Santé de la mère, du nouveau-né, de l'enfant et de l’adolescent

Développement du jeune enfant

Tous les enfants doivent avoir la possibilité d’avoir un développement physique et psychologique optimal

L’avenir de nos sociétés repose sur la possibilité pour les enfants d’avoir un développement physique et psychologique optimal. Jamais auparavant, on eu autant de connaissances pour répondre au désir des familles et des sociétés d’élever les enfants de façon à ce qu’ils réalisent pleinement leur potentiel.

Une période de vulnérabilité et de potentiel

Le développement au cours de la petite enfance représente une phase particulièrement importante de la vie qui va déterminer la qualité de la santé, le bien-être, l’apprentissage et le comportement tout au long de la vie. C’est une période riche de possibilités, mais aussi une période de grande vulnérabilité aux influences négatives, et elle constitue une phase unique au cours de laquelle il est possible de tirer parti de l’énergie du développement pour prévenir ou réduire au minimum les incapacités et les affections secondaires potentielles.

Pour chaque individu, le cours que suit le développement dépend de manière décisive de la qualité des stimulations, du soutien, de l’éducation et de l’accompagnement dont l’enfant bénéficie dans sa famille, son voisinage et dans les structures de soins qui l’entourent. Lorsque ceux-ci sont déficients ou peu soucieux du bien être de l’enfant, son développement peut s’en ressentir gravement, voire de manière irréversible.

Agir dès les premières années

Des données probantes montrent toutefois que par des interventions précoces et appropriées portant sur les facteurs de risque, il est possible d’agir sur la croissance et sur le développement cognitif et socio-émotionnel de manière à améliorer la santé, le bien être et les compétences à long terme. Malgré le poids des données attestant de la plus grande efficacité des investissements au cours des premières années, la réponse apportée a été lente, en particulier dans les pays les plus pauvres.

Pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, il est fondamental d’améliorer les soins aux jeunes enfants. Une série d’articles publiés en 2007 sur le développement du jeune enfant dans la revue The Lancet estimait que plus de 200 millions d’enfants de moins de cinq ans dans les pays en développement ne réalisaient pas pleinement leur potentiel. Les principales raisons de ces carences sont la mauvaise nutrition et le manque de possibilités d’apprentissage dans des familles désespérément pauvres. La Commission de l’OMS sur les Déterminants sociaux de la Santé a reconnu le rôle joué par le développement du jeune enfant dans l’équité, la santé à l’âge adulte, le bien-être et la productivité.

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous 2007 préconisait de meilleurs soins au cours de la petite enfance pour permettre d’améliorer les performances à l’école primaire. L’une des premières préoccupations des stratégies pour la réduction de la pauvreté de la Banque mondiale est aussi le développement du jeune enfant. L’étude des Nations Unies sur la violence à l’encontre des enfants a constaté que les jeunes enfants sont les premières victimes de la violence parentale. Elle a mis en lumière l’importance de soins améliorés pour les jeunes enfants dans le cadre de l’objectif mondial de réduction de la violence.

Intégrer le développement du jeune enfant dans les politiques de santé

L’OMS lutte pour que le développement du jeune enfant soit intégré aux politiques nationales et internationales visant à améliorer la santé de la population et à parvenir à une plus grande équité en matière de santé. Elle offre un soutien technique aux pays et à ses partenaires pour l’élaboration de politiques et de programmes pour le développement du jeune enfant et pour l’introduction d’interventions en ce sens dans les programmes pertinents du secteur de la santé, portant notamment sur la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition, le VIH/sida et la santé génésique, ainsi que les programmes de promotion de la santé.

En collaboration avec l’UNICEF, l’OMS travaille pour que les interventions visant à favoriser la croissance et le développement de l’enfant (Care for Development Intervention) soient adoptées et mises en œuvre à grande échelle dans les pays afin de promouvoir un développement psychosocial optimal et de prévenir les risques qui entravent le développement du jeune enfant.

Ces interventions sont simples et peuvent être assurées dans le cadre de services communautaires ou en centres de santé afin d’améliorer les soins prodigués aux enfants. Elles se sont avérées tout à fait réalisables et efficaces pour améliorer le comportement parental dans les régions où les ressources sont limitées. Mises en œuvre à grande échelle, elles auront des avantages importants en matière de santé publique et sur le plan social, en particulier pour les enfants les plus défavorisés et leur famille.

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