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Maladies à transmission vectorielle


Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

La fièvre hémorragique de Crimée-Congo est une maladie virale transmise par les tiques qui a un taux de létalité de 30%.

Le virus se transmet à l’être humain soit par les morsures de tiques, soit par contact avec du sang ou des tissus d’animaux infectés (bovins, chèvres, moutons et autruches).

La transmission interhumaine peut survenir à la suite d’un contact direct avec du sang, des organes ou d’autres liquides biologiques de sujets infectés.

Le virus se trouve en Afrique, dans les Balkans et en Asie.

L’apparition des symptômes est brutale, avec de la fièvre, des douleurs musculaires, des vertiges, une raideur et des douleurs de la nuque, des dorsalgies, des céphalées, une sensibilité des yeux et une sensation de gêne provoquée par la lumière.

Ces symptômes peuvent rapidement s’accompagner de nausées, de vomissements, de diarrhées, de douleurs abdominales et de maux de gorge, puis de brutales sautes d’humeur et d’un état de confusion. Parmi les autres signes cliniques, on peut citer l’accélération du rythme cardiaque, l’apparition d’éruptions cutanées, la tuméfaction des ganglions, et des insuffisances hépatiques et rénales.

Plus d’un tiers des personnes infectées meurent pendant la deuxième semaine de maladie.

La principale approche thérapeutique pour la fièvre hémorragique de Crimée Congo consiste à traiter les symptômes. La ribavarine, un antiviral, a produit de bons résultats.

Il n’existe actuellement aucun vaccin largement répandu à l’usage de l’homme qui soit sûr et efficace.

Le meilleur moyen de réduire l’infection humaine est de maîtriser les infestations par les tiques et de prévenir les piqûres. Il est recommandé aux personnes manipulant des animaux pendant l’abattage ou la découpe de porter des vêtements de protection, et de traiter les animaux avec des pesticides deux semaines avant l’abattage.

Les agents de santé devraient suivre les recommandations de l’OMS en matière de lutte contre l’infection lorsqu’ils soignent des personnes qui présentent des signes de fièvre hémorragique de Crimée-Congo.

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