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Lutte contre la maladie dans le monde: surveillance et action

Les commentaires sur la surveillance mondiale des maladies attribués à des membres du personnel de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) par un journaliste du Washington Post (dans un article publié le 5 novembre 2003) ne représentent pas l’avis de l’Organisation. L’OMS :

  • se félicite des efforts déployés par les autorités nationales pour renforcer la surveillance des maladies. Dans le cas du SRAS, comme pour les autres menaces mondiales pour la santé publique, la détection précoce des flambées est essentielle pour limiter la propagation. Les maladies ne connaissent pas les frontières, aussi le renforcement des systèmes nationaux ou régionaux de surveillance contribue-t-il à une meilleure préparation à l’échelle mondiale. L’OMS encourage tous les Etats Membres à renforcer leurs capacités nationales et à contribuer à la coopération technique internationale en matière d’alerte et action. Les investissements dans les moyens de surveillance et d’intervention – en particulier en première ligne de l’action de santé publique – renforceront nos défenses contre les flambées de maladies ;
  • a mis en place et rendu opérationnel un système mondial d’alerte et action qui a pour but d’identifier rapidement et de vérifier les événements et d’offrir un cadre pour la coordination de l’action internationale en cas d’épidémie. Ce système mondial repose sur un partenariat technique avec les institutions des pays du G8 et d’autres Etats Membres et constitue le prolongement opérationnel du Règlement sanitaire international actuellement en révision ;
  • reconnaît pleinement l’aide que peuvent apporter l’ensemble des pays à l’OMS, et notamment les Etats-Unis d’Amérique et les autres pays du G8 en ce qui concerne la surveillance des maladies et de la lutte contre celles-ci. C’est grâce à leur concours que le Réseau mondial d’Alerte et Action en cas d’Epidémie est prêt à faire face aux situations d’urgence. Ainsi, lors des flambées de SRAS survenues au printemps, les Centers for Disease Control and Prevention (Department of Health and Human Services) des Etats-Unis d’Amérique ont fourni la moitié de l’assistance technique déployée sur le terrain ;
  • répondant aux préoccupations des Etats Membres au sujet du bioterrorisme, collabore avec les pays pour faire en sorte que les moyens nécessaires à une riposte soient en place. Il s’agit de veiller à ce que le personnel essentiel en cas d’intervention bénéficie d’un appui et d’une protection suffisante pour pouvoir effectuer son travail en toute sécurité. Ainsi, à l’OMS, un petit nombre d’intervenants de première ligne ont-ils été vaccinés contre la variole ;
  • s’emploie à mobiliser tous les donateurs potentiels afin qu’ils maintiennent ou accroissent leur contribution en faveur de la sécurité sanitaire mondiale. Cela est essentiel pour renforcer les capacités de détection des flambées et y faire face. Investir dans la surveillance et la riposte au niveau international, c’est investir en même temps dans la sécurité sanitaire nationale.
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Ms Christine McNab
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