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Alors que le SRAS suscite toujours des inquiètudes, l’OMS demande de vacciner les groupes à haut risque contre la grippe

L'Organisation mondiale de la Santé a demandé aujourd’hui de vacciner d’urgence les groupes exposés à un risque élevé de contracter la grippe : personnes âgées, sujets immunodéprimés et patients atteints de maladies chroniques. L’OMS demande également un renforcement de la couverture vaccinale pour les agents de santé en contact fréquent avec ces groupes vulnérables.

Ces recommandations visent en particulier à réduire, dans les groupes à haut risque, le nombre de cas - important au demeurant - où la grippe conduit à une pneumonie sévère ou à une autre pathologie grave en raison d’une affection chronique pré-existante. En outre, la diminution du nombre des cas de pneumonie pourrait réduire le risque de poser des diagnostics erronés en confondant grippe et SRAS.

En raison des stocks de vaccins limités, il faut établir des priorités. Pour cette raison, l’OMS recommande de vacciner en priorité les personnes âgées, les patients souffrant de maladies chroniques et d’autres encore, parmi lesquels les agents de santé en contact fréquent avec les groupes à haut risque.

On observe chaque hiver de nombreuses pathologies respiratoires, mais la grippe est l’une des plus graves. En général, elle touche 10 à 20 % de la population au cours des épidémies saisonnières, ce qui donne entre 3 et 5 millions de cas graves et 250 000 à 500 000 décès par an dans le monde. Le vaccin antigrippal est sûr, efficace et, s’il est vrai que certains sujets vaccinés contractent une grippe atténuée, il les protège de la complication la plus dangereuse de cette maladie, la pneumonie.

Si les chaînes de transmission humaine du SRAS ont bien été interrompues, de nombreux spécialistes s’inquiètent de la possibilité que cette maladie soit saisonnière et réapparaisse dans les prochains mois, un an environ après sa première apparition en Chine.

Le vaccin antigrippal ne confère de protection ni contre d’autres maladies respiratoires ni, surtout, contre le SRAS. En revanche, une couverture vaccinale élevée pourrait réduire le nombre de cas de pneumonies entraînant des suspicions de SRAS.

Les cas suspects de SRAS peuvent occasionner des perturbations considérables dans les systèmes de santé et obliger à prendre des mesures de précaution et à mener des enquêtes coûteuses. La diminution du nombre des cas de pneumonie par la vaccination antigrippale permettrait aussi d’identifier plus rapidement une véritable flambée épidémique de SRAS, s’il devait réapparaître. Le dépistage précoce est essentiel pour contenir cette maladie.

Malgré son importance, le vaccin antigrippal n’est toujours pas suffisamment utilisé. On estime à un milliard le nombre de personnes dans le monde exposées à un risque grave, mais la vaccination ne couvre que 250 millions d’entre elles chaque année, principalement dans les pays industrialisés. La couverture des agents de santé est également insuffisante dans la plupart des pays.

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