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Couverture vaccinale

Aide-mémoire
Juillet 2017


Principaux faits

  • La vaccination permet d’éviter la morbidité, les incapacités et la mortalité dues aux maladies à prévention vaccinale, comme la diphtérie, la rougeole, la coqueluche, la pneumonie, la poliomyélite, le cancer du col de l'utérus, l'hépatite B, la diarrhée à rotavirus, la rubéole et le tétanos.
  • La couverture mondiale de la vaccination s’est maintenue à 86%, sans amélioration notable au cours de l’année passée.
  • L’utilisation de vaccins nouveaux ou pas suffisamment utilisés augmente.
  • On estime que la vaccination permet d’éviter actuellement 2 à 3 millions de décès par an et pourrait en éviter 1,5 million de plus avec une amélioration de la couverture vaccinale.
  • Selon les estimations, 19,5 millions de nourrissons dans le monde ne bénéficient toujours pas des vaccins de base.

On estime que la vaccination permet d’éviter chaque année 2 à 3 millions de décès dus à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole. On pourrait sauver 1,5 millions de vies supplémentaires en améliorant la couverture mondiale de la vaccination (la proportion des enfants dans le monde à qui on administre les vaccins recommandés) qui est restée stable ces dernières années.

En 2016, environ 86% (116,5 millions) des nourrissons dans le monde ont eu les 3 doses du vaccin DTC, les protégeant contre des maladies infectieuses pouvant être graves, voire mortelles, et entraîner des incapacités. En 2016, 130 pays avaient atteint une couverture du DTC3 d’au moins 90%.

Couverture vaccinale en 2016

Haemophilus influenzae type b (Hib) est un agent causal de méningite et de pneumonie. Fin 2016, 191 pays avaient introduit le vaccin contre le Hib. La couverture mondiale par 3 doses de celui-ci est estimée à 70%. On observe des variations importantes selon les régions. Dans les Amériques, la couverture est estimée à 90%, alors qu’elle n’est que de 28% dans la région du Pacifique occidental. L’Asie du Sud-Est a enregistré une importante progression de sa couverture qui est passée de 56% en2015 à 80% en 2016.

Hépatite B est une infection virale s’attaquant au foie. Fin 2016, 186 pays avaient introduit à l’échelle nationale le vaccin contre l’hépatite B. La couverture mondiale de population recevant 3 doses de vaccin anti-hépatite B est estimée à 84% et atteint même 92% dans la région du Pacifique occidental. De plus, 101 pays ont introduit l’administration d’une dose de vaccin anti-hépatite B aux nouveau-nés dans les 24 heures suivant la naissance; la couverture mondiale est de 39%.

Papillomavirus humain — infection virale la plus courante de l’appareil reproducteur, elle peut être à l’origine du cancer du col de l’utérus, d’autres types de cancer et des condylomes acuminés chez l’homme et la femme. À la fin 2016, 74 pays avaient procédé à l’introduction du vaccin contre le papillomavirus humain; dans quatre de ces pays, le vaccin n’a été introduit que sur une partie du territoire.

La rougeole est une maladie très contagieuse causée par un virus qui provoque en général une forte fièvre et une éruption cutanée, mais qui peut aussi entraîner la cécité, une encéphalite ou la mort. Fin 2016, 85% des enfants avaient reçu 1 dose de vaccin antirougeoleux à leur deuxième anniversaire, 164 pays avaient inclu une seconde dose dans leur programme de vaccination systématique et 64% des enfants avaient reçu 2 doses de vaccin antirougeoleux conformément au calendrier de vaccination national.

La méningite A est une infection pouvant entraîner de sévères lésions cérébrales et elle est souvent mortelle. Fin 2016, 6 ans après l'introduction du vaccin MenAfriVac, mis au point par l’OMS et PATH, plus de 260 millions de personnes vivant dans les pays africains touchés par la maladie avaient été vaccinées. Le Ghana et le Soudan ont été les deux premiers pays à intégrer le MenAfriVac dans leur calendrier de vaccination systématique en 2016.

Les oreillons sont une maladie très contagieuse due à un virus provoquant un œdème douloureux du visage sous les oreilles (au niveau des glandes parotides), de la fièvre, des céphalées et des myalgies. Fin 2016, 121 pays avaient introduit le vaccin anti-ourlien à l’échelle nationale. Dans 3 de ces pays, le vaccin n’a été introduit que sur une partie du territoire.

Les infections à pneumocoque se manifestent par la pneumonie, la méningite, la bactériémie fébrile, ainsi que par l’otite moyenne, la sinusite ou la bronchite. Fin 2016, le vaccin antipneumococcique avait été introduit dans 134 pays et la couverture mondiale devait atteindre 42%.

La poliomyélite est une maladie virale très contagieuse pouvant provoquer une paralysie irréversible. En 2016, les 3 doses du vaccin antipoliomyélitique étaient administrées à 85% des nourrissons dans le monde. La poliomyélite, dont on vise l’éradication mondiale, a été éliminée dans tous les pays sauf l’Afghanistan, le Nigéria et le Pakistan. Des pays exempts de poliomyélite ont été infectés par des virus importés, et tous les pays – surtout ceux en proie à des conflits ou à une instabilité – restent exposés au risque tant que la maladie n’aura pas été pleinement éradiquée.

Les rotavirus sont, dans le monde entier, la cause la plus fréquente d’affection diarrhéique sévère du jeune enfant. Fin 2016, 90 pays avaient introduit le vaccin contre le rotavirus. Dans 6 de ces pays, le vaccin n’a été introduit que sur une partie du territoire. La couverture mondiale devait atteindre 25%.

La rubéole est une maladie virale en général bénigne chez l’enfant mais l’infection en début de grossesse peut provoquer la mort du fœtus ou le syndrome de rubéole congénitale susceptible d’entraîner des anomalies cérébrales, cardiaques, oculaires et auriculaires. Fin 2016, 152 pays avaient introduit à l’échelle nationale le vaccin contre la rubéole, la couverture mondiale étant estimée à 47%.

Le tétanos est dû à une bactérie qui se développe en l’absence d’oxygène, c’est-à-dire dans des plaies sales ou dans le cordon ombilical s’il n’est pas nettoyé correctement. Les spores de C. tetani sont présentes dans l'environnement, quelle que soit la situation géographique. Cette bactérie produit une toxine pouvant entraîner de graves complications ou la mort. Fin 2016, le vaccin pour éviter le tétanos maternel ou néonatal avait été introduit dans plus de 106 pays. On estime que 84% des nouveau-nés étaient protégés grâce à cette vaccination. Le tétanos maternel et néonatal subsiste en tant que problème de santé publique dans 18 pays, principalement en Afrique et en Asie.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique aiguë transmise par des moustiques infectés. En 2016, le vaccin antiamaril faisait partie des programmes de vaccination systématique du nourrisson dans 35 des 42 pays ou territoires exposés au risque en Afrique et dans les Amériques. La couverture vaccinale dans ces 42 pays ou territoires atteint 45%.

Principaux défis

On estime qu’en 2016, 19,5 millions de nourrissons dans le monde n’étaient pas couverts par les services de vaccination systématique, comme l’administration de 3 doses de DTC (DTC3). Environ 60% de ces enfants vivent dans 10 pays: Angola, Éthiopie, Inde, Indonésie, Iraq, Nigéria, Pakistan, Philippines, République démocratique du Congo et Ukraine.

Le suivi des données au niveau infranational est essentiel pour aider les pays à établir les priorités et à adapter les stratégies de vaccination et les plans opérationnels afin de combler les lacunes de la vaccination et d’administrer à chaque personne les vaccins vitaux.

Action de l’OMS

L’OMS collabore avec les pays et les partenaires pour améliorer la couverture mondiale de la vaccination, notamment avec les initiatives décidées par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2012.

Le Plan d’action mondial pour les vaccins

Le Plan d’action mondial pour les vaccins est une feuille de route pour éviter des millions de morts grâce à un accès plus équitable à la vaccination d’ici 2020. À l’heure actuelle, les progrès accomplis sont insuffisants pour atteindre les cibles du Plan d’action mondial pour les vaccins.

En mai 2017, les ministres de la santé de 194 pays ont approuvé une nouvelle résolution qui vise à intensifier la vaccination pour atteindre les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins. Cette résolution enjoint aux pays de renforcer la gouvernance et le leadership des programmes nationaux de vaccination et d’améliorer les systèmes de suivi et de surveillance pour veiller à ce que les politiques et les décisions programmatiques soient orientées par des données actualisées dans l’optique d’optimiser les performances et l’impact de la vaccination.

Elle demande également aux pays d’étendre les services de vaccination au-delà de la petite enfance, de mobiliser des financements nationaux et de renforcer la coopération internationale pour remplir les objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins.

Elle prie le Secrétariat de l’OMS de continuer à soutenir les pays pour qu’ils parviennent à atteindre les objectifs régionaux et mondiaux en matière de vaccination. Elle recommande d’étendre les efforts de sensibilisation afin de mieux faire comprendre l’utilité des vaccins et la nécessité urgente d’atteindre les objectifs du Plan. Le Secrétariat fera rapport à l’Assemblée de la Santé en 2018, 2020 et 2022 sur les résultats obtenus par rapport aux objectifs et aux cibles du Plan.

Semaine mondiale de la vaccination

L’OMS et ses partenaires célèbrent chaque année la Semaine mondiale de la vaccination pendant la dernière semaine du mois d’avril. L’objectif est de promouvoir la vaccination afin de protéger les personnes de tout âge contre les maladies. La vaccination sauve des millions de vies et est largement reconnue comme l’une des interventions sanitaires les plus efficaces et rentables au monde.

L’objectif principal de la campagne 2017, sur le thème «les vaccins ça marche», est de sensibiliser l’opinion publique à l’importance critique de la vaccination complète tout au long de la vie, et au rôle qu’elle joue en vue d’atteindre les objectifs de développement durable.

Dans le cadre de la campagne, l’OMS et ses partenaires ont pour objectifs de:

  • souligner l’importance de la vaccination en tant que principale priorité en matière d’investissement en faveur de la santé mondiale;
  • promouvoir la compréhension des mesures nécessaires à la réalisation des objectifs du Plan d’action mondial pour les vaccins;
  • mettre en avant le rôle joué par la vaccination dans le développement durable et la sécurité sanitaire mondiale.