique ou utiliser des traitements chimiques et 28 autres ont indiqué. Actuellement, le système OMS d’évaluation des pesticides (WHOPES) recommande 12 composés et formulations pour lutter contre les larves.

Mesures de protection individuelle

L’une des principales mesures de lutte contre le paludisme – les moustiquaires à imprégnation durable – protège à la fois les individus et les communautés. Si nécessaire, les MID et la PID peuvent être complétées par des mesures de protection individuelle pour limiter les contacts entre l’homme et les moustiques. Il peut s’agir de moustiquaires de fenêtres, de couvertures, de hamacs ou de rideaux imprégnés d’insecticide, de répulsifs et de vêtements protecteurs, ces mesures n’étant pas encore recommandées officiellement par l’OMS.

L’OMS a créé un Groupe consultatif pour la lutte antivectorielle afin d’examiner et d’évaluer l’intérêt pour la santé publique de nouveaux outils, de nouvelles approches et de nouvelles technologies, et de faire des recommandations concernant leur utilisation pour la lutte antivectorielle dans le contexte de la gestion intégrée des vecteurs là où sévissent plusieurs maladies à la fois.

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