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Maladies à transmission vectorielle


Leishmaniose

La leishmaniose est provoquée par un parasite qui se transmet à l'homme par la piqûre de phlébotomes femelles infectés.

Elle se décline en trois formes principales: viscérale (également appelée kala azar, c’est la forme la plus grave de la maladie), cutanée (la plus courante) et cutanéomuqueuse.

Pendant les 10 dernières années, la maladie s’est considérablement propagée. On estime à 1,3 million le nombre des nouveaux cas et à 300 000 celui des décès imputables à la maladie, chaque année.

La leishmaniose sévit dans les Amériques, en Asie du Sud-Est, en Afrique de l’Est, en Asie de l’Ouest, en Asie centrale et dans la région de la Méditerranée. La maladie touche les populations les plus pauvres dans les communautés; elle est associée à la malnutrition, aux déplacements de population, aux mauvaises conditions de logement, aux systèmes immunitaires fragilisés et au manque de ressources.

Sa propagation est liée aux migrations et à certaines modifications de l’environnement, comme la déforestation, la construction de barrages, les systèmes d'irrigation et l'urbanisation.

Selon le type de leishmaniose, le sujet infecté peut présenter les symptômes suivants: fièvre, perte de poids, hépatosplénomégalie (augmentation simultanée du volume du foie et de la rate), anémie, éruptions et ulcères cutanés.

La leishmaniose est une maladie traitable dont on peut guérir. Un diagnostic et un traitement précoces peuvent permettre de réduire le développement de la maladie et d’éviter les incapacités et la mort.

Une panoplie de stratégies d’intervention doit être mobilisée pour prévenir et combattre la leishmaniose, notamment le contrôle des phlébotomes et de leurs hôtes animaux (y compris les chiens et les bovins), l’amélioration des conditions de vie et la protection des personnes contre les morsures de phlébotomes.

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