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Maladies à transmission vectorielle


Schistosomiase

La schistosomiase est une parasitose chronique provoquée par des vers parasites des vaisseaux sanguins (trématodes).

L’infection se produit lorsque les larves du parasite, libérées par des gastéropodes d’eau douce, pénètrent dans la peau d’une personne lorsqu’elle est en contact avec une eau infestée.

Dans l’organisme, les larves se développent et passent au stade du schistosome adulte. Ces parasites vivent dans les vaisseaux sanguins, dans lesquels les femelles pondent leurs œufs. Certains œufs sont éliminés par les matières fécales ou l’urine et le cycle de vie parasitaire se poursuit.

D’autres sont piégés dans les tissus de l’organisme, provoquant une réaction immunitaire et des lésions évolutives dans les organes et les vaisseaux sanguins.

En 2012, plus de 42,1 millions de personnes ont été traitées pour des cas de schistosomiase.

On trouve cette maladie dans les zones tropicales et subtropicales de 78 pays, pour la plupart en Afrique. Le risque d’infection est lié à l’exposition à des eaux infestées lors d’activités agricoles, domestiques ou de loisirs.

Les symptômes de la schistosomiase sont causés par la réaction de l’organisme aux œufs, et non par le parasite en lui-même.

La schistosomiase intestinale peut provoquer des douleurs abdominales, des diarrhées, l’apparition de sang dans les selles, l’hépatosplénomégalie, l’accumulation de liquide dans la cavité péritonéale et l’hypertension dans les vaisseaux sanguins de l’abdomen.

La schistosomiase urogénitale entraîne l’apparition de sang dans les urines, des lésions et une fibrose de la vessie, de l’urètre et des organes génitaux, des lésions rénales et parfois un cancer de la vessie. Elle peut également rendre stérile.

Chez l’enfant, elle peut causer une anémie, un retard de croissance et une diminution des capacités d’apprentissage.

La lutte contre la schistosomiase repose sur le traitement régulier à grande échelle des groupes de population à risque, l’accès à l’eau potable, l’amélioration de l’assainissement, l’éducation sanitaire et la lutte contre les gastéropodes.

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