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Maladies à transmission vectorielle


Filariose lymphatique

La filariose lymphatique, communément appelée éléphantiasis, se produit lorsque les parasites filaires responsables de la maladie sont transmis à l’homme par des moustiques.

Cette maladie est transmise par différents types de moustiques, dont ceux des genres Culex, largement répandus dans les zones urbaines et semi-urbaines; Anopheles, essentiellement présents dans les zones rurales; et Aedes, que l’on trouve principalement dans les îles du Pacifique et dans certaines régions des Philippines.

Elle est également transmise par trois types de parasites (Wuchereria bancrofti, qui est responsable de 90% des cas, Brugia malayi et B. timori

Des vers parasitaires microscopiques logent dans le système lymphatique et perturbent le système immunitaire. Ils ont une longévité de six à huit ans et, au cours de leur vie, produisent des millions de microfilaires (petites larves) qui circulent dans le sang.

Plus de 120 millions de personnes sont actuellement infectées par la filariose lymphatique, et environ 40 millions d’entre elles souffrent de difformités et sont handicapées par la maladie. Plus de 25 millions d’hommes sont atteints de lésions génitales dues à la filariose lymphatique et plus de 15 millions de personnes souffrent de lymphœdèmes.

La majorité des infections sont asymptomatiques, mais causent des dommages silencieux aux systèmes lymphatique et rénal, et altèrent le système immunitaire de l’organisme. Le lymphœdème chronique (gonflement des tissus) s’accompagne souvent d’inflammations aiguës localisées au niveau de la peau, des ganglions et des vaisseaux lymphatiques.

Approximativement 65% des personnes infectées vivent dans la Région OMS de l’Asie du Sud-Est, 30% dans la Région africaine de l'OMS et le reste dans d’autres zones tropicales.

Le schéma thérapeutique recommandé pour éliminer les parasites du système sanguin consiste en l’administration d’une dose unique d’albendazole, associée soit à du diéthylcarbamazine, soit à de l’ivermectine. On peut interrompre le cycle de transmission en traitant pendant 5 ans au moins 65% de la population à risque.

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